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Oct.-Nov.-Déc. 2010

Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Dieu vient à notre secours

Mgr Gérard Mulumba Kalemba, évêque de

Mweka en RDC. Voici un résumé de ce qu’il

nous a dit:

“Depuis quelques années je recevais le jour-

nal Vers Demain. Je voyais le côté religieux. Je

n’avais jamais deviné l’autre aspect: le Crédit

Social. … Et j’ai vu Mgr Bernard et je lui ai de-

mandé le livre «Sous le Signe de l’Abondan-

ce». J’ai commencé à le lire avant de quitter

le Congo et je l’ai lu le long du voyage. Donc,

j’avais lu tout le livre quand les enseignements

ont commencé ici, j’étais pratiquement infor-

mé de tout ce qu’on allait voir.

Quelque chose que je n’avais jamais vu,

imaginer: le problème de l’endettement de

nos pays qui nous asphyxie et qu’il y a une

explication à cet endettement. Incroyable !

Même la pauvreté dans notre pays, dans nos

pays peut s’expliquer d’une certaine manière.

Cela je l’ai compris à partir du système révélé

par Clifford Douglas, par Louis Even. Et c’est

une très grande joie qui m’habite depuis que

j’ai commencé à lire le livre de Louis Even. Lors

de mon voyage pour venir au Canada, je ne

faisais que lire pour terminer la lecture du livre

avant d’arriver.

Quand je suis arrivé, quand les enseigne-

ments ont commencé, je me retrouvais parce

que ce livre parle de tout ce que l’on a vu. Et j’ai

été étonné de la clarté par laquelle procédait

notre professeur, Alain Pilote. Tout devenait

clair et je devenais de plus en plus convaincu

que j’ai compris quelque chose, le Crédit Social.

Et ça, c’est une arme terrible… Elle va réussir

parce qu’elle ne vient pas des hommes mais

elle vient de Dieu. C’est certainement Dieu qui

a vu les misères de son peuple comme il avait

vu les misères et l‘esclavage de son peuple en

Égypte. Il a dit: «J’ai vu la misère de mon peu-

ple, je viens à son secours.» Cela prendra le

temps qu’il faudra.”

Une atmosphère de fraternité

Mgr Gérard Mulumba Kalemba dit encore:

Le temps que je viens de passer chez-vous

m’a déjà fait voir une atmosphère de frater-

nité, de solidarité, dont parle le Crédit Social,

qui devra régner et finira par régner partout

où cette expérience pourra se réaliser. Déjà

cela témoigne que ce sera possible et que ce le

sera certainement. Je ne peux qu’encourager

ceux qui d’abord sont engagés en per-

manence dans cette oeuvre, qui sont là

à temps plein.

Je vous encourage beaucoup. Vous

avez fait certaines luttes toute votre vie

sans certainement voir le bout du tun-

nel. Mais le bout du tunnel est là, si on

ne le voit pas encore, nous le verrons. Il

faut que le feu prenne un peu partout

et que le monde entier soit pris dans ce

feu.

Tant qu’à nous, nous allons nous re-

trouver chez-nous. Nous allons essayer de

nous concerter pour voir de quelle ma-

nière nous pouvons démarrer, au niveau

local peut-être, au niveau provincial et au

niveau national. Nous allons certainement

voir comment nous pourrions insérer le

Crédit Social dans ce que nous aurons

à préparer pour présenter aux évêques

de notre pays. Nous pourrions envisager

l’éducation, la formation du peuple dans

lemême sens. Nous verrons et nous comp-

tons sur vos prières.”

Mgr Gérard Mulumba Kalemba

Le Crédit Social est une grande lumière pour les prélats africains

Le Crédit Social nous unit

Mgr Valentin MASENGO NKINDA,

évêque du diocèse de Kabinda, de la

province du Kasaï, République démo-

cratique du Congo, au niveau de la

Conférence épiscopale du Congo, il est

président pour les affaires juridiques. Il

nous a dit:

“Une grande joie pour nous, lors de

la Conférence épiscopale du Congo, à

Kinshasa, il y avait un membre du grou-

pe des Pèlerins de saint Michel, c’était

Marcel Lefebvre. L’arrivée ici et avec tout

ce que nous avons eu comme conféren-

ces, nous avons finalement compris de

quoi il s’agissait. Dans un pays de sous-

développement comme le nôtre le Cré-

dit Social nous attire. On voudrait savoir

qu’est-ce qui se fait et comment cela

pourrait aider notre population. Pour

moi, personnellement, j’ai compris le

Crédit Social en arrivant ici et avec les

explications qu’on nous a données, et

ce problème qui est réel de la dette insolvable

que nous connaissons tous comme Africains et

que connaissent aussi les autres pays.

Mais, dans notre pays, la dette pèse encore

plus à cause de la misère du peuple. Il y a quel-

que chose de sérieux, ici. L’enseignement que

nous avons reçu ici nous a ouvert l’esprit. Avec

le verbe de M. Alain Pilote nous avons réussi

à comprendre, à saisir. Moi, je pense que ce

n’est pas un hasard que nous avons été invi-

tés ici, c’est la main de Dieu qui guide tout.

Je demande aux membres des Pèlerins de

saint Michel de croire que si vous venez dans

mon diocèse, j’aurai les bras ouverts. Je suis

aujourd’hui plus que jamais convaincu qu’il

s’agit d’un combat juste pour le peuple de Dieu

spécialement pour nous, les rejetés de la terre.”

Il y a quatre millions de Congolais qui sont

morts dernièrement dans un conflit qui venait

d’un peu partout, probablement à cause de

la richesse de notre pays. Mais nous-mêmes

nous étions innocents dans tout cela… Nous

sommes tombés victimes parce qu’on avait

peut-être voulu s’aligner sur une idéologie

qui, à mon avis, ne semble pas être ni congo-

laise, ni africaine. Et je peux en ce moment dire

avec Alain Paton: «Pleure oh ! mon pays bien-

aimé !»

L’affaire de l’endettement de mon pays, de

nos pays africains, fait aussi que les Africains,

nous nous rassemblons et nous nous ressem-

blons. Et s’il y a un combat qu’il faut livrer, je

crois que les Africains seront aussi prêts à en-

gager ce combat pour le bien, le combat pour

le Crédit Social. En entendant mes frères afri-

cains, je crois que le Crédit Social nous unit et

nous engage de la même façon pour dire qu’il

y a un combat à engager et qu’il faut l’engager

le plus tôt possible… Nous souhaitons que le

Crédit Social puisse prendre de l’envol et que

quelque chose puisse bouger pour la gloire de

Dieu et le salut du monde.”

Mgr Valentin MASENGO NKINDA

Mgr Valentin MASENGA et Mgr Gérard MULUMBA

Une Église de fidèles militants

Mgr Thomas Kaboré, de Burkina Faso,

président de la Commission Justice et Paix:

“Je suis venu ici surtout à cause de Mgr Ba-

sile. Nous avons découvert ici une Église de fi-

dèles militants pour l’avènement du Règne de

Dieu. Ce qui m’a frappé c’est le thème: «Du

pain pour tous et l’économie au service de

l’homme». Ce que j’ai découvert surtout: com-

ment les banques volent aux États leur rôle de

fabriquer la monnaie. C’est donc une décou-

verte pour moi.

La fonction régalienne du pays c’est de

faire sa monnaie pour les besoins du pays.

Et si on avait cette possibilité, cela chan-

gerait dans le pays. Là, le pays serait vrai-

ment souverain et pourrait se développer.

Surtout quand on voit que l’argent se fabri-

que si simplement même par des écritures,

avec la confiance bien sûr dans ces échan-

ges. C’est vraiment une perspective intéres-

sante. Nous vivons dans une situation, une

fausseté.”

Mgr Thomas Kaboré

“Je connais deux moyens

bien sûrs pour devenir pauvre:

c’est de travailler le dimanche

et de prendre le bien d’autrui”

(Curé d’Ars).