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Mars-Avril 2010

Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

plutôt diminué qu’augmenté avec la diminution

des heures d’ouvrage, et les dividendes à tous se-

raient considérables. Avec satisfaction pour tout

le monde, puisque la somme des deux distribue-

rait sans heurt toute la production répondant à des

besoins. Au lieu de cela, parce qu’on a méconnu

le capital social et le droit de tous à un dividende

social, les producteurs, salariés et capitalistes, ont

passé de conflits en conflits, finissant toujours par

une hausse de leurs rémunérations respectives,

incorporant dans leurs salaires et leurs profits ce

qui aurait dû légitimement être distribué en di-

videndes à tous. Ce vol — car c’en est un — ce

vol des dividendes dus à tous, le leur y compris,

transforme en prix ce qui devrait être gratuités.

Source d’inflation croissante qui ne satisfait per-

sonne, pas même les voleurs, encore moins les

volés.

Bien d’autres vices du système financier ac­

tuel seraient corrigés graduellement, et très vite,

par une économie de dividendes à tous. Men­

tionnons seulement la concentration actuelle des

grands moyens de production entre quelques

mains, engendrant les industries mastodontes

qui entassent les populations dans les villes, qui

brisent la vie de famille, qui créent des équipes

de nuit comme de jour, de dimanches comme de

jours ouvrables alors que tant de machines sont

au service de l’homme, qui énervent, robotisent

et dépersonnalisent les masses ouvrières, et quoi

encore ! Le dividende à tous contribuerait à libé-

rer les esclaves de ce système, à leur permettre

d’envisager eux-mêmes la formation d’entrepri-

ses à taille d’hommes, à assainir le progrès et en

faire un serviteur au lieu d’un ogre.

L’établissement d’une économie de dividen­

des nécessiterait d’ailleurs une élimination des vi-

ces mortels du système financier actuel, favorisant

l’éclosion d’un climat économique nouveau, plus

propice aux bonnes relations des hommes entre

eux.

Les riches

Les riches devraient-ils, eux aussi, toucher

un dividende social ? Certainement, puisque eux

aussi sont, au même titre que tout le monde, co-

propriétaires, cohéritiers du capital social.

Évidemment, le dividende à tous ferait sur­

tout du bien aux pauvres, comme le comprenait

fort bien le curé Lavergne, car ce qui peut n’être

qu’une miette pour le riche est tout un pain pour

le pauvre.

Mais nous ajouterons que le fait de toucher

le même dividende social que le pauvre pourrait

faire beaucoup de bien au riche, en l’amenant à

rectifier des erreurs de jugement bien coutumiè-

res chez ces messieurs — autre genre de pauvreté

que la richesse en piastres risque d’agraver.

Disons, pour faire comprendre ce point, que

le dividende à tous soit de 1000 $ par mois, donc

de 12 000 $ par année, et que monsieur Dupont,

lui, tire de ses gros placements des dividendes in-

dustriels se totalisent à cent fois ce montant, soit

1 200 000 $ par année.

Eh bien, même regorgeant de revenus per­

sonnels considérables, notre Dupont recevrait

chaque mois la même gratuité, fort dérisoire pour

lui, que son voisin pauvre. Avant cela, monsieur

Dupont n’hésitait probablement pas à s’attribuer

tout le mérite de ses gains: «J’ai bien réussi dans

ma vie, pouvait-il muser. J’ai gagné. J’ai habile-

ment placé mes gains. Je ne dois qu’à moi-même

la fortune dont je jouis et que je saurai faire pro-

duire encore plus.» Monsieur Dupont pouvait

complètement oublier la part de ses acquisitions

redevable d’abord à l’existence préalable de sour-

ces de richesse créées par Dieu lui-même, puis

à des procédés de production perfectionnés par

des devanciers et transmis jusqu’à sa génération

sans aucun mérite de sa part.

Mais si notre monsieur Dupont, riche en pias­

tres, n’est pas devenu complètement indigent en

capacité de réflexion, la réception du petit 1 000 $

par mois pourra susciter une note nouvelle dans

son hymne à sa fortune: Ce 1 000 $, pourra-t-il

être amené à se dire, je ne l’ai pas gagné plus que

n’importe quel autre membre de la communau-

té. C’est pour moi, comme pour le pauvre Bap-

tiste du fond de cour là-bas, un cadeau de Dieu,

un héritage du passé auquel je n’ai aucunement

contribué. Au fait, et je n’y avais pas pensé, n’y

a-t-il pas bien autre chose que mes propres mé-

rites dans le magot annuel de 1 200 000 $ dont je

suis gratifié? Qu’en aurais-je s’il n’y avait pas eu

d’abord des richesses naturelles créées par Dieu

pour tous? Et s’il n’y avait pas une société établie

et ordonnée pour permettre la division du travail,

et des compétences acquises par d’autres pour

faire fructifier mes placements?»

C’est toute une conversion sociale que ce pe-

tit dividende peut amorcer chez monsieur Dupont,

alors que son magot annuel cent fois plus consi-

dérable était en train de faire de lui un aveugle

social et un égoïste n’ayant même pas conscience

du déboussolement de sa vie.

Touche de christianisme

Comme quoi, le dividende social comporte

un certain caractère sacré, par le soulagement

matériel qu’il apporte au pauvre et par l’étincelle

de réflexion salutaire qu’il peut provoquer dans la

tête du riche.

De toute façon, ce dividende, le même pour

tous pour la tranche de production qu’il représen-

te, sans distinction de rang social ou de fortune

acquise ou de statut dans la vie économique, ne

vous fait-il pas un peu l’effet d’une table com-

mune autour de laquelle tous sont assis comme

des frères, pour recevoir avec actions de grâces

une gratuité répondant à la demande apprise du

Christ et adressée au Père Éternel:

«DONNEZ-

nous aujourd’hui notre pain quotidien»?

Louis Even

Avec le dividende

Assemblées mensuelles

St-Georges de Beauce

Le 2e dimanche de chaque mois

11 avril. 9 mai. 13 juin

Eglise Notre-Dame de l’Assomption

1.30 hre p.m.: heure d’adoration

2.30 hres: assemblée

Salle d’Accueil attenante à l’église

Tél.: 418 228-2867

Val d’Or

Le 2e dimanche de chaque mois

11 avril. 9 mai,. 13 juin

1.30 heure p.m., heure d’adoration

et assemblée chez Gérard Fugère

1059 5e Avenue. Tél.: 819 824-4870

Chicoutimi-Jonquière

Le 1er dimanche de chaque mois

7 mars. 4 avril. 2 mai

1.30 hre p.m., pour l’endroit, téléphonez

chez M. Mme Léonard Murphy

Tél.: 418 698-7051. Tous invités

Sherbrooke

Le 3e dimanche de chaque mois

18 avril. 16 mai. 20 juin

1.30 hre p.m., Cathédrale St-Michel

Salle Mgr Paul Larocque,

90 rue Ozias Leduc

Invitation spéciale

Gens de Montréal et de Laval

Vous êtes invités à la

réunion

Du 2e dimanche de chaque mois

14 mars. 11 avril. 9 mai

1.30 hre p.m.: heure d’adoration

2.30 heures p.m.: Réunion

Eglise St-Bernardin

7979 8e Avenue, Ville Saint-Michel

Pour informations:

tél. 514-856-

5714

Lumineuses conférences

Sur les problèmes du monde actuel

Maison de l’Immaculée,

Rougemont

Chaque mois, aux dates suivantes

28 mars. 25 avril. 23 mai

10 heures a.m.: Ouverture. Chapelet

Rapports des apôtres revenant de mission

Midi: dîner dans le réfectoire de la Maison

de l’Immaculée, chacun apporte ses

provisions.

1.30 à 4.30 heures p.m. Conférences

3.30 hres p.m. Confessions

5.00 hres p.m. Sainte Messe

6.15 hres p.m. souper avec ses provisions

Aux réunions de Vers Demain, tous

se présentent modestement vêtus.

Les dames en robe attachée au cou,

à manches dépassant le coude et à

jupe couvrant les genoux. Messieurs

et dames en shorts ne sont pas admis.

(suite de la page 8)