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Mars-Avril 2010

Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Mgr Odon Marie Arsène Razanakolona, Arche-

vêque d’Antananarivo, Magadascar, est venu à

notre semaine d’étude précédant notre congrès

2009. Il nous a dit:

“Je vous remercie pour l’invitation qui m’a été

faite depuis l’année dernière. … vous m’avez pris

au mot, maintenant je suis là. Merci infiniment. De

l’œuvre de ce Vers Demain j’en ai entendu parler

beaucoup. En bien comme en mal. J’ai tenu à venir

ici pour voir, pour entendre, et c’est pourquoi vous

m’avez vu m’asseoir là pour écouter, du début jus-

qu’à la fin, qu’est-ce que c’est que ce Crédit Social,

dont on parle beaucoup au point de vue social.

Alors quand je suis venu ici, je me suis aperçu qu’il

y avait un certain nombre d’évêques, et le nombre

a augmenté avec deux autres, et nous avons eu

le sommet avec Son Eminence (le Cardinal Agré),

nous étions vraiment très honoré de sa présence.

D’après ce qu’avait mentionné le Père Julien, le

travail qu’il avait fait m’avait impressionné, surtout

au départ. C’est mon prédécesseur le Cardinal Ar-

mand Gaétan qui m’en avait parlé, et il en avait

dit beaucoup de bien. J’ai dit: «laissez-moi voir, et

j’ai pu voir, dans mes visites pastorales, comment

les gens se sont mis en avant pour se défendre. Et

c’est là, la capacité des gens à se prendre en mains,

à se défendre surtout. C’est une question de vie ou

de mort pour un certain nombre. Alors, la façon

dont ils ont pris en main leur vie, vraiment nous

pose des questions, et nous porte en admiration

pour ces gens-là. Avec peu de choses, ils arrivent

à survivre, avec des enfants. Parfois, ils dorment

dans la rue. Eh bien, c’est ce que le Père aurait dû

vous dire, c’est que parmi ces pauvres-là, il y en a

qui n’avait pas de maison pour dormir. Mais étant

entré dans le système Tsinjo-aina, ils ont pu créer

leur maison et travailler dans leur maison.

Un autre prêtre, un Père Lazariste qui est très fa-

meux à Madagascar, c’est le Père Pedro. Lui, il s’est

mis avec les gens des ordures, petit à petit, il s’est

mis à travailler à sensibiliser ces gens-là. Mainte-

nant, il a plusieurs cités dans la ville de Tananarive,

pour recueillir les enfants des rues, pour recueillir

les personnes sans-abri. Ils sont en association, ils

sont arrivés à construire leurs maisons et c’est énor-

me... Ces gens-là sont dans une carrière de pierres

et c’est là qu’ils travaillent pour avoir leur bol de riz

et leur maison. ... Et ce sont eux qui construisent

leur maison. Une personne est fière de ce qu’elle

fait. Et c’est cela la dignité de la personne, ce sont

ses mains. On peut toujours faire quelque chose

avec ce que le Seigneur nous donne. Eh bien, ces

pauvres, ces démunis sont arrivés à construire une

cité énorme.

“Le Père Julien m’a parlé du Crédit Social et il

m’a mis sur la liste pour venir à Rougemont. Je suis

donc venu pour me renseigner.

Il y a des perspectives qui doivent nous moti-

ver pour aller de l’avant. Je pense, comme il a été

dit ici: «Vous ne pouvez pas prêcher à des ventres

creux. Il faut mettre quelque chose dedans pour

qu’ils puissent après avoir le courage de vous écou-

ter» ... Le Crédit Social va renforcer ce que nos pré-

décesseurs ont commencé. À présent, je vais savoir

où me mettre les pieds parce que je ne savais pas

grand-chose avant à ce sujet.”

M. Renaud Laillier, de Toulon,

France en Côte d’Ivoire

Au congrès, M. Laillier nous a parlé de son apos-

tolat en Côte d’Ivoire:

“Monexpérien-

ce en Côte d’Ivoire

a été tout à fait fé-

conde, tout à fait

positive. Je rends

un hommage par-

ticulier à M. Mar-

cel Lefebvre, car

le travail, qu’il a

fait pendant trois

mois, a germé. Il

y en a des traces

réelles;

notam-

ment par la mise

en place d’une

coordination pour

le Crédit Social qui

devrait prendre de l’ampleur. Et cette organisation

première du Crédit Social en Côte d’Ivoire est d’une

importance considérable, non seulement pour la

Côte d’Ivoire, mais pour tout l’ensemble de l’Ouest

africain, car tout ce qui se passe, en Côte d’Ivoire,

a une résonance très forte dans les autres pays voi-

sins de l’Ouest africain.

“Donc c’est très important que tous les échos

qu’on peut avoir en Côte d’Ivoire sur le Crédit So-

cial, résonnent très fortement dans les régions voi-

sines. Et je crois qu’il ne faut pas lâcher l’effort qui

a été entrepris jusqu’à maintenant, pour continuer

cette marche du Crédit Social, parce que les condi-

tions sont très difficiles, la pauvreté est partout,

on le sait. Les premiers pas du Crédit Social sont

déterminants. J’ai eu environ vingt-cinq réunions

très importantes avec différentes associations.»

— Renaud Laillier, Toulon, France

Père Georges-Marie Angoran

“C’est au coeur de cette crise économique,

que nous avons fait connaissance du Crédit Social.

Je suis allé rencontrer M. Marcel Lefebvre qui était

à la paroisse Saint-François Xavier d’Abobo, dont le

curé est l’abbé Patrice Savadogo. Nous avons passé

une heure et demie ensemble. C’est M. Marcel Le-

febvre qui parlait et moi j’accueillais sa parole. Et

mon coeur se réjouissait, parce que c’est comme si

je savais de quoi il s’agissait depuis longtemps.

“Alors, après notre discussion, il m’a donné de

nombreux documents. Et ma petite voiture était

remplie. Je suis allé dans mon diocèse et, là-bas, j’ai

convoqué tous nos responsables diocésains, pour

leur donner de la documentation afin qu’elle soit

répartie dans toutes les paroisses. Et c’est ce qui a

été fait. J’ai voulu avec les responsables retarder

la distribution. C’est-à-dire que nous prenons un

journal que l’on médite, on le distribue le diman-

che suivant, et l’autre dimanche après, on distribue

un autre journal, un journal à la fois pour ne pas

que les gens soient mélangés. Et c’est ce qui a été

fait jusqu’à ce qu’on épuise le stock.

“Depuis 2002, la Côte d’Ivoire a vécu une guerre

dont seuls les responsables de ce pays en connais-

sent les raisons, l’origine. Les conséquences de

cette guerre sont évidemment plus tragiques que

la guerre elle-même qui n’a duré que neuf jours.

Aujourd’hui, nous ne saurions décrire ce que nous

vivons réellement, mais ceux qui ont connu ces mo-

ments difficiles de conflits dans leur pays, savent

certainement les difficultés que les Ivoiriens ont à

faire face. Et cela ne peut se faire sans la justice et

la vérité qui viennent du coeur de cette philosophie

éclairée par la Parole de Dieu.”

Père Georges-Marie Angoran

«

De l’œuvre de ce Vers Demain j’en ai entendu parler beaucoup»

«Le Crédit Social va renforcer ce que nos prédécesseurs ont commencé»

«À présent, je vais savoir où me mettre les pieds»

Mgr Odon Razanakolona

M. Sébastien Brou coordinateur national? Aimée Pascale

Dou, M. TCHIMOU Rodolphe, M. DIBY Eby François,le Se-

crétaire Général de la Coordination, M. KONGO Silvère,

M. Louis FAHE, En avant Lucie Nanon,

S.Ex

Mgr Marie-

Daniel Dadiet, archevêque de Korhogo, Abbé Martin, Vi-

caire de la paroisse St-Joseph de Yopougon dont le Père

Georges Marie Angoran est curé, Sophie Amiah Marcel

Lefebvre.

(suite en page 17)

De Mme Lucie Nénon

Mme Lucie Nénon, fait partie du groupe des Pè-

lerins de saint Michel d’Abidjan. Le Père Gustave

qui est Recteur de la Chapelle d’Adoration Saint-

Paul, à Abidjan, avait invité M. Marcel Lefebvre à

venir dans sa paroisse, pour faire une semaine de

présentation (du combat de Vers Demain). Après la

messe du midi, il y avait une séance d’information

donnée par M. Marcel Lefebvre. À tous les jours,

il y avait des fonctionnaires du gouvernement et

différentes personnes qui restaient pour enten-

dre le message du petit Pèlerin de saint Michel du

Canada. Mme Lucie Nénon et Mme Sophie Amiah

Aya étaient présentes à chaque réunion.

Ces deux Pèlerines mentionnées par l’Abbé

Patrice sont venues toutes les deux à la semaine

d’étude et à notre congrès 2009. Voici les quel-

ques paroles adressées par Mme Lucie Nénon aux

congressistes:

“Nous avons connu M. Marcel Lefebvre à la pa-

roisse de la Chapelle d’Adoration où il était venu

parler du Crédit Social. Comme je suis à ma retraite

et que j’ai beaucoup de temps, j’assistais à la mes-

se et ensuite à la réunion. M. Marcel Lefebvre nous

a parlé de l’argent social et comment régler le pro-

blème de la pauvreté. Cela nous a intéressés. Nous

sommes venus nombreux pour écouter son mes-

sage. Nous nous sommes organisés. Nous avons

créé une coordination pour pouvoir parler du Cré-

dit Social dans tous les diocèses de la Côte d’Ivoire.

Nous avons commencé par le diocèse d’Abidjan.

Nous avons l’intention de refondre la brochure des

«Dix leçons sur le Crédit Social» dans un langage

plus accessible, pour pouvoir les enseigner dans les

écoles primaires, dans les collèges et les universités

catholiques.

“Nous avons plusieurs radios nationaux catho-

liques dont deux principaux à Abidjan, une zone

très peuplée ; et à l’heure des diffusions, il y a une

grande écoute. Donc, nous avons décidé de diffu-

ser les messages de Louis Even sur les ondes de ces

radios, de traduire ces messages dans nos langues

nationales, pour que la femme de ménage et tous

puissent se les approprier. J’ai été très marquée par

l’esprit de bénévolat des Pèlerins de saint Michel

dont certains y ont donné toute leur vie. L’esprit

de sacrifice n’est pas encore tellement présent

dans notre pays. Donc, nous prions pour que, nous

aussi, nous acceptions de nous consacrer, de nous

donner pour une cause noble et juste dans notre

pays.» —

Lucie Nénon

Mme Sophie Amiah Aya a ajouté

“Nous avons décidé de faire évoluer le mes-

sage du Crédit Social dans tout le diocèse d’Abi-

djan. Il y a eu aussi un noyau à Abobo à la pa-

roisse Saint François du Père Patrice Savadogo.

Nous travaillons tous ensemble. Nous devons

cultiver l’idée du bénévolat qui n’existe pas dans

notre pays.”

Appréciations de nos semaines d’étude et développement en Afrique

V

ous voulez participer à nos missions en Afri-

que? Envoyez vos dons par Paypal ou par votre

carte bancaire sur

www.versdemain.org

ou

par chèques ou mandat de poste, par la poste à

l’adresse ci-dessous, en dessous des lignes. Une

mission des plus importantes pour sortir les pau-

vres de leur grande misère.

Institut secondaire Bx Isidore Bakanja, Kinshasa