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Mars-Avril 2010

Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Devant la position étonnante de certaines per-

sonnes au sujet de l’avortement et de l’euthana-

sie, les soussignés doivent reprendre les données

déjà formulées par les sages de l’humanité sur

ces sujets.

Nous devons citer, en premier lieu, le serment

d’Hippocrate, médecin grec né en 460 av. J.C. ser-

ment formulé comme suit:

«Je ne remettrai à personne du poison, si

on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative

d’une pareille suggestion; semblablement,

je ne remettrai à aucune femme un pessaire

abortif. Je passerai ma vie et j’exercerai mon

art dans l’innocence et la pureté.»

Ce serment d’Hippocrate a donné naissance

au SERMENT DU MÉDECIN, adopté par l’Assem-

blée générale de l’Association médicale mondiale

à Genève, en septembre 1948.

«AU MOMENT D’ÊTRE ADMIS AU SEIN DE

LA PROFESSION MÉDICALE:

JE PROMETS personnellement et solennelle-

ment de consacrer ma vie au service de l’hu-

manité.

Je donnerai à mes professeurs le respect et

la gratitude qui leur sont dus.

J’EXERCERAI ma profession consciencieuse-

ment et dignement.

LA SANTÉ DE MON PATIENT sera mon pre-

mier et principal objectif.

JE NE DIVULGUERAI PAS les secrets qui me

seront confiés.

JE MAINTIENDRAI par tous les moyens à ma

disposition, l’honneur et les nobles traditions

de la profession médicale.

MES COLLÈGUES seront mes frères.

JE NE PERMETTRAI qu’aucune considération

de religion, de nationalité, de race, de parti-

sannerie politique, ou de rang social n’inter-

vienne entre mon devoir et mon patient.

JE MAINTIENDRAI le plus scrupuleux res-

pect pour la vie humaine, dès le moment de

la conception, et même sous la menace je ne

ferai pas usage de ma science médicale dans

des buts contraires aux lois de l’humanité.

JE FAIS CES PROMESSES solennellement,

librement et sur mon honneur.»

Suit la Charte de l’enfance des Nations unies

promulguée en 1959 (entente signée par le Ca-

nada).

«Considérant que l’enfant, en raison de son

manque de maturité physique et intellectuel-

le, a besoin d’une protection spéciale et de

soins spéciaux, notamment d’une protection

juridique appropriée, avant comme après la

naissance (.....)»

«Considérant que l’humanité se doit de don-

ner à l’enfant le meilleur d’elle-même, l’As-

semblée générale:

Proclame la présente Déclaration des droits

de l’enfant afin qu’il ait une enfance heureu-

se et bénéficie, dans son intérêt comme dans

l’intérêt de la société, des droits et libertés

qui y sont énoncés.»

PRINCIPE PREMIER

L’enfant doit jouir de tous les droits énoncés

dans la présente déclaration.

Ces droits doivent être reconnus à tous les

enfants sans exception aucune, et sans dis-

tinction ou discrimination fondées sur la race,

la couleur, le sexe, la langue, la religion, les

opinions politiques ou autres, l’origine natio-

nale ou sociale, la fortune, la naissance ou sur

toute autre situation, que celle-ci s’applique à

l’enfant lui-même ou à sa famille.

PRINCIPE 4

L’enfant doit bénéficier de la sécurité sociale.

Il doit pouvoir grandir et se développer d’une

façon saine; à cette fin, une aide et une pro-

tection spéciales doivent lui être assurées ain-

si qu’à sa mère, notamment des soins préna-

tals et postnatals adéquats. L’enfant a droit à

une alimentation, à un logement, à des loisirs

et à des soins médicaux adéquats.

Nous poursuivons avec la fameuse DÉCLARA-

TION DE JÉRÔME LE JEUNE, découvreur de la

cause du mongolisme, c’est-à-dire la Trisomie 21,

déclaration en 1974, comme suit:

«A chaque instant de son développement, le

fruit de la conception est un être vivant, es-

sentiellement distinct de l’organisme vivant

maternel qui l’accueille et le nourrit.

De la fécondation à la sénescence, c’est ce

même vivant qui s’épanouit, mûrit et meurt.

Ses particularités le rendent unique et irrem-

plaçable.

De même que la médecine reste au service

de la vie finissante, de même, elle la protège

dès son commencement. Le respect absolu

dû aux patients ne dépend ni de leur âge, ni

de la maladie ou de l’infirmité qui pourrait les

accabler.

Devant les détresses que peuvent provoquer

des circonstances tragiques, le devoir du mé-

decin est de tout mettre en oeuvre pour se-

courir ensemble la mère et son enfant.

C’est pourquoi l’interruption délibérée d’une

grossesse, pour des raison d’eugénisme ou

pour réduire un conflit moral, économique ou

social, n’est pas l’acte d’un médecin.»

Et enfin nous terminons par l’énoncé de la po-

sition développée dans le catéchisme de l’Eglise

catholique sur la question de l’euthanasie (Articles

2276-2279):

L’EUTHANASIE

«Ceux dont la vie est diminuée ou affaiblie

réclame un respect spécial. Les personnes

malades ou handicapées doivent être soute-

nue pour mener une vie aussi normale que

possible.

Quels qu’en soient les motifs ou les moyens,

l’euthanasie directe consiste à mettre fin à la

vie de personnes handicapées, malades ou

mourantes. Elle est moralement irrecevable.

Ainsi une action ou une omission qui, de soi

ou de l’intention, donne la mort afin de sup-

primer la douleur, constitue un meurtre gra-

vement contraire à la dignité de la personne

humaine et au respect du Dieu vivant, son

Créateur. L’erreur de jugement dans laquelle

on peut être tombé de bonne foi, ne change

pas la nature de cet acte meurtrier, toujours à

proscrire et à exclure.

La cessation de procédures médicales oné-

reuses, périlleuses, extraordinaires ou dis-

proportionnées avec les résultats attendues,

peut être légitime. C’est le refus de «l’achar-

nement thérapeutique». On ne veut pas ainsi

donner la mort, on accepte de ne pas pouvoir

l‘empêcher. Les décisions doivent être prises

par le patient s’il en a la compétence et la ca-

pacité, ou sinon par les ayants droit légaux,

en respectant toujours la volonté raisonnable

et les intérêts légitimes du patient.

Même si la mort est considérée comme immi-

nente, les soins ordinairement dus à une per-

sonne malade ne peuvent être légitimement

interrompus. L’usage des analgésiques pour

alléger les souffrances du moribond, même

au risque d’abréger ses jours, peut être mo-

ralement conforme à la dignité humaine si

la mort n’est pas voulue, ni comme fin, ni

comme moyen, mais seulement prévue et

tolérée comme inévitable. Les soins palliatifs

constituent une forme privilégiée de charité

désintéressée. A ce titre ils doivent être en-

couragés.»

Voilà les vérités déjà formulées avant nous, aux-

quelles nous adhérons pleinement et que nous

défendons.

Reproduit et appuyé par:

André Morais, notaire, B.A. LL L (Montréal)

Civilisation de la vie ou de la Mort

Alexandre N. Khouzam B.A. LL. L. D.E.S. avocat

(Montréal)

Dr Paul Auclair, médecin, (Montréal)

Docteur Jean Morse-Chevrier, PH. D. présidente

de l’A.P.C.Q.

Georges Buscemi, président de Campagne Qué-

bec-Vie (Montréal)

Jean-Marc Allard, Ordre Equestre du Saint-Sépul-

cre de Jérusalem (Montréal)

Mgr Norbert Lacoste, (Montréal)

Roger Simon, ingénieur (Hudson)

Rénald Veilleux, président du Mouvement en fa-

veur de la Vie, (Gatineau)

Lituanie: la laïcité n’empêche pas la

Royauté sociale du Christ

VILNIUS, 29 déc 2009 (AFP) - Jésus-Christ de-

vient “roi” d’une municipalité de Lituanie

Les conseillers municipaux d’une petite ville

de Lituanie, un pays à forte majorité catholique,

ont “intronisé Jésus-Christ comme roi” de leur lo-

calité, dans l’espoir de regonfler le moral de la po-

pulation en cette époque de crise économique.

“Introniser Jésus-Christ comme roi de notre

municipalité, c’est déclarer solennellement qu’il

est notre souverain et protecteur”, a déclaré le

maire de Salcininkai (sud-est), Zdzislav Palevic,

cité par l’agence de presse balte BNS.

“Pendant cette période difficile pour le pays,

quand la crise touche le monde entier, le rôle du

Christ devient important non pas seulement dans

la vie personnelle des gens, mais aussi dans la

vie politique et culturelle”, proclame l’acte d’in-

tronisation adopté à l’unanimité.

“Ce n’est pas une décision qui pourrait faire

du mal. La région est très catholique, et si cela

peut encourager la population à respecter les dix

commandements, pourquoi pas ?”, a expliqué à

l’AFP par téléphone Leonarda Stancikiene, l’une

des 25 membres du conseil municipal.

Cette ville de près de 7.000 habitants, en ma-

jorité des Polonais de souche, est située à une cin-

quantaine de kilomètres au sud de Vilnius qui fut

la première ville lituanienne à avoir confié son sort

à Jésus-Christ.

Dans un acte adopté le 12 juin dernier, la ré-

gion de Vilnius s’était placée sous la protection du

Christ “pour éviter des erreurs douloureuses, les

dangers et les menaces”.

La Lituanie, une ancienne république de

l’URSS devenue indépendante en 1990 puis

membre de l’UE en 2004, est un Etat laïc, mais

la religion catholique demeure une composante

essentielle du pays.

Avant la prestation de serment de la nouvelle

présidente, Dalia Grybauskaite, c’est l’évêque de

Vilnius, le cardinal Audrys Backis qui a prononcé

une allocution au parlement. Des messes solen-

nelles sont généralement célébrées à l’occasion

des grandes fêtes nationales. Vilnus (AFP)

Prédication de Carême 2010

«Le Seigneur

m’accorde d’être témoin de la grâce extraordi-

naire que l’Église est en train de vivre en cette

année sacerdotale. On ne compte plus les retrai-

tes suivies par le clergé dans plusieurs parties du

monde, toutes animées par un esprit nouveau

et par une redécouverte de sa propre vocation.

L’une de ces retraites, organisée à Manille par la

conférence épiscopale des Philippines, en janvier

dernier, a rassemblé 5.500 prêtres et 90 évêques.

Une nouvelle Pentecôte, au dire du cardinal de

Manille. Durant une heure d’adoration guidée, à

l’invitation du prédicateur, toute cette immense

étendue de prêtres vêtus de blanc ont crié d’une

seule voix: «Seigneur Jésus, nous sommes heu-

reux d’être tes prêtres!». On voyait à leurs visa-

ges que ce n’était pas seulement des mots. — P.

Raniero Cantalamessa, ofm cap