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Mars-Avril 2010

Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Pour en savoir plus sur la tridimensionnalité,

voyez, dans la FAQ, la rubrique “Tridimensionna-

lité”

De nombreux essais ont été réalisés avec

d’autres photographies, mais en aucun cas il n’a

été possible d’obtenir une image tridimensionnel-

le de qualité; il s’agit - là encore - d’une particula-

rité unique du Suaire de Turin. ...

(Voir le site sur la latéralisation du Suaire)

Les monnaies

Sur le Suaire, l’image des yeux est inhabituel-

le: on a l’impression que les yeux sont ouverts,

globuleux, décentrés en strabisme convergent;

il a fallu attendre les études tridimensionnelles

du STURP en 1978, complétées par le Père Filas,

Jésuite mathématicien, physicien et théologien,

pour qu’une étude approfondie des yeux révèle

une particularité qui avait échappé jusque là: en

réalité, ce ne sont pas les globes oculaires que

l’on voit, mais des piécettes qui ont été posées

sur les yeux du mort. En dépit des difficultés énor-

mes dues à la petitesse des images par rapport à

la dimension des fils du tissu (0, 25 mm de diamè-

tre alors que chaque piécette mesure environ 17

mm de diamètre et que la taille des lettres est de

l’ordre de 1 x 4 mm seulement), la photographie a

permis de voir ces piécettes et d’identifier presque

formellement celle qui est sur la paupière droite: il

s’agit d’un lepton, pièce de monnaie d’usage quo-

tidien au début de notre ère (celle que les Évangi-

les nomment “denier” ou “obole”).

Sur la partie arrondie en haut et à gauche de la

crosse, on distingue nettement les fragments des

lettres composant la légende du lepton: TIBEPIOY

CAICAPOC (Tibériou Kaisaros: de Tibère César).

L’image en vert de la photographie au microscope

ne laisse aucun doute. (voir site)

.... La houlette de berger visible sur la pièce

est la marque distinctive des pièces battues sous

Ponce Pilate qui a été Préfet de Judée de 26 à 36.

De plus, à l’envers des leptons trouvés et porteurs

de CAISAROS avec un “C”, la date d’émission est

inscrite: LIS (L pour “année”, I pour “dix”, S pour

“six”). Cette date est donc la 16° année du règne

de Tibère, qui a commencé en 14. Ce lepton a

donc été frappé en 30 de notre ère.

En 1996, Pierluigi Baima Bollone, le Pr Balos-

sino et les Dr Zaca et Siracusa, ont mené des étu-

des sur l’oeil gauche où apparaît aussi une autre

forme ronde, de même diamètre, située un peu

plus haut. Ils ont identifié une autre monnaie por-

tant l’inscription TIBERIOU KAISAROS, ainsi que,

sur la même face, l’inscription LIS datant aussi

cette pièce de la 16° année du règne de Tibère,

donc de l’an 30 de notre ère. Par contre, elle ne

porte pas l’image de la houlette, mais celle d’une

coupe.

Nous nous trouvons là devant un détail in-

fime en apparence, ayant échappé à toute ana-

lyse avant 1978, nécessitant pour être perçu un

appareillage ultra-sophistiqué et qui permet non

seulement d’écarter une nouvelle fois l’hypothèse

d’un faussaire – cela devient lassant à force de le

redire ! – mais aussi de dater avec une précision

méticuleuse la “ fabrication “ de l’image du Suai-

re: sous Ponce Pilate, certainement pas avant (la

piécette n’existait pas encore !) et pas plus tard,

car, cette pièce de très petite valeur n’ayant plus

cours, personne n’avait de raison d’en conserver.

Or Pilate n’a été procurateur de Judée que de 26

à 36.

La boue

La macrophotographie a montré sous les ta-

lons, notamment le gauche, une grande quantité

de poussière agglomérée dont l’analyse a montré

qu’il s’agissait d’aragonite (un carbonate de cal-

cium); l’étude minéralogique faite par R Levi-Setti

a montré de très grandes similitudes avec l’ara-

gonite que l’on trouve à Jérusalem. Les mêmes

traces d’aragonite ont aussi été trouvées sur les

genoux et sur le nez, mais nulle part ailleurs. On

peut donc conclure que l’homme du suaire a mar-

ché pieds nus, que ses genoux et son nez ont eu

avec le sol un contact suffisamment dur pour que

de la poussière s’y incruste (chute en avant sans

pouvoir se retenir ?)

Les pollens

Max Frei, botaniste et criminologue suisse, a

prélevé des échantillons de la surface du suaire

en 1973 et 1978 et a étudié les pollens des plantes

ainsi recueillis. Il a identifié 58 variétés de pollens

appartenant à des familles de plantes dont 17 vi-

vent en Europe et 41 en Afrique ou en Asie. Une

seule région au monde contient simultanément

38 de ces 41 espèces : les monts de Judée, entre

la Méditerranée et la Mer Morte. Les travaux de

Max Frei, mort en 1983, ont été repris depuis par

d’autres chercheurs (Paul Maloney, Orville Dahl,

Avinoam Danin, Uri Baruk...) qui ont affiné ses

conclusions formellement identifiées.

Il est une constatation qui ne saute pas aux

yeux au premier abord et qui, pourtant, est fon-

damentale: on ne trouve sur le Suaire aucune

trace d’une quelconque décomposition du corps,

aucun écoulement des flux cadavériques, rien

qui puisse laisser soupçonner que le corps entre-

posé dans ce linceul ait connu le moindre début

de corruption. Ce détail prendra toute son im-

portance quand nous nous demanderons où est

passé le corps qui était contenu dans le linceul.

Blessures de la couronne d’épines

Dans les cheveux, surtout à la face posté-

rieure, on distingue de nombreuses et épaisses

coulées de sang qui semblent toutes s’arrêter sur

une même ligne, ... A droite, un autre caillot, pre-

nant lui aussi naissance à la limite des cheveux

et descendant sur les cheveux en deux coulées

distinctes, fines, tendues: il s’agit de la trace d’une

effraction de l’artère frontale droite avec son écou-

lement fin, pulsatile, envoyant un petit jet de sang

à quelque distance. A gauche, de nombreux petits

caillots disséminés sur les cheveux et le front. Il

faut remarquer, là aussi, que les traces s’arrêtent

sur une ligne horizontale passant juste au-dessus

des arcades sourcilières. Tout se passe comme si

la tête avait été entourée par un bandeau circu-

laire serré.

A l’évidence, on est en présence de nombreu-

ses blessures ponctuelles et non d’une plaie éten-

due du scalp; en effet, celles-ci saignent toujours

abondamment et auraient donné une coulée de

sang large; ces blessures sont réparties sur tout le

cuir chevelu mais respectent le visage et la nuque.

Rappelons que la découverte de la double circula-

tion (artérielle et veineuse) date du début du XVII°

siècle et qu’on a de la peine à imaginer un artiste

du moyen-âge se lançant dans la réalisation de

traces sanguines aussi méticuleuses et fidèles à la

physiopathologie.

Il manque l’extrémité droite de la moustache

et une partie de la barbe, du côté droit également ;

elles ont probablement été arrachées.

La pommette droite est contuse, excoriée,

l’arête du nez, au niveau des cartilages est oédé-

matiée, les cartilages probablement fracturés; les

2 arcades sourcilières sont proéminentes, contu-

ses.

L’ensemble de ces traces oblige à conclure

que l’homme du Suaire a reçu plusieurs coups

violents portés au visage (coups de poing? coups

de bâton?). D’après Judica, cela correspondrait

à un coup de bâton de diamètre 4 à 5 cm, por-

té depuis le côté droit. Il a, de plus, été victime

d’outrages (barbe et moustache arrachées). Les

blessures, notamment l’écoulement artériel, ont

été réalisées du vivant du supplicié (juste après la

mort, les artères se vident); impossible donc d’ac-

corder le moindre crédit aux théories prétendant

qu’un faussaire aurait utilisé un cadavre pour “re-

produire” le Suaire.

La tête. Le tronc. Les membres supérieurs.

Les membres inférieurs. L’enlèvement du corps.

A sa face antérieure: Au premier coup d’œil :

Les épaules et les bras sont invisibles, détruits

par l’incendie de 1532.

Sous le pectoral droit, il apparaît une tache ro-

sée plus grande et plus colorée que les autres tra-

ces; cette tache est elle-même composée de deux

parties: une forme régulière, ovale, de 4,5 sur 1,5

cm, bien limitée (en bleu sur l’image colorée); en

dessous, une épaisse tache rosée. Celle-ci s’écou-

le dans deux directions: sur le corps, en dessous

de la plaie, et sur le tissu, derrière et en dessous

de la réparation. Cette plaie a donc saigné alors

que le corps était déjà dans le linceul. Une étu-

de en fluorescence ultraviolette a confirmé que

le halo diffus, bien visible à l’oeil nu autour de la

plaie, réagissait comme le sérum sanguin; le sang

avait donc en partie coagulé à l’intérieur du thorax

et c’est le sérum qui a diffusé dans le tissu.

Avec un peu d’attention:

Les pectoraux sont saillants, contractés, suré-

levés.

Le creux épigastrique est déprimé. L’abdomen

inférieur est gonflé, saillant.

Un peu partout, de nombreuses petites taches

rosées.

Blessure faite par la lance du soldat

La plaie de la face latérale droite est béante;

une plaie sur un organisme vivant entraîne un

phénomène réflexe de contracture des muscles

qui l’entourent aboutissant à une tentative de

fermeture spontanée; au contraire, une plaie fai-

te sur un cadavre, même peu de temps après la

mort, reste béante, les muscles ne se contractant

plus. Cette plaie a donc été causée par un ins-

trument de forme losangique, mesurant 4,5 x 1,5

cm environ, et le coup a été porté après la mort.

Les pointes de lances ... sont des lances

romaines trouvées sur un champ de bataille du

Moyen-Orient; il existe une lance de ce type

conservée au Vatican dont la largeur de lame est

de 45 mm. C’est probablement une arme sembla-

ble qui a causé la blessure visible sur le Suaire.

(D’après Jésus et son temps, Edition Sélec-

tion du Reader’s Digest)

A sa face postérieure: Au premier coup

d’œil :

Des traînées rosées épaisses barrant les fos-

ses lombaires en travers.

Avec un peu d’attention:

Une large plaque rosée couvrant l’omoplate

et le trapèze droits.

Cette blessure est une excoriation; si on re-

garde sur la face antérieure, on s’aperçoit que cet-

te plaque se prolonge sur l’épaule droite jusqu’au

niveau de la clavicule.

Une autre plaque rosée, un peu plus petite,

couvre l’omoplate gauche, particulièrement visi-

ble à sa partie inférieure.

Les plaies excoriées sur l’épaule droite évo-

quent le port d’un objet lourd, rugueux et large

de plusieurs centimètres qui aurait frotté assez

longtemps pour arracher la peau; cet objet aurait

été porté sur l’épaule droite, en travers du dos,

presque horizontalement, le dos penché en avant,

l’objet venant reposer parfois brutalement sur le

dos, au niveau de la pointe de l’omoplate gauche.

Le Saint Suaire nous rappelle les supplices que Jésus a soufferts

Plus d’un million de personnes sont déjà inscrites pour aller le vénérer

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