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Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Mai-Juin-Juillet 2010

Si la production totale de biens de consom-

mation était menacée d’épuisement, on pour-

rait songer à diminuer la part des uns pour en

avoir pour les autres. Mais tant que ce n’est

pas le cas, le rationnement est une stupidité.

C’est ce rationnement-là qu’on pratique en

taxant le privé pour le public. Cela équivaut

à prendre dans l’assiette de Jean pour mettre

dans l’assiette de Jacques, alors que la mar-

mite est pleine à déborder.

La marmite est pleine à déborder quand il y

a plus de 300,000 chômeurs dans la province

de Québec, quand il y en a près d’un million

(enregistrés ou non) dans tout le Canada. (

En

2010, le nombre de chômeurs doit dépasser

les cinq millions

).

Un budget de réalité

Un budget, national ou provincial, confor-

me au réel, doit s’établir d’après les services

et travaux publics demandés par la popula-

tion, et que la population est capable de four-

nir

sans

mettre à mal la production de biens

privés. Cela se conçoit en termes de

capacité

de produire —

en possibilités de trouver de la

main-d’oeuvre, les matériaux et autres choses

nécessaires aux projets et services publics.

Budgets publics

Par exemple, si, pour répondre à une de-

mande du public, on envisage au budget de la

voirie la construction de 100 milles de route,

la question à poser n’est pas: «A-t-on l’argent

pour construire la route?» On ne construit pas

une route avec de l’argent, mais avec du tra-

vail et des matériaux. La question à poser est

donc: «Peut-on trouver assez de main-d’oeuvre

et de matériaux pour construire ces 100 milles

de route? Peut-on employer à la route cette

main-d’oeuvre et ces matériaux, sans que soit

diminuée la production de carottes, de pom-

mes de terre, de beurre, de viande, de vête-

ments, de chaussures, etc. ?»

Si la réponse est oui, alors rien n’empêche

de construire la route, sans pour cela enlever

aux citoyens une partie de leurs moyens de se

procurer carottes, pommes de terre, beurre,

viande, vêtements, chaussures, etc.

Si la réponse était: «Non, le

pays n’est pas

capable de continuer à fournir autant de cho-

ses pour les magasins quand tant de bras sont

occupés à la construction de la route» — alors

il faudrait choisir entre renoncer à la route

ou renoncer à se procurer autant de choses

qu’auparavant en fait de nourriture, vête-

ments, etc. Ou encore, ne faire que 40 ou 50

milles de route — toujours selon les possibi-

lités réelles. Les représentants du peuple ont

à juger, mais juger en termes de capacité de

produire, et non pas en termes de capacité de

taxer, capacité de trouver de l’argent.

La question de moyens de payer ce qu’on

est capable de produire est une question de

comptabilité, et non pas une question d’inter-

dire le droit aux produits qui s’offrent plus vite

qu’ils s’écoulent.

L’incapacité de payer en face de la capacité

de produire est la manifestation d’une comp-

tabilité fausse.

La soumission d’un gouvernement à cette

comptabilité fausse est une servilité à la fois

bête et criminelle. Bête, parce que les gouver-

nements passent leur temps à se casser la tête

devant des problèmes purement artificiels.

Criminelle, parce que c’est mettre la popula-

tion en pénitence devant sa propre richesse.

Un asservissement

Les taxes et impôts, dans ces conditions,

sont des impôts de servitude. C’est admet-

tre la soumission de la population à la tyran-

nie des contrôleurs du crédit, des contrôleurs

d’une chose qui appartient à la population

elle-même.

Le gouvernement est déjà l’esclave du sys-

tème, en ne recourant pas à des émissions de

crédit pour mettre en oeuvre des disponibilités

productives inutilisées. Il se fait une deuxième

fois l’esclave du système quand pour financer

ses services et projets publics, il demande aux

individus de l’argent qui est sous la dépendan-

ce des banques.

Quelle que soit, en effet, la source d’où

l’individu a obtenu son argent, cet argent pro-

vient, en premier lieu, du système bancaire, à

titre de prêt à rembourser. C’est de l’argent en

transit, entre sa sortie du système bancaire et

sa rentrée au système bancaire. Et sa durée en-

tre les mains des individus est déterminée par

les conditions imposées par les banques. Le

rythme de remboursement peut être accéléré

à leur gré.

Pourquoi la Banque du Canada n’est-elle pas

ce qu’elle devrait être — une banque des Ca-

nadiens, pour les servir financièrement dans la

mesure où ils produisent eux-mêmes la riches-

se de toute sorte, publique ou privée?

Pourquoi, devant la carence du gouverne-

ment fédéral, le gouvernement provincial n’éta-

blit-il pas un Crédit-Québec, pour financer tout

ce que la population de la province de Québec

est capable de fournir en fait de richesse réelle,

publique ou privée ?

Pourquoi, à Ottawa ou à Québec, soumet-

on les réalités aux décisions de financiers, au

lieu de soumettre la finance aux réalités, réali-

tés choses et réalités besoins humains ?

Les gouvernements sont élus par le peuple

(apparemment au moins). Quand

cesseront-ils

d’être les défenseurs du temple de Mammon,

les agents de Mammon immolant à ce dieu les

populations dont ils ont la charge?

Louis Even

(suite de la page 8)

Budgets et impôts de servitude

Soutien de Vers Demain 100 $ - 75 euros

Vers Demain vous enflamme ! Vers Demain

vous enthousiasme! Vous ne lisez rien de pa-

reil dans les autres journaux. Les grandes vé-

rités que vous y trouvez et les activités débor-

dantes qui y sont rapportées vous soulèvent.

Quelle satisfaction d’apprendre que Vers De-

main peut publier, imprimer et financer des

millions de 4-pages gratuits qui vont porter

ces grandes vérités dans tout le Canada, aux

Etats-Unis, en Europe, en Afrique et en Asie

même. Ces 4-pages sont distribués par des

apôtres bénévoles et financés par des bien-

faiteurs. Certains paient une tonne de papier

entière, soit 900 $. Quel dévouement, quelle

générosité ! Vous n’avez pas les moyens d’en

faire autant, mais vous êtes épris du désir

ardent d’aider une telle oeuvre. Alors soyez

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Nord-Américaine et contre la micro-

puce, des circulaires aussi sur le messa-

ge de Fatima et la modestie chrétienne.

Le monde a besoin d’apôtres

Paroles de notre bien-aimé Gérard Mercier,

de douce mémoire:

“Vers Demain et «Michael» sont si formida-

bles, si importants, si instructifs qu’il faut les

lire et les relire trois ou quatre fois. Ils sont pour

nous tous d’excellents guides si nécessaires de

nos jours. Ils feront de vous de vrais chrétiens,

de vrais patriotes, des hommes de justice et de

grands apôtres. L’Église et la Patrie ont telle-

ment besoin d’apôtres !» Tout baptisé devrait

être un apôtre. Quelle belle chose que le dé-

vouement ! Voici ce qu’en disait Ollé-Laprune:

«Le dévouement semble le dernier mot de la

vertu, c’est qu’il achève le dépouillement de

soi, l’oubli de soi, la perte de soi.»

“Vous, chers apôtres, vous comprendrez

bien cette réflexion. Le don de sa personne pu-

rifie, libère l’âme et procure une joie indicible.

C’est une grande joie que vous ressentez après

une épuisante journée de dons de vous-mêmes

à la croisade du rosaire, au porte en porte. La

force du dévouement n’a pas de bornes, de li-

mites, c’est quelque chose de céleste. Et c’est

cette force de dévouement, chers créditistes,

qui est capable de sauver notre pays, nos pays.

Soyons toujours très, très enthousiastes. La vic-

toire est aux entreprenants, aux conquérants.

Le dévouement est le chemin du vrai bonheur.

“Le monde a besoin de voir des apôtres. Il y

a tellement de bassesses, de démissions par-

tout, que lorsque les gens voient des jeunes

filles, des mères de famille, des jeunes garçons,

des pères de famille qui font le porte en porte

pour réciter le chapelet, ils sont si édifiés qu’ils

sont poussés à les aider. Comme vous voyez les

gens sont bons malgré tout, ils ont besoin de

pasteurs, ils ont besoin de voir des apôtres à

l’action. Vous êtes leurs pasteurs et leur joie.

“Tenez bon, chers amis, vous verrez bientôt

une multitude de personnes se lever à votre

suite. Vous êtes un levain merveilleux au milieu

de la pâte. Vous verrez de jour en jour un chan-

gement dans toutes les classes de la société.

Votre Mouvement devient une force qui s’im-

pose. Vos sacrifices, vos prières, votre aposto-

lat attirent la grande puissance du Ciel qui finira

par donner la victoire. Nous devons travailler de

toutes nos forces, et c’est le Ciel qui nous don-

nera la victoire.

Gérard Mercier

Une société se tient debout que

par les principes de vérité et de mo-

rale qui en sont les piliers.