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Mai-Juin-Juillet 2010

Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Table des matières

Mai-Juin-Juillet 2010

Pages

Coeurs de Jésus et Marie. Pie XII

1-2

Formes subtiles de dictature. Benoît XVI

3

Mgr Bagnard à la défense du St-Père

3

Soyons solidaires au Pape. Card. M. Ouellet

4-5

Non à l’euthanasie. Assemblée des évêques

6-7

Budgets et impôts de servitude. Louis Even

8-9

Le monde a besoin d’apôtres. G. Mercier

9

La société doit créer son argent. A Pilote

10-11

À César ce qui lui appartient. Louis Even 12 à 14

Décès de Mme Thérèse Lehoux. Th. Tardif

15

Décès d’Albert Nadeau. Thérèse Tardif

15

Ste Maria Goretti, Martyre de la pureté 16 à 19

L’école unique sans Dieu. Yvette Poirier

20

Droits des parents en éducation. Pie XI

21

Charte des Droits de la Famille. St-Siège

21

On ne s’habille plus. G.C Mercier

22-23

Congés scolaires bannis: dimanche, etc.

23

Annonce du congrès et semaine d’étude 24

harmonie avec la volonté humaine tout impré-

gnée de divine charité, et avec l’amour infini lui-

même, partagé par le Fils avec le Père et le Saint-

Esprit, que jamais rien de discordant n’intervint

entre ses trois amours.

Cependant que le Verbe de Dieu ait pris une

nature humaine réelle et parfaite, qu’il se soit for-

mé et modelé un coeur de chair capable comme

le nôtre de souffrir et d’être transpercé — si on

considère ces faits hors de la lumière qui émane

non seulement de l’union hypostatique et subs-

tantielle, mais aussi de celle de la Rédemption,

qui la complète, ils pourront être pour certains un

scandale et une folie, comme le fut pour les Juifs

et les païens le Christ crucifié (I Cor., I, 23).

En effet, les symboles de la foi catholique, en

parfait accord avec les Saintes Écritures, nous

assurent que le Fils unique de Dieu a pris une

nature humaine passible et mortelle surtout parce

qu’il désirait offrir sur la croix un sacrifice sanglant

et achever ainsi l’oeuvre du salut des hommes.

C’est d’ailleurs ce que nous enseigne l’Apôtre des

nations par ces mots:

“Car le Sanctificateur et les sanctifiés ont

tous une même origine. C’est pour cette rai-

son qu’il ne rougit pas de les appeler frères,

quand il dit: ‘j’annoncerai ton nom à mes frè-

res !...’. Et encore: ‘Nous voici, moi et les en-

fants que Dieu m’a donnés’. Puis donc que les

enfants avaient en commun le sang et la chair,

lui aussi y participera pareillement. En consé-

quence, il a dû devenir en tout semblable à

ses frères, pour devenir ainsi un grand-prê-

tre miséricordieux et fidèle, capable d’expier

les péchés du peuple. C’est pour avoir connu

lui-même l’épreuve et la souffrance qu’il peut

venir en aide à ceux qui sont dans l’épreuve.”

(Hébr., II, 11-14; 17-18).

Pour les besoins actuels de l’Église

...Malgré les fruits abondants de vie chré-

tienne qu’a produits partout la dévotion au Sa-

cré-Coeur de Jésus, il n’échappe à personne

que l’Église militante et surtout la société ci-

vile des hommes n’ont pas encore atteint cette

pleine et absolue mesure de perfection qui ré-

pondrait aux voeux de Jésus-Christ, mystique

Époux de l’Église et Rédempteur du genre

humain. Beaucoup de fils de l’Église, en effet,

défigurent par de nombreuses taches et de ri-

des le visage de cette Mère dont ils portent la

ressemblance; tous les fidèles ne brillent pas

par la pureté de moeurs à laquelle ils sont divi-

nement appelés; les pécheurs qui ont quitté à

tort la maison du Père, n’y sont pas tous ren-

trés pour y revêtir à nouveau leur premier habit

(Luc, XV, 22) et passer à leur doigt l’anneau,

symbole de fidélité à l’Époux de leur âme; tous

les païens ne font pas encore partie du Corps

mystique du Christ.

Haine implacable contre l’Église

Si Nous éprouvons une douleur amère de voir

languir la foi des bons, qui, séduits par les faux

attraits des choses terrestres, laissent décroître

et peu à peu s’éteindre dans leurs âmes l’ardeur

de la divine charité, combien plus Nous font souf-

frir les machinations entreprises par des hommes

impies qui, maintenant surtout, excités, dirait-on,

par l’ennemi infernal, brûlent d’une haine impla-

cable et ouverte envers Dieu, envers l’Église, et

principalement envers Celui qui tient sur la terre

la place du divin Rédempteur et personnifie son

amour envers les hommes, suivant la célèbre

sentence du Docteur de Milan (saint Ambroise):

“C’est Pierre qu’on interroge, car c’est de lui qu’on

doute, mais le Seigneur ne doute pas, lui, qui in-

terroge, non pour apprendre, mais pour enseigner

celui qu’avant de remonter au ciel, il nous laissait

comme Vicaire de son amour.”

En vérité, la haine envers Dieu et ceux qui

sont ses ministres légitimes est bien le plus

grand crime que puisse jamais commettre

l’homme, créé à l’image et à la ressemblance

de Dieu et destiné à jouir au Ciel de son amitié

parfaite et éternelle; la haine de Dieu, en effet,

sépare au plus haut point l’homme du Bien su-

prême et le pousse à rejeter de lui-même et de

son prochain tout ce qui vient de Dieu, tout

ce qui unit à Dieu, tout ce qui mène à jouir de

Dieu, c’est-à-dire la vérité, la vertu, la paix, la

justice.

Comme on voit hélas ! s’accroître en certains

endroits le nombre de ceux qui se posent en en-

nemis de Dieu, et se répandre en même temps,

par les faits et par la parole, les dogmes menteurs

du matérialisme, tandis qu’on exalte, çà et là, la

licence effrénée du plaisir, faut-il s’étonner que

se refroidisse dans beaucoup la charité, qui est

la loi suprême de la religion chrétienne, le fonde-

ment solide de la vraie et parfaite justice, la prin-

cipale source de la paix et des chastes joies? Le

Sauveur nous a avertis: “Par la suite de l’iniquité

croissante, la charité d’un grand nombre se refroi-

dira.” (Matth. XXIV, 12).

Pour le salut du monde moderne

Devant le spectacle de tant de maux qui,

aujourd’hui plus que jamais, troublent si amère-

ment les individus, les familles, les nations et le

monde entier, où devons-nous chercher un remè-

de? Peut-on trouver une forme de piété supérieu-

re au Coeur de Jésus, qui réponde plus parfaite-

ment au caractère propre de la foi catholique, qui

soit plus apte à subvenir aux besoins actuels de

l’Église et du genre humain? Quel culte est plus

noble, plus doux, plus salutaire que celui-là, tout

entier dirigé vers l’amour même de Dieu? Y a-t-

il quelque chose de plus efficace que la charité

du Christ — que la dévotion au Sacré-Coeur de

Jésus entretient et accroît de jour en jour — pour

décider les fidèles à mettre en pratique dans leur

vie, la loi évangélique, laquelle, comme l’Esprit-

Saint nous en avertit solennellement par les mots:

«

l’oeuvre de la justice sera la paix

» (Is., XXXII,

17), est la condition indispensable d’une vraie

paix entre les hommes?

C’est pourquoi, suivant l’exemple de Notre

prédécesseur immédiat, il Nous plaît d’adresser

à tous nos fils dans le Christ ces paroles d’aver-

tissement que Léon XIII, d’immortelle mémoire,

adressait à la fin du dix-neuvième siècle à tous

les fidèles et à tous ceux qui se préoccupent sin-

cèrement de leur salut et de celui de la société

civile:

“Aujourd’hui un autre symbole divin, présage

très heureux, apparaît à nos yeux: c’est le Sa-

cré-Coeur de Jésus... resplendissant d’un éclat

incomparable au milieu des flammes. Nous de-

vons placer en lui toutes nos espérances; c’est à

lui que nous devons demander le salut des hom-

mes, et c’est de lui qu’il faut l’espérer.”

C’est aussi Notre désir que tous ceux qui se

glorifient du nom de chrétiens et qui luttent labo-

rieusement pour établir le Règne du Christ dans

le monde, trouvent dans la dévotion au Coeur de

Jésus, comme l’emblème et la source d’unité, du

salut et de la paix. Cependant, personne ne doit

penser que ce culte porte préjudice aux autres

formes de dévotion par lesquelles le peuple chré-

tien, sous la conduite de l’Église, honore le divin

Rédempteur. Au contraire, une dévotion fervente

au Coeur de Jésus alimentera et accroîtra sans

aucun doute particulièrement le culte de la sainte

croix et l’amour envers le très auguste Sacrement

de l’autel.

Nous pouvons, en effet, affirmer — ce qui

est merveilleusement illustré par les révéla-

tions faites par Jésus-Christ à sainte Gertrude

et à sainte Marguerite-Marie — que personne

ne peut bien comprendre Jésus crucifié s’il n’a

pénétré dans le mystérieux sanctuaire de son

Coeur. Et on ne saisira bien la force de l’amour qui

poussa le Christ à se donner à nous comme ali-

ment spirituel, qu’en honorant d’un culte particulier

le Coeur eucharistique de Jésus, qui a pour but

de nous rappeler, selon les termes de Notre pré-

décesseur d’heureuse mémoire, Léon XIII, “l’acte

d’amour suprême par lequel notre Rédempteur,

déversant toutes les richesses de son Coeur, a

institué l’adorable sacrement de l’Eucharistie afin

de demeurer avec nous jusqu’à la fin des siècles”.

En effet, “l’Eucharistie qu’il nous a donnée avec

tant d’amour de son Coeur, n’est pas une petite

particule de son Coeur».

Enfin, poussés par le désir ardent d’opposer

de solides barrières aux machinations impies des

ennemis de Dieu et de l’Église, et de ramener

dans le sentier de l’amour de Dieu et du prochain,

les familles et les nations, Nous n’hésitons pas à

déclarer que le culte du Sacré-Coeur de Jésus

est une école très efficace de l’amour divin; cet

amour divin sur lequel doit reposer le règne de

Dieu à établir dans les âmes, dans les familles et

les nations, selon le sage avertissement de notre

même prédécesseur de pieuse mémoire:

“Le Règne de Jésus-Christ reçoit sa force et

sa forme de l’amour divin: aimer saintement et

dans l’ordre, voilà où il se fonde et se résume.

De là résultent nécessairement les principes

suivants: remplir ses devoirs inviolablement;

ne pas commettre d’injustice envers son pro-

chain; estimer les choses humaines inférieu-

res aux choses divines, donner à l’amour de

Dieu la priorité sur tout le reste.”

Le Coeur Immaculé de Marie

Pour que des fruits abondants découlent dans

la famille chrétienne et dans tout le genre humain

du culte du Sacré-Coeur de Jésus, les fidèles

doivent veiller à l’associer étroitement au culte

envers le Coeur Immaculé de Marie. Puisque, de

par la volonté de Dieu, la Bienheureuse Vierge

Marie a été indissolublement unie au Christ dans

l’oeuvre de la Rédemption humaine, afin que

notre salut vienne de l’amour de Jésus-Christ et

de ses souffrances intimement unis à l’amour et

aux douleurs de sa Mère, il convient parfaitement

que le peuple chrétien qui a reçu la vie divine du

Christ par Marie, après avoir rendu le culte qui lui

est dû au Sacré-Coeur de Jésus, rende aussi au

coeur très aimant de sa céleste Mère, de sembla-

bles hommages de piété, d’amour, de gratitude

et de réparation. C’est en parfait accord avec ce

dessein très sage et très suave de la Providence

divine que Nous avons, par un acte mémorable,

solennellement consacré la sainte Église et le

monde entier au Coeur Immaculé de la Bienheu-

reuse Vierge Marie.

Sa Sainteté Pie XII

Nous devons nous adresser aux Coeurs de Jésus et de Marie

(suite de la page 1)