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Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Mai-Juin-Juillet 2010

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Journal Vers Demain

1101 Principale, Rougemont, QC,

Canada J0L 1M0

Tél.: 450 469-2209 - Fax 450 469-2601

Tél.: Montréal 514 856-5714

Canada:

Prix 5.00$, 1 an — 20.00 $,

4 ans. Pays étrangers: Prix $12, 1 an

Europe prix: Surface, 1 an 9 euros

2 ans 18 euros — 4 ans 36 euros

Avion, 1 an 12 euros - 4 ans 48 euros

France

:

Libellez vos chèques à l’ordre de:

Pèlerins de saint Michel

5 de la Forêt, 67160 Salmbach, France

C.C.P. Nantes 4 848 09 A

Tél/Fax 03.88.94.32.34

Belgique

:

Libellez et adressez

vos chèques à: Joséphine Kleynen

C.C.P. 000-1495593-47

215 rue de Mons, 1er étage

1070 Bruxelles, Belgique. Tél.02/522 29 84

Suisse

:

Libellez et adressez vos chèques

à: Thérèse Tardif C.C.P. 17-7243-7

Centre de traitement, 1631-Bulle, Suisse

Adressez vos lettres par courriel

info@versdemain.org

ou Fax 1-450 469 2601

Vous pouvez demander des circulaires de

Vers Demain au Canada et en France.

caire privé pour l’usage de son propre argent,

qu’il pourrait émettre lui-même sans passer

par les banques, sans intérêt, sans dette?

Cette question fut d’ailleurs clairement po-

sée à Graham Towers, gouverneur de la Ban-

que du Canada de 1935 à 1954, lors de sa com-

parution devant le Comité parlementaire de la

Banque et du Commerce, en avril 1939:

«Pourquoi un gouvernement ayant le pou-

voir de créer l’argent devrait-il céder ce pouvoir

à un monopole privé, et ensuite emprunter ce

que le gouvernement pourrait créer lui-même,

et payer intérêt jusqu’au point d’une faillite

nationale?»

Réponse de Towers: «Si le gouvernement

veut changer la forme d’opération du système

bancaire, cela est certainement dans le pou-

voir du parlement.» En effet, la Constitution

canadienne donne clairement au gouverne-

ment fédéral ce pouvoir de créer l’argent.

Aucun danger d’inflation

Question: N’y a-t-il pas danger que le gou-

vernement abuse de ce pouvoir et émette trop

d’argent, et que cela fasse de l’inflation? N’est-

il pas préférable de laisser ce pouvoir aux ban-

quiers, afin de laisser ce pouvoir à l’abri des

caprices des politiciens?

Réponse:

L’argent émis par le gouverne-

ment ne serait pas plus inflationniste que celui

émis par les banques: ce seraient les mêmes

chiffres, basés sur la même production du pays.

La seule différence, c’est que le gouvernement

n’aurait pas à s’endetter ni à payer de l’intérêt

pour obtenir ces chiffres.

Au contraire, la première cause de l’infla-

tion, c’est justement l’argent créé sous forme

de dette par les banques: l’inflation, ça veut

dire les prix qui augmentent. Or, l’obligation

pour les compagnies et gouvernements qui

empruntent de ramener à la banque plus d’ar-

gent qu’il en est sorti oblige justement les

compagnies à gonfler leurs prix, et les gouver-

nements à gonfler leurs taxes.

Quel est le moyen qu’utilise actuellement

le gouverneur de la Banque du Canada pour

combattre l’inflation? Précisément ce qui la fait

augmenter en pratique, soit hausser les taux

d’intérêts ! Comme l’ont dit certains premiers

ministres provinciaux, «c’est comme essayer

d’éteindre un feu en l’arrosant d’essence.»

Mais il est bien évident que si le gouverne-

ment canadien se mettait à créer ou imprimer

de l’argent n’importe comment, sans aucune

limite, selon les caprices des hommes au pou-

voir, et sans relation avec la production exis-

tante, on aurait de l’inflation, et l’argent perdrait

sa valeur. Mais ce n’est pas du tout cela que les

créditistes proposent.

Comptabilité exacte

Ce que les créditistes de Vers Demain pro-

posent, lorsqu’ils parlent d’argent fait par le

gouvernement, c’est que l’argent soit ramené

à son rôle propre, qui est d’être un chiffre qui

représente les produits, ce qui en fait est une

simple comptabilité. Et puisque l’argent n’est

qu’un système de comptabilité, il suffirait

d’établir une comptabilité exacte.

Le gouvernement nommerait une commis-

sion de comptables, un organisme indépendant,

qui serait appelé «Office National de Crédit» (au

Canada, la Banque du Canada pourrait très bien

accomplir cette fonction, si le gouvernement lui

en donnait l’ordre). Cet Office National de Crédit

serait chargé d’établir une comptabilité juste,

où l’argent ne serait que le reflet, l’expression

financière exacte des réalités économiques:

la production serait exprimée par un actif, et

la destruction par un passif. Et comme on ne

peut consommer plus que ce qui est produit, le

passif ne pourrait jamais dépasser l’actif, et tout

endettement serait impossible.

En pratique, voici comment cela fonction-

nerait: l’argent nouveau serait émis par l’Office

National de Crédit au rythme de la production

nouvelle, et retiré de la circulation au rythme

de la consommation de cette production (La

brochure de Louis Even, Une finance saine et

efficace, explique ce mécanisme en détail). Il

n’y aurait donc aucun danger d’avoir plus d’ar-

gent que de produits: on aurait un équilibre

constant entre l’argent et les produits, l’argent

garderait toujours sa même valeur, et toute in-

flation serait impossible. L’argent ne serait pas

émis selon les caprices du gouvernement, puis-

que la commission de comptables de l’Office

National de Crédit ne ferait qu’agir selon les

faits, selon ce que les Canadiens produisent et

consomment. Ce ne serait donc pas le gouver-

nement ou le parti au pouvoir qui dicterait la

quantité d’argent à émettre, mais les statisti-

ques de la production et de la consommation,

qui proviennent des activités libres des pro-

ducteurs et des consommateurs.

La meilleure façon d’empêcher les prix de

monter, c’est de les faire baisser. Le Crédit So-

cial propose de plus un mécanisme pour abais-

ser les prix, appelé «escompte compensé», qui

permettrait aux consommateurs de pouvoir se

procurer toute la production mise en vente avec

le pouvoir d’achat dont ils disposent, en abais-

sant le prix de vente des produits (un escompte)

d’un certain pourcentage, pour que le prix to-

tal de tous les prix soit équivalent au pouvoir

d’achat total disponible des consommateurs.

Cet escompte est ensuite remboursé au mar-

chand par l’Office National de Crédit.

Plus aucun problème financier

Si le gouvernement créait son propre ar-

gent selon les besoins de la société, il serait

automatiquement capable de payer tout ce

qu’il est capable de produire, et n’aurait plus

besoin d’emprunter des institutions financières

de l’étranger ou d’ici. Les seules taxes que les

gens paieraient, seraient pour les services qu’ils

consomment. On n’aurait plus à payer trois ou

quatre fois le prix de développements publics à

cause des intérêts.

Ainsi, quand il serait question d’un nou-

veau projet, le gouvernement ne se demande-

rait pas: «A-t-on l’argent ?», mais «A-t-on les

matériaux, les travailleurs pour le réaliser ?» Si

oui, l’argent viendrait automatiquement finan-

cier cette production nouvelle. La population

canadienne pourrait réellement vivre selon ses

véritables moyens, les moyens physiques, les

possibilités de production. En d’autres mots,

tout ce qui est physiquement possible serait

rendu financièrement possible. Il n’y aurait

plus à proprement parler de problèmes finan-

ciers, la seule limite serait la capacité de pro-

duction du pays. Le gouvernement pourrait

financer tous les développements et program-

mes sociaux que la population réclamerait et

qui seraient physiquement réalisables.

L’éducation du peuple par Vers Demain

Question: Si tout ce que vous venez de dire

est vrai, et qu’un système d’argent social, un

argent créé par un organisme gouvernemental

au nom de la société, soit si bénéfique, alors

pourquoi le gouvernement fédéral ne l’appli-

que-t-il pas immédiatement ?

Réponse:

Constitutionnellement, rien n’em-

pêche le gouvernement de le faire immédiate-

ment, il en a déjà le droit. C’est le gouverne-

ment souverain qui doit être responsable de

la politique monétaire du pays, et non pas des

compagnies privées, dont l’objectif n’est pas du

tout le bien commun, mais leur seul profit. Le

27 juillet 1961, Louis Rasminski, qui fut gouver-

neur de la Banque du Canada de 1961 à 1973,

émettait le communiqué suivant, adressé au

gouvernement:

«Si le gouvernement désapprouve la po-

litique monétaire menée par la Banque (du

Canada), il a le droit et la responsabilité d’or-

donner à la Banque quelle politique elle doit

suivre... et la Banque devrait avoir le devoir

d’obéir à ces instructions.»

Les gouvernements, malgré leurs déclara-

tions souvent stupides, sont parfaitement au

courant de l’iniquité de la création de l’argent

par des compagnies privées, mais ils n’osent

pas faire face à cette puissance, par manque

d’appui du peuple..

La seule chose qui manque, c’est l’éduca-

tion du peuple, pour lui démontrer la fausseté,

l’absurdité et l’injustice du système financier

actuel, et l’existence d’un correctif comme le

Crédit Social. Seul Vers Demain dénonce le

système actuel et apporte la solution créditis-

te. C’est donc Vers Demain que la population

doit étudier. Pour cela, il faut abonner tout le

monde à Vers Demain.

Alain Pilote

La société doit créer son argent

(suite de la page 10)

«Les billets de banque et les

pièces de monnaie ne viennent en

circulation que s’ils sont prêtés par

les banques, à intérêt.»