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Mai-Juin-Juillet 2010

Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

L

es lecteurs réguliers de Vers Demain

l’auront remarqué, la première demande des

créditistes, des Bérets Blancs du journal Vers

Demain, c’est que le gouvernement fédéral, re-

présentant de la société, reprenne son droit de

créer l’argent du pays. Une fois cela chose faite,

il sera possible d’appliquer les deux autres prin-

cipes du Crédit Social: le dividende mensuel à

chaque citoyen, et l’escompte périodique sur

les prix, pour empêcher toute inflation.

Mais pour les nouveaux lecteurs, cette de-

mande peut susciter quelques questions. Nous

citerons ici les plus fréquentes, en y apportant

une courte réponse.

Question: Vous dites que le gouvernement

doit créer son argent. Mais ne le fait-il pas

déjà, n’y a-t-il pas les billets de la Banque du

Canada?

Réponse:

Si le gouvernement fédéral créait

son argent, comment se fait-il alors qu’il ait une

dette de plus de 566 milliards de dollars? La

réalité, c’est que les billets de banque et les piè-

ces de monnaie ne viennent en circulation que

s’ils sont prêtés par les banques, à intérêt. De

plus, cette sorte d’argent (billets de banque et

pièces de monnaie, ou «argent numéraire») re-

présente moins de 10 pour cent de l’argent du

pays; l’autre sorte d’argent, représentant plus

de 90 pour cent, est l’argent de chiffre créé par

les banques, qu’on voit sur les chèques ou les

comptes de banque.

Question: Pourquoi voulez-vous que le

gouvernement crée l’argent ? L’argent actuel

des banques n’est-il pas bon?

Réponse:

Les banques privées émettent

l’argent à intérêt, sous forme de dette, ce qui

crée des dettes impayables. Par exemple, sup-

posons que la banque vous prête 100 $, à 6 pour

cent d’intérêt. La banque crée 100 $, mais vous

demande de rembourser 106 $. Vous pouvez

rembourser 100 $, mais pas 106 $: le 6 $ pour

l’intérêt n’existe pas, puisque seule la banque a

le droit de créer l’argent, et qu’elle n’a créé que

100 $, pas 106 $.

En fait, lorsque la banque vous accorde, un

prêt, elle vous demande de rembourser de l’ar-

gent qui n’existe pas. Le seul moyen de rem-

bourser 106 $ alors qu’il n’existe que 100 $, c’est

d’emprunter aussi ce 6 $ à la banque, et votre

problème n’est pas réglé, il n’a fait qu’empirer:

vous devez maintenant 106 $ à la banque, à 6

pour cent d’intérêt, soit 112,36 $, et plus les

années passent, plus les dettes s’accumulent,

il n’y a aucun moyen de s’en sortir.

Certains emprunteurs, pris individuelle-

ment, peuvent réussir à rembourser à la ban-

que leur prêt en entier, capital et intérêt, mais

tous les emprunteurs, pris dans leur ensem-

ble, ne le peuvent pas. Si certains réussissent

à rembourser 106 $ alors qu’ils n’ont reçu que

100 $, c’est qu’ils ont pris le 6 $ qui manque sur

l’argent mis en circulation par les emprunts des

autres, ce qui rend encore plus difficile pour les

autres de rembourser leurs propres emprunts.

Pour que certains soient capables de rembour-

ser leurs prêts, il faut nécessairement qu’il y en

ait d’autres qui fassent faillite. Et ce n’est qu’une

question de temps avant que tous les emprun-

teurs, sans exception, se retrouvent dans l’im-

possibilité de rembourser le banquier, et cela,

quel que soit le taux d’intérêt exigé.

Certains diront que si on ne veut pas s’en-

detter, on n’a qu’à ne pas emprunter. Mais le fait

est que si personne n’empruntait d’argent de la

banque, il n’y aurait pas un sou en circulation.

Et cet argent emprunté de la banque ne peut

pas rester en circulation indéfiniment: il doit

retourner à la banque lorsque le prêt vient à

échéance... accompagné de l’intérêt, évidem-

ment.

Dettes impayables

Cela signifie que l’on veut simplement

conserver la même quantité d’argent en circu-

lation dans le pays, année après année, il faut

accumuler des dettes impayables. Par exemple,

si l’on veut maintenir 100 $ en circulation dans

le pays, année après année, en l’empruntant à

un taux de 6%, la dette sera de 106 $ après un

an, puis de 112,36 $ après deux ans (106 $ plus

l’intérêt de 6%), et ainsi de suite. Au bout de 70

ans, la dette aura atteint la somme de 5907,59

$, et il n’y aura toujours que 100 $ en circula-

tion.

Dans le cas des dettes publiques, les ban-

quiers se contentent de se faire payer l’intérêt

sur cette dette. Est-ce une faveur qu’ils nous

font ? Non, cela ne fait que retarder l’impasse fi-

nancière de quelques années, car au bout d’un

certain temps, même l’intérêt sur la dette de-

vient impayable. Ainsi, dans l’exemple du 100 $

emprunté à 6%, au bout de 50 ans, l’intérêt sur

la dette est de 104,26 $, soit plus que tout l’ar-

gent en circulation.

Il ne faut donc pas se surprendre que les

dettes des pays civilisés atteignent des ni-

veaux astronomiques. Par exemple, la dette

du Canada, qui n’était que de 24 milliards $ en

1975, dépasse maintenant les 566 milliards $.

Alors, pour satisfaire les banquiers, le gouver-

nement doit couper dans ses dépenses, sauf

celle du service de la dette. Attendra-t-on que

le service de la dette nécessite 100% des taxes

pour changer le système, ou préférera-t-on fai-

re crever les gens?

Le gouvernement en a le pouvoir

Question: Le gouvernement a-t-il le droit

de créer son argent ? Cet argent serait-il aussi

bon que celui des banques?

Réponse:

Bien sûr que le gouvernement

a le droit, puisque c’est lui-même qui a donné

ce droit aux banques. Que le gouvernement se

refuse un privilège qu’il accorde lui-même aux

banques, c’est le comble de l’imbécillité ! C’est

d’ailleurs le premier devoir de chaque pays sou-

verain d’émettre sa propre monnaie, mais tous

les pays aujourd’hui ont injustement cédé ce

droit à des compagnies privées, les banques

à charte. Le premier pays à avoir ainsi cédé à

des compagnies privées son pouvoir de créer

la monnaie fut la Grande-Bretagne, en 1694. Au

Canada et aux Etats-Unis, ce droit fut abandon-

né en 1913.

Ce n’est pas le banquier qui donne à l’ar-

gent sa valeur, c’est la production du pays. Le

banquier ne produit absolument rien, il ne fait

que créer des chiffres, qui permettent au pays

de faire usage de sa propre capacité de pro-

duction, de sa propre richesse. Sans la produc-

tion de tous les citoyens du pays, les chiffres

du banquier ne valent absolument rien. Donc,

le gouvernement peut très bien créer lui-même

ces chiffres, représentant la production de la

société, sans passer par les banques, et sans

s’endetter. Alors, pourquoi le gouvernement

devrait-il payer de l’intérêt à un système ban-

La société doit créer son argent

Réponses à quelques questions

Pour voir clair dans le système d’argent

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Article

d’Alain

Pilote,

plein-temps

depuis

28 ans et

rédacteur

du journal

Michael,

la version

en langue

anglaise du

journal Vers

Demain

(suite en page 11)