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Journal de patriotes catholiques

Pour le règne des Coeurs de Jésus et Marie

Dans les âmes, les familles et les pays

Pour la réforme économique du Crédit Social

En accord avec la doctrine sociale de l’Église

Par l’action vigilante des pères de famille

Et non par les partis politiques

Maison Saint-Michel, 1101 rue Principale

Rougemont, QC, Canada J0L 1M0

Montréal (514) 856-5714; Rougemont (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601

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Imprimé au Canada -

www.versdemain.org

-

info@versdemain.org

908e édition française. 71e année

Mai-Juin-Juillet 2010

4 ans: $20.00

Voici des extraits de l’encyclique “Haurietis

Aquas in Gaudio” de Sa Sainteté le Pape Pie XII

sur le culte et la dévotion au Sacré-Coeur:

Le triple amour du Rédempteur

pour le genre humain

“... Pour que nous puissions, dans la mesu-

re permise à l’homme, “comprendre avec tous

les saints combien longue, sublime, profonde”

(Éph. III, 18) est la mystérieuse charité du Ver-

be incarné envers le Père céleste et envers les

hommes souillés par leurs péchés, il faut re-

marquer que son amour ne fut pas seulement

cet amour spirituel qui est propre à Dieu en tant

qu’’Il «est Esprit» (Jean IV, 24).

Sans doute, l’amour dont Dieu aima nos pa-

rents et le peuple hébreux fut-il de cette nature;

et quand dans les psaumes et le Cantique des

cantiques, on parle d’amour humain conjugal,

paternel, ces expressions sont la marque et le

signe de la charité très réelle, mais totalement

spirituelle dont Dieu comblait le genre humain.

Mais, au contraire, l’amour partout présent dans

l’Évangile, les Lettres des apôtres et les pages

Cultivons la dévotion aux Coeurs de Jésus et de Marie

Pour la liberté et le triomphe de notre Mère, la Sainte Église

de l’Apocalypse, qui décrivent les dispositions

du Coeur de Jésus-Christ, ne signifie pas seu-

lement la divine charité, mais encore des senti-

ments d’affection humaine; et cela ne fait aucun

doute pour quiconque professe la foi catholi-

que.

Le Verbe de Dieu en effet n’a pas pris un

corps apparent et sans consistance. Les héréti-

ques du premier siècle de l’ère chrétienne qui le

prétendaient s’attirèrent la réprobation sévère

de l’apôtre saint Jean: “C’est que beaucoup de

séducteurs se sont répandus dans le monde,

qui ne confessent pas Jésus-Christ venu dans

la chair. Voilà bien le séducteur, l’antéchrist !” (II,

Jean, 7).

C’est en réalité une nature humaine indivi-

duelle, entière et parfaite, conçue du Saint-Esprit

dans le sein très pure de la Vierge Marie (Luc

I, 35), qu’il a unie à sa personne divine. Rien ne

manqua à la nature humaine (à laquelle) s’est

unie le Verbe de Dieu. Il l’assuma sans aucune

diminution, sans aucune modification, pas plus

dans ses éléments spirituels que corporels: elle

était dotée d’intelligence et de volonté, de toutes

les autres facultés de connaissance interne et

externe, ainsi que de l’appétit sensible et de tou-

tes les passions naturelles. Voici ce qu’enseigne

l’Église catholique et que Pontifes romains et

Conciles oecuméniques ont solennellement

proclamé et confirmé: “Intègre dans ses pro-

priétés, intègre dans les nôtres”, “parfait dans

sa divinité et parfait dans son humanité”, “Dieu

tout entier fait homme et homme tout entier di-

vinisé”.

C’est pourquoi, comme il est certain que Jé-

sus-Christ a pris un corps véritable avec tou-

tes les affections propres à celui-ci — parmi

lesquels l’amour certes l’emporte sur toutes

les autres — on ne saurait non plus douter qu’il

ait eu un coeur de chair semblable au nôtre,

puisque la vie humaine, même pour ce qui est

de l’affectivité, est impossible sans cet organe

privilégié. Les battements du Coeur de Jésus,

uni hypostatiquement à la divine Personne du

Verbe, ont sans aucun doute été inspirés par

l’amour et par toutes les autres passions. Cel-

les-ci d’ailleurs étaient toujours dans une telle

(suite en page 2)