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Janvier-Février 2010

Journal Vers Demain, 1101 Principale St., Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

du mariage. Cette résistance bloquerait l’idée

fausse et destructrice que ce qui est important,

dans le mariage, c’est le romanesque et autres

satisfactions pour adultes et non pas, intrinsè-

quement, le caractère unique et la valeur d’ac-

tes et de relations dont le sens est donné par la

capacité à créer, promouvoir et protéger la vie.

Le mariage n’est pas une «construction sociale»,

c’est plutôt une réalité objective – l’union scellée

par un accord entre un mari et une femme – que

la loi a le devoir de reconnaître, d’honorer et de

protéger.

Dispositions anti-discrimination

La liberté religieuse et les droits de la

conscience sont en grand danger. Ces principes

fondamentaux de justice sont menacés de ma-

nière évidente par les efforts faits pour affaiblir

ou éliminer l’objection de conscience du person-

nel et des institutions de santé, ainsi que par les

dispositions anti-discrimination qui sont utili-

sées comme armes pour obliger les institutions

religieuses, organismes caritatifs, entreprises et

prestataires de services à accepter (et même à fa-

ciliter) des activités et des rapports qu’ils jugent

immoraux, sous peine de perdre (

leur emploi ou

le droit d’exercer leur oeuvre de charité

).

Les attaques contre la liberté religieuse me-

nacent gravement non seulement des individus,

mais aussi des institutions de la société civile,

notamment des familles, des organismes carita-

tifs et des communautés religieuses. Le bon état

de ces institutions constitue une indispensable

protection contre les excès gouvernementaux et

il est indispensable au bon fonctionnement de

toutes les institutions, gouvernement compris,

sur lesquelles s’appuie la société.

En tant que chrétiens, nous croyons aux

lois et nous respectons l’autorité des gouver-

nants terrestres. Nous considérons comme

un privilège spécial de vivre dans une société

démocratique où le poids moral de la loi sur

nous est encore plus fort à cause du droit de

tous les citoyens à participer au processus

politique. Mais, même dans un régime démo-

cratique, les lois peuvent être injustes.

Des lois gravement injustes

Et dès les origines, notre foi nous a ensei-

gné que la désobéissance civile est un devoir

face à des lois gravement injustes ou à des

lois qui impliquent que nous fassions ce qui

est injuste ou immoral. De telles lois n’ont pas

le pouvoir de contraindre en conscience parce

qu’elles ne peuvent revendiquer d’autre auto-

rité que celle de la simple volonté humaine.

Nous proclamons donc que nous ne nous

soumettrons à aucun texte qui nous forcerait,

nous ou les institutions que nous dirigeons,

à accomplir ou à faciliter les avortement, des

recherches destructrices d’embryons, des sui-

cides assistés, des euthanasies ou tout autre

acte violant les principes de la profonde, in-

trinsèque et égale dignité de tout membre de

la famille humaine.

De plus, nous proclamons que nous ne

nous laisserons pas contraindre au silence,

à l’acquiescement, à la violation de notre

conscience par quelque pouvoir que ce soit,

culturel ou politique, quelles que puissent

être les conséquences pour nous.

Nous rendrons à César ce qui est à César,

pleinement et sans rechigner. Mais en aucun cas

nous ne rendrons à César ce qui est à Dieu.

Des leaders religieux s’élèvent contre la politique

d’Obama

qui a été diffusé avec le texte intégral de la «Dé-

claration»:

Les chrétiens, quand ils ont vécu conformé-

ment aux idéaux les plus élevés de leur foi, ont

défendu les faibles et les vulnérables et travaillé

inlassablement pour protéger et renforcer les insti-

tutions vitales de la société civile, à commencer

par la famille.

Nous sommes… unis en ce moment pour

réaffirmer les vérités fondamentales de la justi-

ce et du bien commun et lancer un appel à nos

concitoyens, croyants ou non, pour qu’ils s’unis-

sent à nous afin de les défendre. Ces vérités sont

le caractère sacré de la vie humaine, la dignité

du mariage comme union conjugale entre mari

et femme, et les droits de la conscience et de la

liberté religieuse.

Ces vérités, dans la mesure où elles (

engen-

drent

) la dignité de l’homme et le bien-être de

la société, sont inviolables et non négociables.

Comme elles sont de plus en plus attaquées par

des forces puissantes dans notre culture, nous

sommes obligés, aujourd’hui, de parler fort pour

les défendre et de nous engager à les honorer

pleinement, quelles que soient les pressions

exercées sur nous et sur nos institutions pour

qu’elles soient abandonnées ou fassent l’objet

de compromis. Nous prenons cet engagement,

non comme partisans d’un groupe politique,

mais comme disciples de Jésus-Christ, le Sei-

gneur crucifié et ressuscité, qui est la Voie, la

Vérité et la Vie.

Recherche destructrice d’embryons

La vie des enfants à naître, des handicapés

et des personnes âgées est de plus en plus me-

nacée. Alors que l’opinion publique prend une

direction pro-vie, des forces puissantes et déter-

minées agissent en faveur de l’avortement, de

la recherche destructrice d’embryons, du suicide

assisté et de l’euthanasie. Bien que la protection

des faibles et des personnes vulnérables soit le

premier devoir d’un gouvernement, aujourd’hui

le pouvoir du gouvernement est souvent appelé

à faire la promotion de ce que Jean-Paul II appe-

lait «la culture de la mort».

Nous nous engageons à travailler sans cesse

pour une égale protection de tout être humain

innocent, à tous les stades de son développe-

ment et dans toutes les situations. Nous refu-

serons notre implication ou celle de nos insti-

tutions dans la destruction de vies humaines et

nous soutiendrons, de toutes les façons possi-

bles, ceux qui, en conscience, feront de même.

Infidélité et divorce

L

’institution du mariage, déjà attaquée par

la promiscuité, l’infidélité et le divorce, risque

d’être redéfinie et donc subvertie. Le mariage

est l’institution originelle et la plus importante

pour assurer la santé, l’éducation et le bien-être

de tous. Là où le mariage se dégrade, les patho-

logies sociales se développent. La tendance à re-

définir le mariage est un symptôme, plus que la

cause, d’une érosion de la culture du mariage.

Elle reflète une perte de compréhension du sens

du mariage tel qu’il est incorporé dans notre

droit civil et dans nos traditions religieuses.

Or il est essentiel de résister à cette tendance,

car y céder serait renoncer à la possibilité de re-

créer une juste conception du mariage et, par

là, à l’espoir de reconstruire une saine culture

“Nous rendrons à César ce qui est à César, pleinement et sans rechigner.

Mais en aucun cas nous ne rendrons à César ce qui est à Dieu.”

(suite de la page 8)

Depuis quelques années, le Québec subit

l’assaut de groupuscules qui militent en faveur

du laïcisme, afin que la religion soit exclue de la

sphère publique.

Pourtant, dans l’encyclique Quas Primas,

le Pape Pie XI affirmait justement: «La peste

de notre époque, c’est le laïcisme, ainsi qu’on

l’appelle, avec ses erreurs et ses entreprises

criminelles».

L’histoire elle-même nous prouve que le laïcis-

me est une idéologie dangereuse qui a conduit

certains pays, dont la France et le Mexique, à

adopter des lois sévères qui brimèrent les droits

des croyants et déstabilisèrent l’ensemble de la

société.

Prières publiques

En France, la prétention de constituer l’État

en dehors des institutions et des préceptes de

l’Église déboucha, sous la IIIe République, sur

des lois contraignantes, telles l’interdiction de

tout enseignement religieux dans les écoles pu-

bliques, la suppression des aumôneries militai-

res, la suppression des prières publiques prévues

au Parlement dans la Constitution de 1875, la

rupture des relations diplomatiques entre la

France et le Vatican et le trop célèbre vote de la

loi de séparation de l’Église et de l’État, en 1905.

De plus, beaucoup de chrétiens furent persé-

cutées (

et plusieurs martyrisés

). Au Mexique, la

Constitution de 1917 fut destinée à réduire l’in-

fluence de l’Église catholique dans le pays, en

imposant la sécularisation de l’enseignement, en

Le laïcisme, la peste de notre époque

interdisant les ordres monastiques et en prohi-

bant l’exercice du culte en dehors des églises. De

plus, les prêtres n’avaient pas le droit de porter

l’habit religieux, perdaient leur droit de vote et

se voyaient interdire tout commentaire sur les

affaires publiques dans les organes de presse.

Droit de prier

Au Québec, le Mouvement laïc québécois

professe et diffuse le laïcisme qui vise à imposer

l’athéisme.

Face à la montée de cette forme de totalita-

risme, il importe, pour les catholiques, de se tenir

debout, c’est-à-dire de défendre le droit à l’en-

seignement religieux dans les écoles, (

le droit à

un système scolaire catholique

), le droit de prier

dans les conseils municipaux, le droit de porter

publiquement un signe religieux ostentatoire et

le droit de maintenir le crucifix au Parlement,

dans les hôpitaux et les tribunaux.

Ce combat contre le laïcisme est un service à

rendre à la société. Le Pape Benoît XVI affirmait,

en 2005:

«Face au laïcisme croissant, qui prétend ré-

duire la vie religieuse des citoyens à la sphère

privée, hors de toute manifestation sociale et

publique, l’Église sait que le message chré-

tien éclaire et renforce la cohésion sociale et

ses principes».

Jacques Tremblay