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Janvier-Février 2010

Journal Vers Demain, 1101 Principale St., Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Le texte suivant, écrit en 2005, est tiré d’un

texte «Le complot contre la province de Qué-

bec». Nous avons perdu les coordonnées de ce

texte et le nom de l’auteur. Nous avons tiré de

cet écrit des extraits concernant la fondation

des paroisses, la situation actuelle, la Révolu-

tion Tranquille, l’athéisme, etc.:

Fondation des paroisses autour des églises

M. Horace Miner, un sociologue de l’Uni-

versité du Michigan, aux États-Unis, publiait

en 1939 une étude sociologique sur un village

canadien-français, Saint-Denis de Kamouraska.

Au cours de son ouvrage, Horace Miner en vint

à comprendre que le Québec s’était formé en

villages et en villes – non pas autour des usi-

nes, comme c’est le cas aux États-Unis mais

par paroisses autour des lieux du culte, c’est-à-

dire autour des églises.

Ainsi, s’est-il peut-être posé la question:

Quelle est la plus haute forme de civilisation?

Celle où les hommes s’agglutinent en villa-

ges autour des usines, afin de pouvoir vivre;

ou bien celles où les hommes se rassemblent

autour du lieu du culte et construisent leur vie

à partir de ce centre, tirant de la terre le néces-

saire pour vivre?

Nous nous trouvons alors en face de deux

civilisations différentes qui se sont construites

à partir de deux conceptions différentes. La

première civilisation repose sur la nature es-

sentiellement religieuse de l’homme: le «lien»

qui unit l’homme à Dieu est «premier»; il est

surtout «vrai», car il produit des vertus chez

l’homme dont la plus remarquable, à l’œil d’un

sociologue, est ce détachement persévérant

des biens de la terre, la tempérance. Toute la

vie sociale est alors imprégnée par l’effet de

cette vertu cardinale. On aura reconnu là la ca-

ractéristique d’une civilisation catholique: Dieu

premier servi.

Le libéralisme économique

L’autre civilisation, celle qui a prospéré aux

États-Unis, spécialement en Nouvelle-Angleter-

re, est née, elle aussi, de la religion. Mais le lien

qui unit l’homme à Dieu est interprété d’une fa-

çon tout différente: l’homme prospère, et non

pas l’homme vertueux, est considéré, sociale-

ment, comme «béni de Dieu». C’est la civilisa-

tion née du puritanisme protestant. De là, l’af-

firmation d’Adam Smith, que l’intérêt individuel

bien entendu pour les biens économiques est

le principe ordonnateur de la vie sociale, il n’y a

qu’un pas qui fut franchi: le libéralisme écono-

mique était né.

Dans son maître livre, «Progress and Reli-

gion», l’historien catholique Christopher Daw-

son analyse l’intime connexion qui existe en-

tre le puritanisme protestant et le (libéralisme

économique): le puritanisme fut la motivation

religieuse (erronée) qui permit l’avènement

de la société (matérialiste). Dans une telle

société, la vie sociale n’est plus, principale-

ment, qu’une vie économique. L’ordre social

lui-même ne dépend plus de la morale, mais

de la libre compétition des intérêts individuels

pour les biens économiques. Bref, l’amour de

l’argent dont saint Paul dit qu’il est la «racine

de tous les maux» a remplacé, pratiquement,

l’amour de Dieu et du prochain. Les conditions

se trouvaient donc réunies, à brève ou longue

échéance, pour que puisse naître et se déve-

lopper la pire maladie sociale que le monde ait

connue, le communisme athée ! De la lutte en-

tre les individus pour les biens économiques

à la lutte des classes, il n’y a qu’un pas qui fut

franchi allègrement.

La mort de la société catholique

En 1965, au Québec, la situation pouvait

s’e

xprimer ainsi: Les enfants de la civilisation

catholique se sont pris d’une soif inextingui-

ble, semble-t-il, pour les biens de la terre, et

ils refusent en bloc l’héritage d’une civilisation

qui a produit des hommes vertueux au lieu de

produire des hommes riches et puissants. Au

souci du devoir accompli fait place le culte na-

tional des droits revendiqués. C’est la mort de

la société catholique et l’émergence de la so-

ciété protestante et nationaliste.

A ce changement de cap de la société qué-

bécoise on a donné le nom, dans les journaux,

de «Révolution Tranquille». Personnellement,

je ne crois pas que nous en soyons encore à la

Révolution proprement dit; nous en sommes à

l’étape préalable: l’apostasie.

En effet, beaucoup de Québécois ne veulent

pas encore briser radicalement le lien naturel

qui unit l’homme à Dieu; mais, par contre, ils

veulent que ce lien ne soit plus catholique,

du moins socialement. La preuve de cet état

d’esprit est dans cette manie générale de tout

«déconfessionnaliser» au nom du «pluralisme

social». Le nom catholique est devenu gênant

pour beaucoup, et cela pour la bonne raison

qu’ils ne vivent plus selon les exigences mora-

les de leur foi catholique; au lieu de réformer

leur vie en conséquence, ils préfèrent réformer

les structures selon une nouvelle conscience

non confessionnelle. Et pour que cette «laïci-

sation» se fasse sans que l’unité sociale soit

rompue trop tôt, on substitue «tranquillement»

le lien national au lien religieux. Le dénomina-

teur commun de l’unité n’est plus l’Église, mais

la nation. La radio, la télévision, et la grande

presse s’emploient sans relâche à propager la

nouvelle «idéologie».

«L’Apostasie Tranquille»

Au Québec, on peut donc dire qu’actuelle-

ment tout se traduit par une tendance, d’abord,

et par une volonté, ensuite, de se détacher du

Christ par le biais de la nation. Tout est qué-

bécois, plus rien n’est catholique, socialement.

C’est «l’Apostasie Tranquille» précédant la «Ré-

volution». Évidemment, on évite de se l’avouer

à soi-même, seul à seul; mais, mus par un

instinct grégaire nationalisé, tous «marchent»

dans le coup. Le but de la vie sociale n’est plus

la perfection des citoyens, mais la «liberté» de

vivre civilement comme si l’on n’était plus ca-

tholique,

Parmi les jeunes, certains ont été formés soit

à l’école de Sartre, soit à celle du marxisme-

léninisme; plusieurs d’entre eux ont déjà pris

conscience des demi-trahisons casuistiques de

l’Apostasie Tranquille, et par la “science révo-

lutionnaire”, ils vont au-delà de l’apostasie vers

le communisme athée. Ils ont déjà réclamé la

reconnaissance du DROIT de croire que la re-

ligion soit un mal et ils préparent scientifique-

ment la prise du pouvoir par le Parti. Aussi sa-

luent-ils l’avènement de «l’homme québécois»,

comme celui d’un «Homme Nouveau» qui a

amorcé la «situation révolutionnaire» au Qué-

bec... Ces

jeunes, gagnés aux idées marxis-

tes-léninistes

,

disent que «les socialistes n’ont

pu prendre le pouvoir en quelque pays que

ce soit, que pendant une guerre civile». Pour

provoquer la guerre civile (

au Québec

), ils ont

«choisi d’exploiter scientifiquement» «comme

thèmes de recherche et de combat le socialis-

me, le laïcisme et l’indépendantisme». Telle est

encore la situation actuelle dans la province de

Québec.

Que faire?

La réponse est simple: il faut faire comme

le Pape, résister. Mais résister avec cet espoir

invincible: l’homme moderne saura encore

découvrir, dans la conception religieuse qui

lui est offerte par le catholicisme, sa propre

vocation dans une civilisation qui ne meurt

pas, mais qui avance sans cesse vers la per-

fection naturelle et surnaturelle de l’esprit

humain, que la grâce de Dieu rend capable de

la possession honnête et pacifique des biens

temporels, tout en l’ouvrant à l’espérance des

biens éternels (Ecc.1 Suan). Autrement dit, la

consigne de Pie XI dans Quas Primas est plus

que jamais actuelle:

La Paix du Christ dans le

Règne du Christ.

Mais pour que le Christ règne à nouveau, il

faut des hommes nouveaux. C’est-à-dire,

1.Des hommes catholiques

2. conscients de l’être

3. et capables de traduire en termes sociaux

exacts la conscience qu’ils ont du lien qui les

unit au Christ-Roi.

L’interprétation sociale exact de ce lien,

c’est la Doctrine Sociale de l’Église.

La civilisation catholique de la Nouvelle-France

Reposait sur la famille, la paroisse et l’Église

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La Révolution Tranquille a renversé l’ordre des valeurs

Lumineuses conférences

Sur les problèmes du monde actuel

Maison de l’Immaculée, Rougemont

Chaque mois, aux dates suivantes

24 janvier. 28 février.

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Rapports des apôtres revenant de

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Maison de l’Immaculée, chacun apporte

ses provisions.

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3.30 hres p.m. Confessions

5.00 hres p.m. Sainte Messe à la

chapelle de la Maison de l’Immaculée.

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Aux réunions de Vers Demain, tous

se présentent modestement vêtus.

Les dames en robe attachée au cou,

à manches dépassant le coude et à

jupe couvrant les genoux. Messieurs

et dames en shorts ne sont pas admis.