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Janvier-Février 2010

Journal Vers Demain, 1101 Principale St., Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Semaine d’étude de la Doctrine Sociale

de l’Église et de son application

pour vaincre la crise et la pau

v

reté

du 13 au 20 mars 2010

Suivra une semaine de prière, et une retraite prêchée

par Son Excellence Mgr Marie-Daniel Dadiet

Archevêque de Korhogo, Côte d’Ivoire

Siège de Jéricho 2010

7 jours et 6 nuits d’adoration

Devant le Saint Sacrement Exposé

du 21 au 27 mars

Maison de l’Immaculée, 1101 Principale, à Rougemont. 450- 469-2209

Réunion mensuelle, le 28 mars

Venez nombreux à cette semaine d’étude et à cette semaine d’adoration et

de retraite qui nous enflammera d’amour pour Dieu et notre prochain

Habillement modeste

Les Pèlerins de saint Michel sont les défenseurs de la dignité de la personne humaine, créée à l’image et la ressemblance de Dieu.

Par respect pour Dieu, pour les évêques, les prêtres et tous les assistants, ils se vêtent en dignes fils et filles de Dieu. Nos dames donnent

le bon exemple. Elles conservent leur féminité en refusant de porter le pantalon. Elles se vêtent dignement en robe avec manches

dépassant les coudes, robe non collante, non fendue, non transparente, non décolletée (pas plus qu’un pouce au bas du cou), avec

jupe à mi-jambe. Mini-jupes. Shorts, bermudas sont interdits sur nos terrains et dans nos maisons. Les messieurs portent le veston et le

pantalon long. Cela donne un air de dignité à nos réunions et un grand respect devant le Saint Sacrement. Et Dieu bénit nos travaux.

(suite de la page 23 )

DU RÉGIME DE DETTES

A LA PROSPERITÉ

jours eu ces malheureux ou ces parasites à

charge, d’une manière ou de l’autre. Ce fut

la mendicité, ce furent les refuges publics,

c’est le secours direct, et c’est même, dans

certains cas, la prison. Lorsque le Crédit So-

cial, au lieu de taxer Pierre ou Paul, qui n’ont

rien de trop, pour soutenir ces chômeurs, vo-

lontaires ou non, leur distribue modérément

— assez pour les soustraire au dénuement

absolu — des

surplus de la production, il est

déjà bien supérieur au système actuel. Celui-

ci répartit la pauvreté, au lieu que le Crédit

Social répartirait l’abondance.

«De plus, il est faux de dire qu’un dividen-

de alimenterait la paresse, puisque, comme

nous le remarquons plus haut, le fléchisse-

ment dans la production affecterait le mon-

tant de ce dividende. Sache-t-on qu’un divi-

dende payé aux actionnaires d’une société

coopérative les désintéresse des activités de

leur société et les porte à la fainéantise? Le

contraire n’a-t-il pas lieu? Il y a certainement

des insouciants qui bénéficient de l’énergie et

de l’ardeur des autres; mais cela est inévita-

ble et, d’ailleurs, les travailleurs ayant leur sa-

laire en plus et ce salaire restant la principale

source du pouvoir d’achat, nous ne voyons

pas qu’ils soient portés à se croiser les bras

pour joindre les rangs des parasites.

«C’est, en définitive, le travail fructueux

qui détermine les disponibilités du Crédit So-

cial, dividende y compris. La paresse détrui-

rait ces disponibilités, de sorte que le système

porte en soi-même l’impulsion au travail. On

cite, il est vrai, des cas où des chômeurs se-

courus ont refusé de se remettre au travail, à

salaire. Il serait premièrement intéressant de

savoir quel salaire on leur a offert en regard

du secours direct; il faut observer, deuxième-

ment, qu’on inflige une sorte de pénalisation

au travail en supprimant le secours à l’homme

qu’on renvoie à l’ouvrage. Le dividende ne

fait rien de la sorte; le travailleur en bénéficie

au même titre que celui qui ne travaille pas.

Le travail conserve donc tout son stimulant.

«Il est faux de dire que le dividende soit

immérité. Dans une compagnie, ceux qui ap-

portent des capitaux, même s’ils ne travaillent

pas, ont droit à une certaine partie des reve-

nus de la production. Dans la société, tous les

consommateurs apportent une certaine va-

leur aux fruits de la production, par le simple

fait qu’ils font partie du corps des consom-

mateurs. Quelle valeur aurait la centrale élec-

trique de Beauharnois, s’il n’y avait pas dans

le pays une population capable d’en utiliser

le produit ?

«D’ailleurs, l’augmentation moderne, phé-

noménale, de la capacité de production, est

le fruit du cerveau humain de cette généra-

tion et de générations passées. C’est une ac-

quisition commune à laquelle ont droit tous

les hommes.

«La science, les recherches ont donné la

machine pour soulager l’humanité de ses cor-

vées assujettissantes. Si la machine déplace

le travail des bras, c’est une bénédiction, à la

condition que le salaire gagné par la machine

aille à ceux dont elle diminue l’ouvrage. Le

système actuel change cette bénédiction en

malédiction, comme il fait pour bien d’autres

choses, car il est un système mauvais, né de

l’avarice et de la loi du plus fort; il met la main

sur les revenus de la machine et les dirige vers

les coffre-forts des rois de la finance, tandis

que le travailleur limite ses satisfactions à un

salaire mesquin et envisage le lendemain avec

terreur, s’il n’est pas déjà à la ration des se-

cours directs.

«Le Crédit Social n’est pas du socialisme,

n’abolit pas la propriété privée et ne vise pas

au partage égal de la richesse. Mais il ne re-

connaît pas la loi de la jungle; il établit une

saine solidarité entre les membres de la na-

tion; il accueille les développements de la

science et en fait bénéficier toute l’humanité;

il crée une atmosphère de justice sociale; il

favorise le mariage et la famille.»

J. Crate Larkin