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Janvier-Février 2010

Journal Vers Demain, 1101 Principale St., Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

L’article suivant de Richard C. Cook, a été

traduit de l’anglais et publié par «Horizons et

Débats», en avril 2008.

http://www.horizons- et-debats.ch

.

Richard C. Cook est un ancien

analyste du gouvernement américain. Il a no-

tamment fait partie de la «Civil Service Commis-

sion», de la «Food and Drug Administration».

Voici la traduction de cet article qui a paru dans

«Global Research», du 27 mars 2008:

Tournons-nous vers ce personnage amé-

ricain dont les théoriciens disent souvent qu’il

se trouve à l’épicentre de tous les projets de

l’élite. Il s’agit de David Rockefeller, le multimil-

liardaire de 92 ans, le parrain de l’élite finan-

cière mondiale.

Le très long article de l’encyclopédie Wi-

kipedia qui lui est consacré reproduit le texte

d’une célèbre déclaration qu’il aurait faite lors

du discours d’ouverture de la Conférence de

Bilderberg à Baden-Baden en juin 1991:

Paroles de Rockefeller

«Noussommes reconnaissantsau ‘Wash-

ington Post’, au ‘New York Times’, au ‘Time

Magazine’ et à d’autres importants organes

de presse dont les directeurs ont assisté à

nos réunions et tenu leurs promesses de

discrétion pendant près de quarante ans.

Nous n’aurions pas pu développer notre

plan pour le monde si nous avions été expo-

sés aux regards de l’opinion publique pen-

dant toutes ces années. Mais le monde est

maintenant plus complexe et mieux préparé

à s’acheminer vers un gouvernement mon-

dial qui ne connaîtra plus jamais la guerre,

mais seulement la paix et la prospérité pour

l’humanité tout entière. La souveraineté su-

pranationale d’une élite d’intellectuels et de

banquiers mondiaux est certainement pré-

férable à l’autodétermination pratiquée au

cours des siècles passés.»

Ces paroles ont été prononcées il y a 17 ans.

C’était le début du gouvernement Clinton. Roc-

kefeller dit «nous». Les personnes désignées

par ce «nous» ont tenu des réunions pendant

près de 40 ans. Si l’on y ajoute les 17 ans qui

nous séparent de la date du discours, cela fait

57 ans, c’est-à-dire deux générations.

Non seulement les personnes en question

ont développé un «plan pour le monde» mais

de toute évidence, cet essai a eu du succès.

Leur objectif ultime est de créer la «souverai-

neté supranationale d’une élite d’intellectuels

et de banquiers mondiaux». Selon Rockefeller,

cela conduira à un «gouvernement mondial qui

ne connaîtra plus jamais la guerre».

Supposons, à titre de pur exercice intellec-

tuel, que David Rockefeller soit une personne

aussi importante et puissante qu’il semble le

penser. Accordons-lui quelque crédit et suppo-

sons que lui et les personnes désignées par

«nous» ont réussi dans une certaine mesure.

Cela signifierait que les principales décisions et

les principaux événements depuis que Rocke­

feller a prononcé son discours, en 1991, ont fait

partie du plan ou qu’ils ont du moins représenté

ses caractéristiques et révélé ses intentions.

Par conséquent, en examinant ces décisions

et événements, nous pouvons établir si Rocke­

feller a dit vrai en affirmant que l’utopie qu’il

avait à l’esprit, est en train de se réaliser, ou

du moins plus près de se réaliser. Voici, dans

le désordre, quelques-unes de ces décisions et

quelques-uns de ces événements:

Disparitions de millions d’emplois

L’application de l’Accord de Libre-Échange

Nord Américain par les gouvernements Bill

Clinton et George W. Bush a entraîné la dis-

parition de millions d’emplois industriels et la

destruction des exploitations agricoles familia-

les en faveur de l’industrie mondiale de l’agri-

culture.

D’autres accords de libre-échange simi­

laires, dont ceux conclus sous les auspices

de l’Organisation mondiale du commerce, ont

entraîné la délocalisation de millions d’autres

emplois industriels vers la Chine et ailleurs.

Le revenu moyen par famille aux États-Unis

n’a cessé de diminuer, alors que la part de la

richesse du pays, détenue par les plus hautes

tranches de revenus, est montée en flèche.

Certains gestionnaires de fonds spéculatifs de

Wall Street gagnent 1 milliard de dollars par an-

née, alors que le nombre des sans-abri, dont

des anciens combattants, frise le million.

La bulle immobilière a conduit à une énor-

me inflation des prix de l’immobilier aux États-

Unis. Des millions de maisons tombent entre

les mains de banquiers à la suite de saisies. Le

prix des terres et des fermages a en outre dé-

cimé l’agriculture familiale et le petit commer-

ce. L’augmentation des impôts fonciers, basés

sur la surestimation des terrains, a contraint

des millions de personnes à revenu faible ou

moyen et de personnes âgées à abandonner

leur maison.

Une pyramide de dettes considérables

Le fait que des banquiers contrôlent mainte-

nant la totalité du système monétaire national,

sous des lois qui veulent que l’on ne crée de

l’argent qu’en prêtant à intérêt, a entraîné une

pyramide de dettes considérables qui menace

de s’effondrer. Ce système «monétariste» a été

lancé par des économistes de l’Université de

Chicago, payés par la famille Rockefeller. Le

hic, c’est que quand la pyramide s’effondre et

que tout le monde fait faillite, les banques, qui

ont créé de l’argent «comme par magie», peu-

vent alors saisir des biens précieux pour une

bouchée de pain, comme J-P. Morgan Chase

s’apprête à le faire avec les commerces de

‘Carlyle Capital’. Le gouvernement a abandon-

né la régulation judicieuse de l’industrie finan-

cière et tout politicien qui essaie de s’y opposer,

comme Eliot Spitzer, est condamné.

La charge fiscale totale des Américains (im-

pôts fédéraux, impôts des États et impôts des

particuliers) dépasse maintenant 40% du re-

venu, et est en train d’augmenter. Aujourd’hui,

au début d’une récession, le Congrès, contrôlé

par les Démocrates, tout en soutenant le très

faible rabais «stimulus», continue d’augmen-

ter hypocritement les impôts, même ceux des

revenus moyens. Les arrérages d’impôts, de

même que les emprunts des étudiants, ne peu-

vent plus bénéficier de la protection de la loi sur

les faillites.

Le prix de l’essence augmente alors que

des compagnies comme ‘Exxon-Mobil’ enre-

gistrent des profits records. Les prix d’autres

produits de base, dont ceux de l’alimentation,

ne cessent d’augmenter et certains pays sont

au bord de la famine. Aux États-Unis, 40 mil-

lions de personnes sont officiellement considé-

rées comme «food insecure» (en situation de

précarité alimentaire).

Les sociétés qui contrôlent l’eau et les res-

sources minières se sont emparées d’une gran-

de partie de ce qui appartenait à la collectivité.

Et la dérégulation de la production énergétique

a entraîné d’importantes hausses du prix de

l’électricité dans de nombreuses régions.

Destruction des fermes familiales

La destruction des exploitations agricoles fa-

miliales par l’Aléna (Accord de Libre-Échange

Nord Américain entre les États-Unis, le Canada

et le Mexique) s’est reflétée dans les politiques

du Fonds Monéraire International et de la Ban-

que mondiale à l’égard d’autres pays. Dans le

monde entier, en raison de la pression exercée

par le «consensus de Washington», l’autosuf-

fisance alimentaire locale a été remplacée par

des cultures destinées avant tout à l’exporta-

tion. L’exode rural a considérablement augmenté

la population des bidonvilles dans les pays

sous-développés.

Depuis les années 1980, les États-Unis ont

mené des guerres dans le monde soit directe-

ment, soit par procuration. L’ex-Yougoslavie a

été démembrée par l’OTAN (l’Organisation du

Traité de l’Amérique du Nord). Sous prétexte

du 11 septembre et en se servant de projets

déjà élaborés, les États-Unis sont engagés

maintenant dans la conquête et l’occupation mili-

taire permanente du Moyen-Orient. L’encercle-

ment mondial de la Russie et de la Chine par

les forces armées des États-Unis et de l’OTAN

est en cours et de nouveaux efforts pour mi-

litariser l’espace ont commencé. Les puissan-

ces occidentales sont nettement en train de se

préparer à l’éventualité d’une nouvelle guerre

mondiale.

Espionnage par des micropuces

L’expansion de l’empire militaire américain

à l’étranger se manifeste par la création d’un

système totalitaire de surveillance à l’intérieur

du pays: au nom de la «guerre

contre le terro-

risme»,

on espionne les activités des particu-

liers grâce à la technologie et à des systèmes

mis en place

.

On commence à utiliser des implants élec-

troniques permettant de suivre à la trace les

(

allées et venues

) des individus. Le complexe

militaro-industriel est devenu l’industrie la plus

importante et la plus prospère du pays. Elle em-

ploie des milliers de planificateurs

qui doivent

trouver

de nouveaux et meilleurs

procédés

,

officiels ou secrets, d’anéantir les «ennemis»

aussi bien indigènes qu’étrangers.

Ceci dit, les États-Unis possèdent la plus

importante population carcérale (habitants des

prisons) du monde. En outre, la vie quotidienne

de millions de personnes constitue un fardeau

écrasant: administra

tions, assurances, factu-

res, paperasseries. Les plus simples transactions

commerciales sont alourdies de frais occasion-

nés par des légions de comptables, d’avocats,

de bureaucrates, de courtiers, de spéculateurs et

d’intermédiaires.

Enfin, la dégradation de la vie quotidienne a

provoqué une augmentation considérable des

maladies liées au stress, telles les dépendances

à l’alcool et aux drogues. Même les gouverne-

ments de certains pays sont impliqués dans le

trafic de la drogue.

Les banquiers nous préparent un gouvernement mondial

David Rockefeller est le parrain de l’élite financière mondiale

(suite en page 19)