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Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Août-Septembre 2010

Témoignage d’un prêtre colombien:

R O M E ,

Jeudi 10 juin

2010 (ZENIT.

org) - Nous

p u b l i o n s

c i -dessous

l’histoire ra-

contée par

un prêtre

colombien,

qui a gagné

le concours

«Anecdotes

sacerdota-

les» organi-

sé en mars

dernier par

le

portail

catholic.net

.

Sur les 820 histoires parvenues de 78 pays, un

jury de 20 membres issus de 7 pays différents,

a choisi celle du prêtre colombien Manuel Julián

Quiceno Zapata, du diocèse de Carthage (Colom-

bie).

J’ai confessé le « diable »

Mais avant d’entendre sa confession...

Curé d’un petit village, je sortais souvent

dans la rue le dimanche après-midi pour saluer

les gens, leur distribuer un texte de catéchèse,

surtout à ceux qui n’avaient pas l’habitude d’al-

ler à la messe. Dans cette paroisse dédiée à saint

Joseph, beaucoup avaient en effet une autre

coutume qu’ils observaient religieusement: celle

d’aller «boire un coup» dans le café d’en face. Je

savais donc aisément où les trouver.

Un jour, en terminant mon parcours, une

dame vient me voir et me demande si j’ai bien

reconnu le «diable». «Si, si, le diablo est un des

hommes auxquels vous avez dit bonjour; vous lui

avez même donné un de vos textes de catéchè-

se». Mais je ne me souvenais pas avoir vu le «dia-

ble» ni qui que ce soit qui puisse lui ressembler.

Peu après, je devais me rendre au village voi-

sin pour aider un frère prêtre, mais la voiture de

la paroisse était en panne. Alors que je cherchais

qui pouvait m’y amener, l’un des enfants de la

paroisse me dit: «Si vous voulez, padre, j’appelle

le diablo et je lui demande s’il peut vous condui-

re». Pensant qu’il s’agissait d’une plaisanterie,

j’acceptai et je pus donc faire sa connaissance...

Au début, je n’osais pas ouvrir la bouche car

c’était la première fois que je faisais un voyage

en telle compagnie. Je me disais: «Mais de quoi

pourrais-je bien parler avec le diablo?» Au bout

d’un moment, j’entamai quand même le dialo-

gue, mais cela ressemblait plus à un interrogatoi-

re qu’à une conversation. Avant

de sortir de la voiture, sans rien

lui dire, je laissai dans la boîte à

gants un scapulaire de la Vierge

du Carmel.

À partir de ce jour-là, je le

croisais partout. Chaque fois

que je le voyais, je l’invitais à

la messe, mais il me répondait

toujours: «Pas maintenant, un

autre jour, j’ai mes raisons».

Cela faisait longtemps que je

ne l’avais plus revu quand un en-

fant m’arrêta à la porte de l’égli-

se pour me dire que quelqu’un

de gravement malade avait be-

soin de me voir d’urgence. Je

m’empressai d’aller chercher le

nécessaire et de le suivre. Quelle

ne fut pas ma surprise quand,

en arrivant chez ce malade, je

m’aperçus qu’il s’agissait jus-

tement de mon diablo, le pay-

san Ramón. Il ne se souvenait

pas quand ni pourquoi on avait

commencé à l’appeler comme

cela, mais il s’y était fait.

Et il gisait sur son lit, touché

par un terrible cancer en phase

terminale. «Vous vous souvenez

de moi, padre, je suis le diablo.

Mais mon âme, c’est à Dieu que

je veux la donner ! Padre, por fa-

vor, vous me confessez ?»

J’étais déjà en train de pen-

ser que c’était un des plus

«J’ai confessé le diable»

Notre-Dame du Mont Carmel, merci de nous avoir donné

le scapulaire qui nous protège et nous aide à aller au Ciel

beaux moments de ma vie quand je vis entre

ses mains tremblantes un scapulaire : celui

que je lui avais laissé dans le vide-poche de la

voiture. Il voulait l’apporter pour son voyage

dans l’éternité ! Après sa mort, je trouvai aus-

si chez lui une des feuilles de catéchèse que

je distribuais le dimanche après-midi, sur la

confession.

Que Dieu est grand et mystérieux. Il agit dans

le silence et la simplicité et il nous permet aussi

de partager à tous le don dont il nous fait part.

Ce jour-là, le village n’en revenait pas, et moi non

plus: «il a confessé le diablo !»

P. Manuel Julián Quiceno Zapata

«De nos jours, nous dit le catéchisme de

l’Église catholique, dans un monde hostile à la

foi, les familles croyantes sont de premières im-

portances comme foyers de foi vivante et rayon-

nante (NO.1656). Un homme (le père) et une

femme unis pour la vie par le mariage forment

avec leurs enfants une famille qui sera consi-

dérée comme la référence normale (NO.2202).

La famille chrétienne est une communauté de

foi, d’espérance et de charité (NO.2204). Elle

est une communion de personnes, image de

la communion du Père et du Fils dans l’Esprit

Saint; la famille chrétienne est évangélisatrice

et missionnaire (NO.2205). »

La société québécoise a malheureusement

gommé ce noble idéal familial depuis plusieurs

décennies.

Y a-t-il dans nos familles une atmosphère

chrétienne ? Quelle place la Parole de Dieu oc-

cupe-t-elle dans nos maisons ? Quel exemple

le Père donne-t-il à sa progéniture ? Beaucoup

de jeunes sont foudroyés quand ils arrivent au

Secondaire, au Cégep et à l’Université, influen-

cés par des professeurs athées. Ils sont entraî-

nés par une ambiance malsaine où l’ésotérisme

et l’anticléricalisme prennent de plus en plus

de place. Pour contrer cette atmosphère empoi-

sonnée et diabolique, nos enfants ont besoin

d’un père qui se tient debout et qui n’a pas peur

d’afficher ses valeurs de fidélité au Christ et à

l’Église, ce qui, malheureusement est l’excep-

tion aujourd’hui en ce temps de relativisme

où tout est considéré comme banal et nor-

mal.

La vraie paternité, dans le cadre d’un ma-

riage pour la vie entre un homme et une fem-

me, est une grande joie, un grand privilège

et une grande responsabilité. Quand nous

Photo de la semaine d’étude 2009. Des étudiants intéressés

transmettons à nos enfants les richesses de la

religion catholique, nous leur donnons un héri-

tage permanent et sans prix.

Est-ce le cas dans notre Québec en pleine

débandade où le paganisme fait de plus en plus

la loi ?

Paul-André Deschesnes

Transmettons à nos enfants les richesses de la religion catholique