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Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Août-Septembre 2010

Pour vous démontrer jusqu’à quel point no-

tre gouvernement du Québec viole le droit des

parents en ce qui concerne les droits des parents

sur l’éducation de leurs enfants, Jean Charest,

appuyé fortement par la chef de l’opposition

Pauline Marois, ira en appel du jugement Du-

gré. Les deux n’acceptent pas le fameux juge-

ment Dugré en faveur de la liberté religieuse du

collège Loyola, de Montréal.

Les journaux nous rapportent les nouvelles

suivantes à ce sujet:

Jean Charest ira en appel

«Le premier ministre du Québec, Jean Cha-

rest, a affirmé lundi que le gouvernement inter-

jetterait appel du jugement rendu vendredi par

la Cour supérieure du Québec, exemptant l’école

secondaire privée catholique Loyola High School

de dispenser le cours d’éthique et de culture reli-

gieuse (ECR) dans une perspective laïque.

«Lors d’une conférence de presse à Laval, M.

Charest a rappelé que le débat sur les écoles laï-

ques durait depuis des années. La ministre de

l’Éducation, Michelle Courchesne, a pour sa part

qualifié d’«excessif» l’avis rendu par le juge Gé-

rard Dugré.»

Sa loi à elle n’est-elle pas excessive?

La chef péquiste Pauline Marois l’appuie

La chef de l’opposition officielle à l’Assem-

blée nationale, Pauline Marois, avait affirmé di-

manche que le gouvernement devait porter le

jugement en appel. Elle se vante d’être celle qui

a fait enlever la religion dans les écoles:

«Moi, je suis celle qui a travaillé pour dé-

confessionnaliser le système. Vous compren-

drez que je ne suis pas d’accord avec cette dé-

cision, et je crois qu’elle doit être contestée»,

a déclaré la chef du Parti québécois, tandis

qu’elle participait à une marche pour la sou-

veraineté du Québec à Montréal, dimanche.

Pour que les évêques et les parents ne protes-

tent pas lorsqu’elle a fait enlever l’article 93 de

la Constitution, voici ce qu’elle disait en 1997

:

Journal des débats, 26 mars 1997, Déclara-

tion ministérielle de la ministre de l’Éducation,

Pauline Marois à l’Assemblée nationale.

..

«Le libre choix entre l’enseignement moral

et l’enseignement religieux catholique et pro-

testant continuera d’être offert, en confor-

mité avec la Charte québécoise des droits et

libertés.»

«Cette école devra être capable d’offrir le

libre choix aux parents qui la fréquenteront...

c’est-à-dire aux parents des enfants qui la fré-

quenteront, soit la possibilité d’une forma-

tion religieuse catholique, protestante ou une

formation morale.»

«Je répète, M. le Président, que l’école pu-

blique doit respecter le libre choix comme le

libre refus de la religion qu’expriment les pa-

rents.»

Voilà des propos de Pauline Marois dits en

1997 qui contredisent ceux qu’elle déclare

aujourd’hui. Il est évident qu’elle n’était pas sin-

cère en 1997 et que son plan était de faire dis-

paraître Dieu de la province de Québec.

Madame Courchesne impose à toutes les éco-

les publiques et privées l’obligation d’enseigner

son cours d’éthique et de culture religieuse dans

une perspective laïque. Elle ne permet pas aux

parents catholiques de retirer leurs enfants de

ces cours. Pour nous séduire tous, elle nous parle

de «société libre et démocratique» alors qu’elle

impose le contraire. Même tactique que Pauline

Marois pour nous faire avaler son plan.

Le moindre que l’on puisse dire, c’est de la

haute trahison envers notre peuple québécois,

canadien-français catholique.

Thérèse Tardif

Au sujet du jugement Dugré, nous ne fe-

rions pas mieux et nous ne pourrions pas trou-

ver mieux que les commentaires de Normand

Lester (né en 1945), journaliste d’enquête qué-

bécois. Il dit tout haut, ce que le peuple qué-

becois commence à comprendre, mais ne peut

l’exprimer.

Normand Lester, 2010-06-23

Le Loyola High School est une école privée

catholique. Les parents y envoient leurs enfants

pour qu’ils soient éduqués dans un environne-

ment religieux.

Un juge de la Cour supérieure du Québec a

décidé que l’institution avait le droit de donner

le cours d’éthique et de culture religieuse (ÉCR)

dans une perspective catholique. Normal non?

Pas au Québec.

Le premier ministre Jean Charest, avec l’ap-

pui du PQ et de Québec Solitaire, a annoncé

que le gouvernement allait en appeler du juge-

ment. Tout cela va sans doute se rendre en Cour

suprême.

Il me semble que c’est là une occasion d’ac-

corder un accommodement raisonnable. Est-ce

qu’au Québec c’est réservé aux juifs et aux mu-

sulmans ? On le dirait.

Même si la pratique du catholicisme est en

chute libre, les catholiques constituent encore la

religion de l’immense majorité de la population.

C’est sans doute pourquoi les pédagogues so-

cioconstructivistes qui contrôlent le projet édu-

catif du ministère de l’Éducation ont le catholi-

cisme dans leur mire. Les valeurs qu’il véhicule

sont un des éléments centraux de l’identité qué-

bécoise que ces idéologues veulent détruire.

Le cours d’éthique et de culture religieuse

(ÉCR) cible directement cette religion. L’ancien

ministre péquiste, Jacques Brassard, consi-

dère avec raison que ce cours est une horreur:

«C’est une macédoine indescriptible qui oblige

des enfants de six ans à fréquenter au moins six

religions. Jésus, Allah, Bouddha, Vishnou, Ga-

nesh, Jéhovah et le Grand manitou, c’est toute

une ribambelle de dieux qui vont se bousculer

dans le cerveau des tout-petits. L’effet recher-

ché de ce cafouillis divin, c’est de relativiser

(cela s’appelle le relativisme éthique) l’héritage

judéo-chrétien des Québécois.»

D’ailleurs, les auteurs du cours ne s’en ca-

chent pas. Selon l’un de ses concepteurs et ré-

viseurs scientifiques des manuels utilisés au pri-

maire, Fernand Ouellet, le cours vise «à ébranler

Accommodements raisonnables:

pourquoi les catholiques n’y auraient pas droit ?

la suffisance identitaire trop massive de la cultu-

re dominante», et d’«y introduire la divergence

et la dissonance».

(Il fut un temps – respectueux de la tradition

– où l’on nommait encore justement ces gens

«traitres à la patrie» !) Le texte des manuels est

donc (volontairement) biaisé en conséquence

de façon insidieuse et perfide. Dans une ana-

lyse des manuels d’accompagnement, le criti-

que Patrick Andries souligne que les récits reli-

gieux consacrés aux religions non chrétiennes

sont toujours à l’indicatif ou à l’impératif, donc

avérés «Dieu révéla à Muhammad le message

divin», alors que tout ce qui a trait à la révélation

chrétienne dont la résurrection de Jésus est au

conditionnel, donc dubitatif.

On évoque la non-ordination des femmes

chez les catholiques, mais on ne dit pas que

c’est aussi le cas de l’Islam. On affirme que la

venue de Mahomet a amélioré le sort des fem-

mes. Mais on reste pudiquement silencieux sur

la polygamie.

Assez curieusement, le Grand Manitou est

partout dans le cours. Andries note que les ma-

nuels ÉCR du primaire accordent un vertigineux

20 % de leurs pages à la spiritualité autochtone

qui est pratiquée par moins d’un Québécois sur

1000. Ahurissant non! Les autochtones au Qué-

bec, dans leur immense majorité, sont chré-

tiens.

La sociologue Joëlle Quérin dans son analyse

du cours, a très bien démontré comment cette

soi-disant ouverture à l’autre, cette ouverture au

dialogue vise la «transformation sociale» – autre

nom du «socioconstructivisme». La méthode par

excellence de régimes totalitaires de gauche de

Staline à Mao en passant par Pol Pot.

L’objectif du cours est de détruire la culture

identitaire dominante du Québec pour recons-

truire un homme nouveau, multiculturel et poli-

tiquement correct.

Ces pédagogues néo-maoïstes ont imposé

leur idéologie socioconstructiviste délirante

avec la complicité des deux principaux partis

politiques québécois. Les libéraux comme les

péquistes sont directement responsables du les-

sivage de cerveaux qu’ont impose depuis 2008

à toute une génération d’enfants québécois. Ce

cours est un produit du multiculturalisme tru-

deauiste et «Canadian» vomit par une majorité

de Québécois. Plutôt que le défendre jusqu’en

Cour suprême, le gouvernement du Québec de-

vrait tout simplement le retirer du programme.

Notre gouvernement du Québec

Nous enlève notre liberté religieuse

De la dictature dans nos écoles

Abolissez le ministère de l’Éducation, dit Lise Payette

Dans sa chronique du journal «Le Devoir», de Montréal, du 30 avril, Lise Payette réclame la

fermeture du ministère de l’Education Mettre la clé sur la porte:

«Je suggère dit-elle, qu’on coupe

complètement et totalement le ministère de l’Éducation, ce monstre dont tout le monde a perdu le

contrôle, y compris la ministre responsable...»

Un commentateur de cet article, Andrew Savage, n’y va pas de main morte lui non plus: «

Vous avez

bien raison de pointer ce ministère dont on n’a pas encore fait le décompte des dégâts qu’il a causés

depuis plusieurs décennies. Le vérificateur général peut toujours fouiller les comptes, mais il ne peut

pas mesurer les effets nocifs d’une instruction ratée...»

Madame Payette poursuit: «

Ç

a fait déjà plusieurs générations que ce ministère assassine les jeu-

nes avec tous ses brillants fonctionnaires qui ont le pied sur le tuyau d’oxygène... De réforme en ré-

forme, on aura réussi à bousiller plusieurs générations sans jamais rien proposer qui redonne l’envie

d’apprendre, la curiosité de découvrir et le besoin de bien s’équiper pour affronter la vie qui vient

devant... C’est sûr qu’il y aurait de belles économies à faire de ce côté. Fermer un ministère. Mettre

la clef sur la porte. On peut imaginer qu’un nombre important de fonctionnaires rentreraient à la

maison, car il faudrait éviter de les recaser ailleurs où ils ne manqueraient pas de refaire le même

dommage que ce qu’ils ont réussi à faire à l’éducation.»

On se réveille, mais il est bien tard, tout a été détruit en éducation. Tout est à refaire. Depuis sa

fondation, en 1960, le ministère de l’Education s’est appliqué, petit à petit, à faire disparaître nos va-

leurs chrétiennes. On a commencé par y chasser les vrais éducateurs: les évêques, les religieux(ses)

qui se préparaient pendant des années à apprendre à éduquer et à instruire l’enfance. Avec les écoles

sans Dieu, nos enfants n’ont rien appris en valeurs chrétiennes: l’amour de Dieu et du prochain, le

respect des parents, l’obligation d’assister à la Messe le dimanche, les Commandements de Dieu: tu

ne voleras pas, tu ne tueras pas, tu ne prendras pas la femme de ton voisin, etc... On leur a enseigné

le contraire: le divorce, l’avortement, la contraception, etc. Plus d’enfants, le peuple canadien-fran-

çais va disparaître. Tout cela est le fruit d’un ministère de l’Education entre les mains des ennemis de

Dieu et de l’Eglise catholique. Oui, à bas le Ministère de l’Education! Vers Demain le crie depuis 1964.

Donnez aux parents l’argent pour qu’ils se groupent et fondent eux-mêmes leurs écoles selon leurs

convictions.

Thérèse Tardif