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Edition gratuite de VERS DEMAIN

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et les brigandages exposaient l’or et les bijoux des

riches à tomber entre les mains des pilleurs. Aussi les

possesseurs d’or devenus trop nerveux prirent-ils de

plus l’habitude de confier la garde de leurs trésors aux

orfèvres qui, à cause du matériel précieux sur lequel

ils travaillent, disposaient de voûtes bien protégées.

L’orfèvre recevait l’or, donnait un reçu au dépositaire

et conservait le métal pour celui-ci, moyennant une

prime pour le service.

Naturellement, le propriétaire réclamait son bien,

en tout ou en partie, quand bon lui semblait.

Le négociant qui partait de Paris pour Marseille,

ou de Troyes pour Amsterdam, pouvait se munir d’or

pour faire ses achats. Mais là encore, il y avait dan-

ger d’attaque en cours de route; aussi s’appliqua-t-il à

persuader son vendeur de Marseille ou d’Amsterdam

d’accepter, au lieu de métal, un droit signé sur une

partie du trésor en dépôt chez l’orfèvre de Paris ou

de Troyes. Le reçu de l’orfèvre témoignait de la réalité

des fonds.

Il arriva aussi que le fournisseur d’Amsterdam, ou

d’ailleurs, réussit à faire accepter par son propre cor-

respondant de Londres ou de Gênes, en retour de

services de transport, le droit qu’il avait reçu de son

acheteur français. Bref, peu à peu, les commerçants en

vinrent à se passer entre eux ces reçus au lieu de l’or

lui-même, pour ne pas déplacer inutilement celui-ci et

risquer des attaques des mains des bandits. C’est-à-

dire qu’un acheteur, au lieu d’aller chercher un lingot

d’or chez l’orfèvre pour payer son créancier, donnait à

ce dernier le reçu de l’orfèvre lui conférant un titre à l’or

conservé dans la voûte.

(Article de Louis Even, paru dans les «Cahiers du

Crédit Social» d’octobre 1936.)

Si vous avez un peu d’imagination, transportez-

vous quelques siècles en arrière, dans une Europe

déjà vieille mais peu progressive encore, ayant sur-

tout cultivé l’art de la guerre et celui des persécutions,

s’éveillant néanmoins peu à peu aux récits des aven-

turiers et des voyageurs. C’était peut-être l’époque où

Jacques Cartier grimpait au sommet du Mont Royal,

conduit par le vieux chef qui voulait lui faire admirer

le magnifique panorama de forêts et de rivières de-

vant lequel même l’âme d’un Peau-Rouge ne pouvait

rester inerte. Ou était-ce plutôt avant que Christophe

Colomb eût mis le cap sur le vaste inconnu pour at-

teindre l’Orient en voguant vers l’Occident ?

Toujours est-il qu’en ce

temps-là la monnaie ne

comptait pas pour beau-

coup dans les transactions

commerciales courantes. La

plupart de celles-ci étaient

de simples échanges di-

rects, du troc. Cependant,

les rois, les seigneurs, les

riches et les gros négociants

possédaient de l’or et s’en

servaient pour financer les

dépenses de leurs armées ou pour acquérir des pro-

duits étrangers.

Mais les guerres entre les seigneurs ou les nations

L’orfèvre devenu banquier, une histoire vraie

par

Louis Even

«Pour chaque personne dans notre pays, il existe

20 000$ en argent. Cela paraît bien ! Mais il existe

en même temps 64 000$ de dette pour chaque

personne ! Dépensez votre 20 000$ pour payer la

dette, et ce 20 000$ cesse d’exister, vous laissant

sans argent et avec encore une dette de 44 000$.

Vous avez le choix entre perdre vos biens ou bien

emprunter ce 44 000$, mais cela ne fait que grossir

la dette. Rembourser la dette est donc impossible !

«Puisque la manière dont l’argent est créé (sous

forme de dette) est elle-même la cause de la dette

sans cesse croissante, il n’est pas possible de corriger

le problème en utilisant une méthode qui s’occupe

de l’argent seulement après qu’il ait été créé.»

«Travailler plus fort ne réglera pas le problème.

Travailler plus longtemps ne réglera pas le problème.

Donner un emploi à tous les membres de la famille ne

réglera pas le problème. Augmenter ou diminuer les

salaires ne réglera pas le problème, etc.

«La seule chose qui réglera le problème est

d’enlever aux compagnies privées (les banques) le

pouvoir de créer l’argent sous forme de dette (en

exigeant un intérêt), et d’adopter une méthode de

création de l’argent où l’Office national de Crédit

crée l’argent lui-même ! Cette solution est d’une

importance déterminante pour I’avenir financier de

notre pays et du monde entier !»

La seule chose qui manque, c’est l’éducation du

peuple, pour lui démontrer la fausseté, l’absurdité et

l’injustice du système financier actuel, et l’urgence

pour le gouvernement de créer lui-même son

argent, au lieu de I’emprunter des banques. Seul

Vers Demain dénonce le système actuel et apporte

la solution; c’est donc Vers Demain que la population

doit étudier. Et pour cela, il faut abonner tout le

monde à Vers Demain!

Alain Pilote