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par Louis Even

Pensons en richesses réelles. Il y

a de la nourriture sur la terre pour

nourrir deux fois l’humanité. Pour-

tant un milliard de personnes n’ont

pas de quoi se nourrir. «L'Île des

Naufragés» fut l'un des premiers

écrits de Louis Even, et demeure

l'un des plus populaires pour faire

comprendre que les banques ont le

pouvoir de créer l’argent basé sur

les richesses réelles créées par Dieu

pour tous et chacun, et elles, les

banques, nous le prêtent chargé

d’intérêts. Ainsi elles s’emparent

de toutes les richesses. Voilà la

cause première de la pauvreté.

1. Sauvés du naufrage

Une explosion a détruit leur

bateau. Chacun s'agrippait aux

premières pièces flottantes qui lui

tombaient sous la main. Cinq ont

fini par se trouver réunis sur cette

épave, que les flots emportent à

leur gré. Des autres compagnons

de naufrage, aucune nouvelle.

Depuis des heures, de longues

heures, ils scrutent l'horizon: quel-

que navire en voyage les aperce-

vrait-il ? Leur radeau de fortune

échouerait-il sur quelque rivage

hospitalier?

l'éleveur, affirme qu'il pourra les

améliorer et en tirer un bon ren-

dement.

Quant au sol de l'île, Paul le

trouve en grande partie fort pro-

pice à la culture.

Henri y a découvert des arbres

fruitiers, dont il espère pouvoir

tirer grand profit.

François y a remarqué surtout

les belles étendues forestières,

riches en bois de toutes sortes: ce

sera un jeu d'abattre des arbres

et de construire des abris pour la

petite colonie.

Quant à Thomas, le prospec-

teur, ce qui l'a intéressé, c'est la

partie la plus rocheuse de l'île. Il y

a noté plusieurs signes indiquant

un sous-sol richement minéralisé.

Malgré l'absence d'outils perfec-

tionnés, Thomas se croit assez

d'initiative et de débrouillardise

pour transformer le minerai en

métaux utiles.

Chacun va donc pouvoir se

livrer à ses occupations favorites

pour le bien de tous. Tous sont

unanimes à louer la Providence du

dénouement relativement heureux

d’une grande tragédie.

Tout à coup, un cri a retenti:

Terre! Terre là-bas, voyez! Juste-

ment dans la direction où nous

poussent les vagues!

Et à mesure que se dessine, en

effet, la ligne d'un rivage, les figu-

res s'épanouissent. Ils sont cinq:

François, le grand et vigoureux

charpentier qui a le premier lancé

le cri: Terre!

Paul, cultivateur; c'est lui que

vous voyez en avant, à gauche, à

genoux, une main à terre, l'autre

accrochée au piquet de l'épave;

Jacques, spécialisé dans l'éle-

vage des animaux: c'est l'homme

au pantalon rayé qui, les genoux

à terre, regarde dans la direction

indiquée;

Henri, l'agronome horticulteur,

un peu corpulent, assis sur une

valise échappée au naufrage;

Thomas, le prospecteur miné-

ralogiste, c'est le gaillard qui se

tient debout en arrière, avec une

main sur l'épaule du charpentier.

2. Une île providentielle

Remettre les pieds sur une terre

ferme, c'est pour nos hommes un

retour à la vie.

Une fois séchés, réchauffés,

leur premier empressement est de

faire connaissance avec cette île

où ils sont jetés loin de la civilisa-

tion. Cette île qu'ils baptisent l'Île

des Naufragés.

Une rapide tournée comble

leurs espoirs. L'île n'est pas un

désert aride. Ils sont bien les seuls

hommes à l'habiter actuellement.

Mais d'autres ont dû y vivre avant

eux, s'il faut en juger par les restes

de troupeaux demi-sauvages qu'ils

ont rencontrés ici et là. Jacques,

Le système d’argent-dette

Expliqué par la fable de l’Île des Naufragés

u

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