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Edition gratuite de VERS DEMAIN

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exprimée dans la circulaire suivante,

expédiée en 1877, du numéro 247,

rue Broadway, New-York, à tous les

banquiers des États-Unis, au nom de

l’Association des Banquiers de New-

York, Philadelphie et Boston. La cir-

culaire est signée du nom de James

Buel, le secrétaire de l’association:

«Cher Monsieur, — II est recom-

mandable de faire tout en votre pou-

voir pour soutenir tels journaux quo-

tidiens ou hebdomadaires importants,

surtout les organes agricoles et reli-

gieux, qui s’opposeront à l’émission

de monnaie nationale (greenbacks),

et de retirer votre patronage à tous

les requérants qui ne sont pas prêts à

s’opposer à l’émission d’argent par le

gouvernement. Que le gouvernement

se contente de la frappe des pièces

et que les banques seules émettent

le papier monnaie du pays; c’est ainsi

que nous pourrons mieux nous protéger mutuelle-

ment. Rappeler la loi qui crée les billets de banque

et remettre au gouvernement le soin d’émettre toute

monnaie, ce serait permettre au peuple d’avoir de

l’argent, et cela affecterait sérieusement nos profits

individuels comme banquiers et comme prêteurs.

Voyez immédiatement votre congressman (député)

et engagez-le à soutenir nos intérêts afin que nous

puissions contrôler la législation.»

Voir son député pour l’engager à soutenir

les intérêts des financiers afin que les financiers

contrôlent la législation! Avons-nous raison,

nous (les promoteurs) du Crédit Social, d’enrôler

et organiser le peuple, la multitude des citoyens,

pour faire une pression efficace sur les députés et

annuler la pression depuis longtemps organisée

de la finance et de la banque? La circulaire citée

est de 1877 et, depuis ce temps, la fraternité des

banquiers n’a rien relâché de sa force organisée, au

contraire. L

es événements récents nous le prou-

vent.

La circulaire de 1893

Il ne faut pas que le peuple ait de l’argent, il faut

qu’il dépende continuellement des banquiers. En

coupant les vivres monétaires par la restriction de

l’argent et du crédit, les banques causent les dépres-

sions, font tomber les prix et raflent la richesse. On

nous dit que c’est une panique, une perte générale

de confiance, mais qu’est-ce qui cause cette pani-

que, qu’est-ce qui détruit la confiance? On a appelé

«Circulaire de la panique» la circulaire adressée par

l’Association des Banquiers Américains, le 12 mars

1893, à toutes les National Banks des États-Unis.

C’était une semaine après l’inauguration du terme

du président Cleveland, et les banquiers voulaient

le rappel de la Loi de l’Argent passée trois années

auparavant: cette loi neutralisait en partie la loi

néfaste de 1873 dont nous parlions dans le Cahier

de janvier. Les banques trouvaient le peuple trop

indépendant d’elles; il fallait diminuer l’argent en

circulation. Voici le texte de la circulaire datée du 11

mars 1893 et expédiée le lendemain:

«Cher Monsieur,

Les intérêts des banques exigent une législa-

tion financière immédiate de la part du Congrès. Il

faut que les pièces d’argent, les certificats-argent

et les billets du Trésor soient retirés de la circula-

tion et que nos billets de banque sur base d’or (base

dette publique) soient rendus seule monnaie légale.

Cela exigera l’autorisation de nouvelles débentures

(dettes) de 500 millions à un milliard comme base

de la circulation. Vous retirerez donc immédiate-

ment un tiers de vos billets en circulation et vous

rappellerez la moitié de vos prêts en cours. Ayez

soin de faire sentir la pénurie d’argent à vos clients,

particulièrement aux hommes d’affaires. Préconisez

une session extraordinaire du Congrès pour rappe-

ler la clause d’achat de la loi Sherman, et agissez de

concert avec les autres banques de votre ville pour

obtenir du public une pétition monstre au Congrès

en faveur du rappel sans conditions, d’après la for-

mule ci-annexée. Servez-vous de votre influence

personnelle près de votre congressman (

député

)

et surtout exprimez nettement vos désirs à vos

sénateurs. La vie future des banques demande une

action immédiate, parce qu’il existe une tendance

marquée en faveur des pièces d’argent et du papier

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