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Edition gratuite de VERS DEMAIN

Nous pouvons facilement trouver des amis finan-

ciers pour composer un directorat satisfaisant et

remplir les positions officielles non occupées par

les représentants personnels que vous enverrez.

Vos très obéissants serviteurs,

Ikleheimer, Morton & Vandergould.

La finance canonise les grands profiteurs

L’homme public que la finance canonise:

l’adroit, le sagace, l’ambitieux, celui qui sacrifie

tout à sa fin, qui sait s’allier les institutions finan-

cières riches et pas trop scrupuleuses.

La bonne loi pour l’Amérique: celle qui inté-

resse tellement les capitalistes européens qu’il faut

faire imprimer une circulaire pour répondre à leurs

demandes de renseignements.

La circulaire doit être édifiante elle aussi, sortant

d’un pareil repaire de bandit. En effet, la circulaire

exprimant les vues de la firme new-yorkaise (mais

pas américaine) contient seize points, dont ceux

numérotés 12, 13, 14 et 15 seront particulièrement

appréciés de ceux qui veulent connaître l’ennemi

public n°1. Les voici:

12. - Cette monnaie (billets de banque) est impri-

mée par le gouvernement des États-Unis sous une

forme tellement semblable à la monnaie nationale

(greenback) que la plupart des gens ne remarque-

ront pas la différence, bien que la nouvelle mon-

naie ne soit qu’une promesse de payer faite par la

banque.

13. - La demande d’argent est si pressante que le

banquier pourra prêter cette monnaie aux clients, à

son comptoir, à escompte, au taux de 10 pour cent à

30 et 60 jours d’échéance, faisant un intérêt de 12%

sur la monnaie.

14. - L’intérêt sur les obligations, plus l’intérêt

sur la monnaie que les obligations garantissent, plus

les incidences des transactions devraient faire pour

la banque des gains bruts de 28 à 33%. Les mon-

tants des dividendes à déclarer dépendront surtout

des salaires que les officiers de la banque se vote-

ront à eux-mêmes et du caractère et des loyers des

locaux occupés par la banque pour ses affaires. Au

cas où l’on juge mieux de ne pas laisser paraître un

chiffre de profits trop élevé, la méthode ordinaire

aujourd’hui en usage est de laisser les directeurs

acheter l’édifice de la banque, puis de hausser les

loyers en faveur de ces directeurs-propriétaires; on

augmente aussi les salaires du président et du cais-

sier.

15. - Les «National Banks» ont le privilège soit

d’augmenter soit de diminuer leur circulation, à

volonté, et naturellement aussi d’accorder ou de

refuser des prêts comme bon leur semble. Comme

les banques ont une organisation nationale et peu-

vent facilement agir à l’unisson dans la politique

d’octroi ou de refus des prêts, elles peuvent, par leur

action concertée dans le refus de prêts, causer une

rareté de l’argent sur le marché monétaire et, en une

seule semaine ou même en un seul jour, causer une

baisse dans tous les produits du pays. Les immen-

ses possibilités de spéculation impliquées dans le

contrôle de la monnaie d’un pays comme les États-

Unis, seront immédiatement comprises par tous les

banquiers.

Confiscations en période de crise

Soulignons ce dernier alinéa. Par leur action

concertée, les banques peuvent, en quelques jours,

rendre l’argent rare et faire tomber tous les prix, et

cela leur fournit d’immenses possibilités de spécu-

lation. La politique des banques, c’est la rareté de

l’argent. Les «inflations» momentanées qui sont

aussi leur œuvre, ne peuvent durer; elles entrent

dans le plan pour promouvoir des engagements et

préparer les grosses confiscations des périodes de

crise qui suivront sans tarder.

L’argent doit manquer continuellement entre

les mains du peuple, afin que le peuple vienne tou-

jours, par ses gouvernements ou ses entrepreneurs

agricoles et industriels, en emprunter à la source

des profits privés. Cette politique d’argent rare,

d’épuisement monétaire du public, est clairement

u

Nouveau livre de Louis Even

«Une lumière sur mon chemin»

Ce livre de 250 pa-

ges contient la trans-

cription d’une trentaine

de causeries données à

la radio par Louis Even

au début des années

1960, sur la démmocra-

tie économique (crédit

social). Prix par la pos-

te: 15 dollars.

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lars, obtenez un CD

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ne de causeries (fichiers

audio MP3) de Louis

Even et de Gilberte Cô-

té-Mercier, y compris les

causeries incluses dans

le livre, et aussi des ré-

flexions d’évêques, pour

pour un total de plus de

80 heures d’écoute.

Publié par les Pèlerins de saint Michel

«Une

lumière

sur mon

chemin»

«Une lumière sur mon chemin»

Causeries de Louis Even

sur la démocratie économique

èlerinsde saintMichel

ipale

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rabondance, mais pas

’humanité entière souf-

uis Even s’est exclamé:

in. Il faut que tout le

ons venaient d’un ingé-

ossais, le Major Clifford

vait fait l’étude du sys-

couvert

lesdéfauts.Et

il

onpremier livreportait

Ces propositions mis-

rgent un instrument au

ine, et non la personne

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