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Edition gratuite de VERS DEMAIN

ture financière, et Horace Greeley pouvait écrire

e

n 1872: «Nous avons brisé les liens de quatre mil-

lions d’êtres humains et placé tous les travailleurs

sur le même palier, non pas tant en élevant les

anciens esclaves qu’en réduisant pratiquement

toute la population ouvrière, les blancs comme

les noirs, à l’état de servitude. Tout en nous van-

tant de nobles actions, nous avons soin de dissi-

muler une plaie sociale purulente: par notre sys-

tème monétaire inique, nous avons nationalisé

un système d’oppression qui, s’il est plus raffiné,

n’est pas moins cruel que l’ancien esclavage de la

personne.»

Un homme d’état de l’époque, le chancelier

Bismark, d’Allemagne, était bien placé et renseigné

pour comprendre mieux que beaucoup d’autres

ce qui se passait. La révélation faite par lui à l’Alle-

mand Conrad Siem en 1876 jette une lumière sur

la trame d’événements auxquels nous venons de

faire allusion:

«La division des États-Unis en fédérations

de forces égales fut décidée longtemps avant la

guerre civile par les hautes puissances financières

d’Europe. Ces banquiers craignaient que la nation

américaine, en restant un bloc uni et solide, ren-

versât leur domination financière sur l’univers. La

voix des Rothschild prévalut. Ils prévoyaient d’im-

menses avantages s’ils pouvaient substituer deux

démocraties faibles, endettées aux financiers, à

une république vigoureuse qui se suffisait prati-

quement à elle-même. Aussi envoyèrent-ils leurs

émissaires exploiter la question de l’esclavage et,

au lieu d’arriver à une entente, creuser un abîme

entre les deux parties de la république. Lincoln ne

soupçonnait pas ces machinations souterraines. Il

était contre l’esclavage et fut élu comme tel. Son

caractère l’empêchait d’être l’homme d’un parti.

Lorsqu’il eut les affaires bien en main, il s’aperçut

que ces financiers sinistres d’Europe voulaient

faire de lui l’exécuteur de leurs desseins. Ils rendi-

rent la rupture entre le nord et le sud imminente,

puis la firent éclater. La personnalité de Lincoln

les surprit. Sa candidature ne les avait pas impres-

sionnés: ils pensaient pouvoir facilement duper

ce simple bûcheron. Mais Lincoln lut leur plan et

comprit que le principal ennemi n’était pas le sud,

mais les financiers.»

Système monétaire esclavagiste

La citation de Bismarck mentionne les Roths-

child. Cette famille puissante a contribué largement

à instaurer dans le monde le système monétaire de

philosophie parfaitement esclavagiste que subit

toute l’humanité. Décorée de titres aujourd’hui, elle

opère plus silencieusement, mais non moins effi-

cacement, avec d’autres congénères.

À l’époque considérée, ils étaient au premier

rang pour essayer de mettre le grappin sur l’Amé-

rique qu’ils n’avaient ni découverte ni défrichée.

Les documents qui suivent sont révélateurs de la

mentalité des maîtres de l’argent; ils démontrent

aussi, combien nous avons tort de dormir pen-

dant que les loups rôdent, ou de nous laisser hyp-

notiser par les beaux champions de la «monnaie

saine». Où étaient donc à cette époque les lumières

du peuple? Pourquoi Lincoln devait-il lutter seul,

incompris, mal soutenu même par son congrès? Et

où sont-elles aujourd’hui, chez nous, les lumières

du peuple, pendant qu’on immole continuellement

la santé physique, les valeurs intellectuelles, les

caractères et les vies de nos enfants, de nos jeunes

gens, de nos femmes, de nos hommes, à la rareté

artificielle de l’argent ?

u

Non seulement l’Afrique mais tous les

continents sont devenus la proie des financiers