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Edition gratuite de VERS DEMAIN

mettre sur pied; ce n’est pas de la faute de Bennett

si M. Osborn n’eut que le titre de sous-gouverneur,

c’était bien la première place qui lui était réservée,

n’eut été un certain restant de fierté patriotique

chez les esclaves d’une exploitation coloniale de la

finance internationale.

Avec quelle souplesse et quelle promptitude

aussi, le gouvernement de celui qui déclarait si

haut, en 1935, que si il arrivait au pouvoir, il verrait

à ce que le gouvernement reprenne le contrôle de

la monnaie et du crédit, car la démocratie est un

vain mot quand ce sont les banquiers et les finan-

ciers qui détiennent le contrôle – avec quelle sou-

plesse et quelle promptitude le gouvernement de

ce même beau parleur, devenu Premier Ministre

du Canada, n’a-t-il pas désavoué des lois qui, après

tout, voulaient établir dans une province ce que

lui-même avait promis d’établir dans le dominion,

mais qu’il ne se pressait guère d’accomplir !

Conclusion

Elle est belle, n’est-ce pas, l’histoire de ce mono-

pole de l’argent que s’obstinent encore à défendre

de bons Canadiens en chair et en os — et nous en

avons rencontré ! — Et il est beau le résultat ! «Ceux

qui contrôlent l’argent et le crédit sont devenus les

maîtres de nos vies, et sans leur permission nul ne

peut plus respirer !» (Le Pape Pie XI dans son ency-

clique

Quadragesimo anno

). Une autre voix citée

plus haut, disait, il y a déjà un demi-siècle: «Ils veu-

lent que la terre devienne leur héritage».

Et la Terre est devenue leur héritage. Quel pays

donc n’est pas endetté? Si toute notre planète est

endettée, ce n’est pas envers les habitants de Mars

ni de Venus. Elle l’est, et toute entière, envers la

clique organisée de malfaiteurs publics dont nous

venons d’esquisser quelques empiétements succes-

sifs, les fomentateurs de guerres, les affameurs de

femmes et d’enfants, les empoisonneurs de nos vies,

les «bandits qui remplacent le masque noir par un

œillet blanc à la boutonnière et qui, à un pistolet, pré-

fèrent le stylographe empourpré.» (Abbé Coughlin).

C’est devant ce monstre international que nous

plions religieusement les genoux, ou que nous

courbons docilement l’échine! L’histoire ne nous

offre pas d’autre exemple de cet abaissement idiot

de tout un monde, sauf dans l’adoration du démon

et des idoles de pierre ou de métal pendant plus

de quarante siècles. Alors aussi les savants du jour

protégeaient de leur nom et de leur prestige un culte

qui nous fait hausser les épaules aujourd’hui. Alors

aussi les puissants du jour formaient une haie pro-

tectrice autour de pratiques stupides et une sévère

législation défendait le trône du dictateur infernal

qui se jouait de l’humanité. Nos enfants pourront

dire la même chose de notre civilisation actuelle.

Nous admirons le déploiement de protestations

énergiques que font des hommes publics contre

les menaces du communisme. Mais nous souhai-

terions entendre des dénonciations plus violentes

encore, et surtout voir prendre des mesures décisi-

ves, contre un fléau qui ne se contente pas de nous

menacer, mais qui nous écrase sans pitié de plus en

plus et qui, après tout, est la plus belle invitation aux

activités des communistes. Comme nous le disait

un jour le Père L., il y a les bolchevistes d’en-bas,

mais il y a aussi ceux d’en-haut. Oui, ceux d’en-bas

montrent le poing et les dents et poussent quelques

hurlements qui font trembler: des hommes publics

s’émeuvent. Mais ceux d’en-haut tiennent la comp-

tabilité publique, inspirent la législation et font pleu-

rer et mourir à petits coups des multitudes innocen-

tes: les hommes publics se taisent !

Louis Even

Thomas Jefferson, Secrétaire d’État américain

qui fut toujours opposé au régime d’argent-dette

émis par les banques privées, écrivit en 1816:

«Je crois sincèrement que les établisse-

ments bancaires sont plus dangereux que les

armées prêtes au combat, et que le principe

de dépenser de l’argent devant être rembour-

sé par la postérité sous le nom d’emprunts,

n’est qu’une façon d’hypothéquer l’avenir sur

une grande échelle.»