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Edition gratuite de VERS DEMAIN

www.versdemain.org

Quelle que soit la puissance des barbares et de

leurs complices, ayons le courage, même s’ils tien-

nent le glaive en main, de leur crier comme Jean-

Baptiste:

Non licet.

Non licet ! Il ne vous est pas permis de restrein-

dre la distribution des biens abondants de la terre à

des êtres humains qui sont dans la privation.

Non licet ! Il ne vous est pas permis, à vous, les

gouvernements du jour, de protéger de vos lois des

monstres qui soustraient le sang du corps écono-

mique. Les enfants, les femmes, les hommes, qui

souffrent de besoins en face d’une abondance para-

lysée, vous accusent devant l’humanité et devant le

Créateur qui donna la terre à toute l’espèce humaine.

Vous pouvez faire taire des voix qui devraient

vous dénoncer, en les gavant d’argent ou d’hon-

neurs, où en les menaçant de vos vengeances. Il

restera tout de même quelques âmes indomptables

pour placer sous vos yeux, en plein jour, vos crimes

de lèse-humanité et vous répéter, même si la tête

vous en chavire de colère: Cela n’est pas permis !

Vous fûtes faits gardiens d’un peuple, vous avez lié

partie avec ses bourreaux.

Eux et vous rendrez vos comptes un jour — au

public outragé peut-être, à Dieu sûrement.

Louis Even

La dictature des banquiers et leur système d’argent-

dette s’étend dans tous les pays du monde. En effet, il

suffirait qu’un seul pays se libère de cette dictature et

donne l’exemple de ce que pourrait être un système

d’argent honnête, émis sans intérêt et sans dette par un

office national de crédit qui représenterait la richesse

réelle de la nation, pour que le système d’argent-dette

des banquiers s’écroule dans le monde entier.

Cette lutte des Financiers internationaux pour ins-

taller leur système frauduleux d’argent-dette a été par-

ticulièrement virulente aux Etats-Unis depuis le tout

début de leur existence, où les faits montrent que plu-

sieurs hommes d’Etat américains

étaient bien au courant du systè-

me d’argent malhonnête que les

Financiers voulaient imposer et de

tous les malheurs qu’il entraîne-

rait pour l’Amérique. Ces hommes

d’Etat étaient de véritables patrio-

tes, qui ont fait tout ce qui était en

leur pouvoir pour conserver aux

Etats-Unis un système d’argent

honnête, libre du contrôle des Fi-

nanciers. Les Financiers font tout

pour tenir cachée cette facette de l’histoire des Etats-

Unis, de peur que l’exemple de ces patriotes ne soit

suivi encore aujourd’hui. Voici un fait que les Finan-

ciers voudraient que la population ignore:

Nous sommes en 1750. Les Etats-Unis d’Amérique

n’existent pas encore; ce sont les 13 colonies sur le

continent américain qui forment la «Nouvelle-Angle-

terre», possession de la mère-patrie, l’Angleterre. Ben-

jamin Franklin écrivait de la population de ce temps:

«Impossible de trouver de population plus heureuse

et plus prospère sur toute la surface du globe.» Faisant

rapport en Angleterre, on lui demanda le secret de

cette prospérité dans les colonies, alors que la misère

régnait dans la mère-patrie:

Benjamin

Franklin

u

La population la plus heureuse. Aucun intérêt à payer

«C’est bien simple, répondit Franklin. Dans les

colonies, nous émettons notre propre papier-mon-

naie, nous l’appelons Colonial Script, et nous en

émettons assez pour faire passer facilement tous

les produits des producteurs aux consommateurs.

Créant ainsi notre propre papier-monnaie, nous

contrôlons notre pouvoir d’achat et nous n’avons

aucun intérêt à payer à personne.»

Les banquiers anglais, mis au courant, firent adop-

ter par le Parlement anglais une loi défendant aux

colonies de se servir de leur monnaie script et leur

ordonnant de se servir uniquement de la monnaie-

dette d’or et d’argent des banquiers qui était fournie

en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans

les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié.

«En un an, dit Franklin, les conditions changè-

rent tellement que l’ère de prospérité se termina,

et une dépression s’installa, à tel point que les rues

des colonies étaient remplies de chômeurs.»

Alors advint la guerre contre l’Angleterre et la

déclaration d’indépendance des Etats-Unis, en 1776.

Les manuels d’histoire enseignent faussement que

la Révolution Américaine était due à la taxe sur le

thé. Mais Franklin déclara:

«Les colonies auraient

volontiers supporté l’insignifiante taxe sur le thé et

autres articles, sans la pauvreté causée par la mau-

vaise influence des banquiers anglais sur le Parle-

ment: ce qui a créé dans les colonies la haine de

l’Angleterre et causé la guerre de la Révolution.»

Les Pères Fondateurs des Etats-Unis, ayant tous

ces faits en mémoire, et pour se protéger de l’exploi-

tation des banquiers internationaux, prirent bien soin

de stipuler clairement dans la Constitution américai-

ne, signée à Philadelphie en 1787, dans l’article 1,

section 8, paragraphe 5:

«C’est au Congrès qu’ap-

partiendra le droit de frapper l’argent et d’en régler

la valeur.»

Alain Pilote