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Le combat de Vers Demain

Par Alain Pilote le mardi, 01 mai 2012. Dans Pélerins de Saint Michel

Saint-Michel et le combat de Vers Demain

Un monde meilleur

C’est en septembre 1939 que paraissait le premier numéro de «Vers Demain», fondé par Louis Even et Gilberte Côté. Il y a donc 73 ans que les «Bérets Blancs» parcourent les routes du Canada et du monde entier pour aller porter à la population le message de «Vers Demain».

Mais justement, quel est le message de «Vers Demain»? Dans quel but ce journal a-t-il été fondé, quels étaient les intentions, les objectifs de ses fondateurs? Ce message, cet objectif, c’est encore le même en 2012 qu’au tout début, en 1939: promouvoir le développement d’un monde meilleur, une société chrétienne, par la diffusion et l’application de l’enseignement de l’Eglise catholique romaine — et cela dans tous les domaines de la vie en société. La poursuite d’un monde meilleur: c’est précisément pour cette raison que les fondateurs du journal l’appelèrent «Vers Demain»; ils voulaient travailler à bâtir un demain meilleur qu’aujourd’hui.

Louis Even et Gilberte Côté-MercierLouis Even était lui-même un grand catholique, et il était convaincu qu’un monde meilleur ne pourrait être bâti autrement que sur les principes éternels de l’Evangile du Christ et sur les enseignements de Son Eglise — l’Eglise catholique romaine — avec en tête son chef visible sur la terre, le Souverain Pontife, qui est aujourd’hui Benoît XVI.

Les objectifs de «Vers Demain» sont d’ailleurs clairement affichés à chaque numéro, dans la page de la table des matières. On y lit: «Journal de patriotes catholiques, pour le règne des Coeurs de Jésus et de Marie, dans les âmes, les familles et les pays.» Et ensuite: «Pour la réforme économique du Crédit Social, en acccord avec la doctrine sociale de l’Egiise, par l’action vigilante des pères de famille, et non par les partis politiques». (Ce qui signifie, entre autres, que le «Crédit Social» dont il est question ici n’est pas un parti politique, mais une réforme économique qui pourrait être appliquée par n’importe quel parti au pouvoir. Vers Demain emploie d’ailleurs de plus en plus l’expression «démocratie économique» pour désigner les propositions financières de l’ingénieur écossais Clifford Hugh Douglas, pour éviter toute confusion avec des partis politiques anciens ou nouveaux.)

«Vers Demain» est donc un périodique de patriotes catholiques, où il est aussi question de réforme économique, de «Crédit Social». Pourquoi? «Qu’est-ce que cela a affaire avec la religion?», diront certains. Le système dit du «Crédit social» n’est rien d’autre qu’une méthode, un moyen de mettre en application la doctrine sociale de l’Eglise, qui fait partie intégrante de l’enseignement de l’Eglise. En cela, «Vers Demain» ne s’éloigne donc pas de son but premier, qui est de «promouvoir le développement d’une société plus chrétienne par la diffusion de l’enseignement de l’Egilse catholique romaine.»

Si l’Eglise intervient dans les questions sociales, et a développé un ensemble de principes connus sous le nom de «doctrine sociale de l’Eglise», c’est essentiellement parce que, comme le disait le Pape Benoît XV, «c’est sur le terrain économique que le salut des âmes est en danger». Son successeur immédiat, le Pape Pie XI, écrivait aussi:

«Il est exact de dire que telles sont, actuellement, les conditions de la vie économique et sociale qu’un nombre très considérable d’hommes y trouvent les plus grandes difficultés pour opérer l’oeuvre, seule nécessaire, de leur salut.» (Encyclique Quadragesimo Anno, 15 mai 1931). Et ainsi parlent tous les Papes, y compris Benoît XVI aujourd’hui.

L’argent est le droit de vivre

Que les âmes se perdent à cause des conditions économiques, cela est très facile à comprendre: un minimum de biens matériels est nécessaire à l’homme pour accomplir son court pèlerinage sur la terre, car si Dieu a créé l’homme avec une âme immortelle, II l’a aussi créé avec des besoins matériels: se nourrir, se vêtir, se loger. Mais pour pouvoir se procurer nourriture, vêtements et logement, l’homme doit avoir de l’argent pour les payer. Sinon, les produits pourriront sur les tablettes, et la personne sans le sou crèvera de faim.

Le pape Pie XIEn d’autres mots, l’argent est le droit de vivre pour l’individu: sans argent, c’est la mort à brève échéance. Ceux qui ont le pouvoir de créer l’argent — les banquiers — contrôlent donc littéralement nos vies, comme le mentionnait avec raison le Pape Pie XI dans son encyclique Quadragesimo Anno en 1931:

«Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l’argent, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent le sang à l’organisme économique, dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que sans leur consentement, nul ne peut plus respirer.» Quelques lignes plus loin, le Pape ajoutait que les «gouvernements sont tombés au rang d’esclaves» et sont «devenus les dociles instruments» des puissances de l’argent.

Ce contrôle de l’argent par des intérêts privés est la plus grande escroquerie de tous les temps, et a entraîné des conséquences funestes incalculables: crises économiques, guerres, etc. On ne pourra jamais imaginer tout le mal que le mauvais système financier actuel et le manque chronique d’argent a fait et fait encore aux âmes. Ne voici que quelques exemples, qu’on pourrait multiplier à l’infini:

À l’échelle du globe, ce sont plus d’un milliard sept cent millions d’êtres humains qui fouillent dans les poubelles pour trouver quelque chose à manger et se maintenir en vie. Plus de 100 millions d’enfants dans le monde vivent dans les rues, sans foyer, abandonnés par leurs parents qui ne peuvent plus les faire vivre. Chaque jour sur la planète, plus de 40 000 enfants meurent de faim ou de différentes maladies qui ne furent pas soignées, faute d’argent.

De plus, tous les pays du monde, tant les pays industrialisés que les pays du Tiers-Monde, sont aux prises avec des dettes impayables, une grande partie d’entre eux ne pouvant même plus payer les intérêts sur leur dette. Les individus sont aussi devenus prisonniers de cette spirale de la dette: la dette moyenne des ménages canadiens atteint 100 000 $, ce qui correspond à 150% de leur revenu net, d’après une étude rendue publique en février 2011 par l’Institut Vanier de la famille. En somme, pour chaque tranche de 1000 $ de revenu net, les familles canadiennes doivent 1500 $.

Corriger le système financier

Pauvres enfants affamésL’Église ne peut rester indifférente à des situations telles que la faim dans le monde et l’endettement, qui mettent en péril le salut des âmes, et c’est pourquoi elle demande une réforme des systèmes financiers et économiques, l’établissement d’un système économique au service de l’homme. Les demandes en ce sens du bienheureux Pape Jean-Paul II abondent. Déjà, dans sa première Encyclique (Redemptor Hominis, 4 mars 1979), le Pape parlait «d’indispensables transformations des structures économiques... de la misère en face de l’abondance qui met en cause les structures et mécanismes financiers... l’homme ne peut devenir esclave des systèmes économiques...». Et nous n’ajouterons ici que cette autre citation:

«Je tiens encore à aborder une question délicate et douloureuse. Je veux parler du tourment des responsables de plusieurs pays, qui ne savent plus comment faire face à l’angoissant problème de l’endettement... Une réforme structurelle du système financier mondial est sans nul doute une des initiatives les plus urgentes et nécessaires.» (Message du Pape à la 6e Conférence des Nations-Unies sur le Commerce et le Développement, Genève, 26 septembre 1985.)

Le pape Jean-Paul IIL’Eglise présente donc les principes moraux sur lesquels doit être jugé tout système économique et financier. Et afin que ces principes soient appliqués de manière concrète, l’Eglise fait appel aux fidèles laïcs — dont le rôle propre, selon le Concile Vatican Il, est justement de renouveler l’ordre temporel et de l’ordonner selon le plan de Dieu — pour travailler à la recherche de solutions concrètes et l’établissement d’un système économique conforme à l’enseignement de l’Evangile et aux principes de la doctrine sociale de l’Eglise.

Le Crédit Social

C’est pour cette raison que Louis Even décida de propager la doctrine du Crédit Social (ou démocratie économique) — un ensemble de principes et de propositions financières énoncés pour la première fois par l’ingénieur écossais Clifford Hugh Douglas, en 1918 (les mots «Crédit Social» signifient «argent social» — un argent émis par la société, en opposition à l’argent actuel qui est un «crédit bancaire» — un argent émis par les banques).

Lorsque Louis Even découvrit la grande lumière du Crédit Social en 1935, il comprit immédiatement jusqu’à quel point cette solution appliquerait à merveille l’enseignement de l’Eglise sur la justice sociale — surtout en ce qui concerne le droit de tous aux biens matériels, la distribution du pain quotidien à tous, par l’attribution d’un dividende social à chaque être humain. C’est pourquoi, dès qu’il connut cette lumière, Louis Even se fit un devoir de la faire connaître à tous.

Une lumière sur mon chemin«Le Crédit Social a été une lumière sur mon chemin» — Louis Even

Le devoir de tout chrétien

Jean-Paul II disait aux ouvriers de Sao Paulo, Brésil, le 3 juillet 1980:

«Une condition essentielle est de donner à l’économie une signification et une logique humaines. Il est nécessaire de libérer les différents champs de l’existence de la dictature d’un économisme asservissant. Il est nécessaire de remettre à leur place les exigences de l’économie et de créer un tissu social multiforme qui empêche la réduction des hommes à une masse. II n’est personne qui soit dispensé de collaborer à cette tâche... Chrétiens, assumez, où que vous soyez, votre part de responsabilité dans cet immense effort de réorganisation humaine de la cité. La foi vous en fait un devoir.»

C’est un devoir et une obligation pour tout chrétien de travailler à l’établissement de la justice et d’un meilleur système économique, et le Pape dit bien que «personne n’est dispensé de collaborer à cette tâche». Et cela, même si cette tâche s’avère difficile, écrit Jean-Paul II (il ne peut en être autrement, car en attaquant le monopole des contrôleurs de l’argent et du crédit, on attaque la plus grande puissance de ce monde).

Malgré les incompréhensions, les contradictions et et les oppositions de toutes sortes, il ne saurait y avoir de place pour le découragement, puisque cette tâche est «urgente et nécessaire», comme il a été dit précédemment:

«Celui qui voudrait renoncer à la tâche, difficile, mais exaltante, d’améliorer le sort de tout l’homme et de tous les hommes, sous prétexte du poids trop lourd de la lutte et de l’effort incessant pour se dépasser, ou même parce qu’on a expérimenté l’échec et le retour au point de départ, celui-là ne répondrait pas à la volonté de Dieu créateur.» (Jean-Paul II, Encyclique Sollicitudo Rei Socialis, n. 30.)

Le pape Benoît XVIL’amour du prochain

La raison la plus fondamentale pour laquelle chaque chrétien se doit de travailler pour l’établissement d’un meilleur système économique, c’est qu’on sera jugé justement sur ce qu’on aura fait pour nos frères et soeurs dans le besoin, Jésus Lui-même s’étant identifié à ceux qui souffrent: «Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25, 40). La foi chrétienne nous enseigne à voir le Christ dans chacun de nos frères, et d’aimer notre prochain comme on aime le Christ.

Bien sûr, il y a bien des manières de venir en aide à nos frères dans le besoin: donner à manger à ceux qui ont faim, donner à boire à ceux qui ont soif, loger les sans-abri, visiter les malades et les prisonniers, etc. Certains enverront des dons à des organismes de charité, que ce soit pour aider des pauvres d’ici ou du Tiers-Monde. Mais si ces dons peuvent soulager quelques pauvres pendant quelques jours ou quelques semaines, cela ne supprime pas pour autant les causes de la pauvreté.

Ce qui est infiniment mieux, c’est de corriger le problème à sa source, de s’attaquer aux causes mêmes de la pauvreté, et de rétablir chaque être humain dans ses droits et sa dignité de personne créée à l’image de Dieu, ayant droit à un minimum de biens terrestres. Et rendre à chacun ce qui lui est dû, c’est justement ce en quoi consiste la justice:

«Plus que quiconque, celui qui est animé d’une vraie charité est ingénieux à découvrir les causes de la misère, à trouver les moyens de la combattre, à la vaincre résolument. Faiseur de paix, il poursuivra son chemin, allumant la joie et versant la lumière et la grâce au coeur des hommes sur toute la surface de la terre, leur faisant découvrir, par-delà toutes les frontières, des visages de frères, des visages d’amis.» (Paul VI, Encyclique Populorum Progressio sur le développement des peuples, n. 79)

Louis Even avait découvert la cause de la misère du peuple — la création et le contrôle de l’argent par les banques privées et aussi le moyen de combattre cette escroquerie: l’éducation du peuple.

Le système financier actuelPour s’assurer que le message authentique du Crédit Social puisse atteindre la population, et surtout parce que son coeur était rempli d’une grande charité envers son prochain, Louis Even alla jusqu’à quitter son emploi en plein milieu de la crise économique, en 1935, pour fonder son propre journal, «Vers Demain», et donner tout son temps et tout son être à la cause de la justice, se faisant littéralement «pèlerin» sur les routes du pays pour faire connaître à ses frères et soeurs la grande lumière du «crédit social», son exemple et son dévouement entraînant d’autres apôtres à sa suite.

Louis Even n’était pas seulement un génie, mais aussi un apôtre incomparable, et c’est pour cela que le mouvement qu’il a fondé a su passer à travers toutes les persécutions imaginables, le don de soi étant plus fort que tous les millions des banquiers. «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime», est-il écrit dans l’Evangile, et c’est réellement ce que Louis Even a mis en pratique: il n’a pas seulement prêché la charité et la justice, mais il a aussi vécu ce qu’il a prêché.

Les Papes ont dit que le changement des structures économiques ne s’obtiendra que par l’éducation et l’apostolat, par le don de soi et les sacrifices consentis par amour pour le prochain, et c’est exactement la formule que Louis Even a mise de l’avant avec son Oeuvre des «Pèlerins de saint Michel»:

«Ces attitudes et ces ‘structures de péché’ ne peuvent être vaincues — bien entendu avec l’aide de la grâce divine — que par une attitude diamétralement opposée: se dépenser pour le bien du prochain.» (Jean-Paul II, Encyclique Sollicitudo Rei Socialis, n. 38.)

Pas de justice sans Dieu

Jean-Paul II parlait aussi de la nécessité de la grâce divine dans ce combat pour la justice, et c’est ce que Louis Even a compris depuis le tout début: pas de justice possible sans Dieu. D’ailleurs, le crédit social est plus qu’une simple réforme monétaire: c’est un système basé sur l’ordre voulu par Dieu pour la société. Douglas a déjà dit que le «crédit social», c’est la confiance qu’on puisse vivre en société, que la société puisse nous fournir les biens et les services. Autrement dit, c’est la confiance qu’on ne se fera pas tirer sur la rue, qu’on ne se fera pas voler par son voisin, etc.: si les Dix Commandements de Dieu ne sont pas respectés, pas d’ordre ni de vie possibles dans la société.

Mais l’aide divine est surtout nécessaire quand on sait que le but réel des financiers, c’est l’établissement d’un gouvernement mondial qui comprend la destruction du christianisme et de la famille, et que les promoteurs de ce «nouvel ordre mondial» sont en fait menés par Satan lui-même, dont le seul objectif est la perte des âmes. Déjà C.H. Douglas écrivait ce qui suit en 1946, dans la revue The Social Crediter de Liverpool:

«Nous sommes engagés dans une bataille pour le christianisme. Et il est surprenant de voir de combien de façons cela est vrai en pratique. Une de ces façons passe presque inaperçue, sauf dans ses dérivations — l’emphase placée par l’Eglise catholique romaine sur la famille, et l’effort implacable et constant des communistes et des socialistes — qui, avec les Financiers internationaux, forment le véritable corps de l’Antichrist — pour détruire l’idée même de la famille et lui substituer l’Etat.»

Et Louis Even écrivait sur le même sujet, en 1973: «Dans un engagement contre la dictature financière, on n’a pas seulement affaire à des puissances terrestres. Tout comme la dictature communiste, tout comme la puissante organisation de la franc-maçonnerie, la dictature financière est sous les ordres de Satan. Les simples armes humaines n’en viendront pas à bout. Il y faut les armes choisies et recommandées par Celle qui vainc toutes les hérésies, par Celle qui doit écraser définitivement la tête de Satan, par Celle qui a déclaré Elle-même à Fatima que son Coeur Immaculé triomphera finalement. Et ces armes, ce sont la consécration à son Coeur Immaculé marquée par le port de son Scapulaire, le Rosaire et la pénitence.»

Institut Louis Even et container de circulairesLa Croisade du Rosaire

C’est là qu’on voit toute l’importance et la grandeur de la «Croisade du Rosaire» instituée par Louis Even, qui consiste à visiter les familles pour dire une dizaine de chapelet avec elles, et ensuite leur présenter le journal «Vers Demain». Louis Even, étant lui-même consacré à Marie depuis l’âge de 17 ans, a compris toute l’importance de la dévotion à la Très Sainte Vierge pour les temps actuels.

La Croisade du Rosaire de porte en porte est une école incomparable qui forme des apôtres qui apprennent à se donner par amour pour leur prochain. C’est par notre exemple que les gens voient que notre message est quelque chose de vrai. En plus de porter aux gens la belle lumière du Crédit Social, nous solidifions les gens dans leur foi catholique, ce qui est plus qu’urgent en face de toutes les sectes qui circulent et font des ravages.

En passant, les Pèlerins de saint Michel ou «Bérets blancs» ne sont pas une secte, ils n’ont inventé aucune religion: ce sont des catholiques romains qui prêchent la fidélité à tous les enseignements du Pape Benoît XVI.

Aucun secteur de la vie en société ne doit être fermé à l’enseignement du Christ: tous les systèmes existants doivent être soumis aux règles morales, et mis au service de la personne humaine, y compris les systèmes économiques et financiers. Jean-Paul II déclarait par exemple à Fluëli, Suisse, le 14 juin 1984:

«En tant que société démocratique, veillez attentivement à tout ce qui se passe dans ce puissant monde de l’argent! Le monde de la finance est aussi un monde humain, notre monde, soumis à la conscience de nous tous; pour lui aussi il y a des principes éthiques. Veillez donc surtout à ce que vous apportiez une contribution au service de la paix du monde avec votre économie et vos banques et non une contribution — peut-être indirecte — à la guerre et à l’injustice!»

En résumé, le combat de Vers Demain est le combat pour le salut des âmes, il ne fait que répéter ce que le Pape et l’Eglise demandent: une nouvelle évangélisation — rappeler les principes chrétiens de base à des chrétiens qui les ont malheureusement oubliés ou qui ont cessé de les mettre en pratique — et une restructuration des systèmes économiques. Etre un Pèlerin de saint Michel dans l’Oeuvre de «Vers Demain» est donc la vocation la plus urgente et la plus nécessaire de l’heure. Qui, parmi nos lecteurs, auront la grâce de répondre à cet appel, à cette vocation? Qu’elle est donc grande et importante, l’Oeuvre de Louis Even!

 

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