Principes directeurs

Par Louis Even le mercredi, 01 janvier 1947. Dans Principes directeurs de l'économie distributive

Comme il est écrit dans l’article précédent, «de 1934 à 1974, c’est toute une somme que Louis Even a écrit sur le Crédit Social». Les produits existent en abondance, c’est l’argent, le pouvoir d’achat entre les mains des citoyens, qui fait défaut. M. Even a déjà dit que le but du Crédit Social, c’est la distribution de l’abondance. Voici le texte d’une brochure écrite par Louis Even en 1947, qui décrit les principes directeurs d’une économie créditiste, pour la distribution de l’abondance:

Le Crédit Social soutient qu'un régime politique, économique et social vraiment humain doit viser à établir et maintenir chaque personne dans ses droits; que les institutions temporelles, économiques, financières ou gouvernementales, doivent servir, et non asservir, les personnes et les familles qui composent la société.

Les paragraphes suivants se bornent à exposer les principes directeurs d'une économie créditiste. Comme le titre de cet article l'indique, cela concerne plus spécialement l'économie distributive, et plus exactement le mécanisme financier à mettre au service de l'économie distributive.

Les biens terrestres pour tous les hommes

Les biens terrestres furent créés pour la satisfaction des besoins temporels de toute l'espèce humaine, de tous les hommes, non pas seulement de quelques-uns ou de quelques classes. Non pas que tous doivent avoir le même degré de prospérité, mais tous doivent pouvoir trouver au moins le nécessaire. Les modes et méthodes de possession, de contrôle, de production ou de distribution des biens ne sont légitimes que dans la mesure où ils sont ordonnés à cette fin; ils sont mauvais ou viciés dans la mesure où ils entravent l'accomplissement de cette fin.

La Providence a sûrement placé sur cette terre, sous une forme ou sous une autre, tout ce qu'il faut pour que, avec la coopération de l'homme et moyennant une bonne organisation sociale, les besoins essentiels de tous les êtres humains puissent trouver leur satisfaction normale.

But des activités économiques

Les activités économiques consistent dans l'adaptation des biens terrestres au service des besoins temporels des hommes. Toute activité économique bien ordonnée doit tendre à placer ces biens à la portée des besoins de tous les hommes. Tout système économique existe pour faciliter l'atteinte de ce but dans les sociétés organisées.

Toute société bien organisée existe pour l'avantage de ses membres. L'idée d'association ne doit pas jeter dans l'ombre ou dans l'oubli les personnes qui composent l'association. L'association existe pour les individus qui la composent, et non pas les individus pour l'association.

Procurer des biens à tous

Un système économique vraiment social doit donc faciliter l'adaptation des biens terrestres au service des besoins temporels de TOUS et CHACUN des membres de la société. Selon les termes du Pape Pie XI: «L'organisme économique et social sera sainement constitué et atteindra sa fin, alors seulement qu'il procurera à tous et à chacun de ses membres tous les biens que les ressources de la nature et de l'industrie, ainsi que l'organisation vraiment sociale de la vie économique, ont le moyen de leur procurer.» (Lettre encyclique Quadragesimo Anno, 15 mai 1931.)

La part accessible à chacun doit être au moins suffisante pour constituer un minimum vital. Selon les termes du même Pape (tirés de la même encyclique): «Ces biens doivent être assez abondants pour satisfaire aux besoins d'une honnête subsistance et pour élever les hommes à ce degré d'aisance et de culture qui, pourvu qu'on en use sagement, ne met pas obstacle à la vertu, mais en facilite au contraire singulièrement l'exercice.»

Pour être vraiment humain, le système économique ne doit pas seulement rendre les biens accessibles à tous et à chacun; mais il doit le faire en respectant la liberté des personnes. Il est d'autant plus parfait qu'il produit, répartit et distribue les biens avec un minimum d’empiétements sur la liberté des personnes; d'autant plus parfait qu'il atteint sa fin propre en libérant la personne du joug matériel et en lui laissant loisir et liberté pour se livrer à sa vie culturelle.

C'est pour garantir au moins un minimum vital à chaque personne vivant dans la société organisée, que le Crédit Social, conscient à la fois de la grande capacité moderne de production et des droits de la personne, préconise la distribution périodique à chaque citoyen, de sa naissance à sa mort, d'un dividende à faire valoir sur la production de son pays. (Voir page 17.)

Changer ou corriger ce qui est mauvais

Si le système économique actuel est mal constitué, s'il ne procure pas à tous et à chacun une part des biens de la nature et de l'industrie, c'est le devoir des gouvernants en charge du bien commun de le changer ou de le corriger, parce que les systèmes sont faits pour les hommes, et non pas les hommes pour les systèmes.

Tout changement ou toute correction dans le système doit se faire avec le plus de célérité possible, mais avec le minimum de heurts et, s'il se peut, sans léser les droits légitimes de personne. C'est pourquoi le Crédit Social circonscrit le vice du système actuel et ne préconise de changement que dans la partie viciée, en se gardant bien de toucher au reste. Et pour circonscrire le mal, l'école créditiste a soin de distinguer entre la production et la distribution. Elle distingue de plus entre les moyens physiques et les moyens financiers de distribution.

Plus de problème de production

La capacité moderne de production est pratiquement illimitée, tant en volume qu'en variété. En temps normal, lorsqu'on ne détruit pas massivement et intentionnellement, comme pendant la guerre, les produits sont offerts ou peuvent facilement être offerts en abondance pour répondre aux besoins des consommateurs. Le problème économique moderne n'est pas un problème de production mais un problème de distribution.

Le régime de la propriété privée et de l'entreprise libre s'est montré capable de fournir des produits et des services en abondance, et, de ce côté, il n'y a rien qui justifie sa dénonciation ou sa suppression.

Le but final de la production ne doit pas être le profit, mais la satisfaction des besoins des hommes. Cependant, le profit est un stimulant qui a fait ses preuves, et supprimer totalement ce stimulant risquerait de réduire considérablement le rendement de la production et de mortifier ainsi les consommateurs par une privation forcée.

Un système capable de maintenir le stimulant profit, tout en assurant la répartition adéquate et la distribution des biens produits, servirait à la fois les intérêts des producteurs et les intérêts des consommateurs.

Le Crédit Social maintient l'entreprise libre et le stimulant profit. Mais il veille à tenir le profit dans de justes limites par le mécanisme d'ajustement des prix (ou escompte compensé); et, tant par le dividende national que par l'escompte compensé, il distribue l'abondance à la masse des consommateurs.

Division du travail

Dans le monde moderne, personne ne produit à lui seul tous les biens dont il a besoin pour sa propre subsistance, pour son confort, pour son agrément. Le travail est extrêmement divisé et de plus en plus spécialisé.

Cette division et cette spécialisation concourent efficacement à une production totale abondante. Mais elle oblige chaque producteur à offrir au reste de la communauté l'abondance de produits spécialisés dont il n'a pas besoin lui-même; et elle oblige chaque consommateur à demander à la production des autres les produits variés répondant à ses besoins variés. D'où la nécessité de plus en plus importante d'un moyen de distribution souple et approprié.

Le moyen institué à cette fin, dans les pays civilisés, c'est la monnaie, qui constitue essentiellement, entre les mains de celui qui en dispose, un titre à la production variée offerte aux consommateurs.

Baser la monnaie sur la production

La monnaie étant un titre et un appel à la production sous toutes ses formes, la somme totale de monnaie à faire valoir sur la production doit être proportionnelle au volume et au prix de la production globale réalisée ou réalisable sur commande. C'est pourquoi le Crédit Social base la monnaie sur toute la production, actuelle ou immédiatement possible, répondant aux besoins des consommateurs, et non pas sur un seul article comme l'or, ni sur la volonté intéressée de quelques profiteurs, comme les contrôleurs privés de la monnaie et du crédit.

Puisque, dans le monde moderne, l'individu ne peut obtenir les produits que s'il a de l'argent pour les acheter, et puisque la production doit servir à satisfaire les besoins de tous les membres de la société, il s'ensuit qu'aujourd'hui tous les membres de la société doivent avoir au moins un minimum d'argent pour obtenir au moins un minimum de biens.

La distribution actuelle d'argent se fait par les salaires, les dividendes au capital, les donations et héritages. Cette distribution n'atteint pas tous les membres de la société. Il faut donc introduire un autre moyen pour garantir à chaque membre de la société une part des biens offerts. C'est une des raisons pour lesquelles le Crédit Social préconise un dividende périodique à chaque personne, de sa naissance à sa mort.

Une solution aux problèmes ouvriers

Une foule de problèmes ouvriers naissent du fait que les salaires ne procurent pas à l'ouvrier un pouvoir d'achat suffisant pour obtenir les produits nécessaires à sa vie et à celle de sa famille. D'où les demandes répétées d'augmentation de salaires. Mais chaque augmentation de salaire se traduit en une augmentation du prix des produits, ce qui fait surgir à nouveau la même insuffisance de pouvoir d'achat. Le Crédit Social résout le problème par le dividende national, qui augmente le pouvoir d'achat de chaque citoyen sans entrer dans le prix de revient; et par le mécanisme d'ajustement des prix, qui abaisse les prix sans préjudice pour les producteurs.

La production doit être orientée de façon à satisfaire d'abord les besoins essentiels de la masse des consommateurs; pour cela, il faut que la masse des consommateurs ait constamment en main le moyen de commander des résultats à la production. Le Crédit Social y concourt efficacement par le dividende national, qui garantit un pouvoir d'achat constant à la masse des consommateurs.

Le progrès déplace les salariés

La machine, la science appliquée, le progrès dans les méthodes de production, augmentent le volume des produits, tout en diminuant la participation personnelle à la production. D'où plus de produits avec moins de salariés. Il faut donc, à mesure que la machine remplace l'homme dans la production, trouver un autre mode de distribution de pouvoir d'achat: c'est une des raisons pour lesquelles le Crédit Social préconise le dividende national, indépendamment de toute participation personnelle à la production.

L'immense production moderne est beaucoup plus le fait des ressources naturelles, de l'organisation sociale et de la science appliquée, que du travail personnel. Ces ressources, cette organisation et cette science constituent un capital commun. Ce capital commun, étant devenu très productif, doit rapporter un dividende à chacun des copropriétaires, donc à tous et à chacun des membres de la société. C'est une des raisons pour lesquelles le Crédit Social préconise un dividende à tous et à chacun, et c'est pourquoi aussi le Crédit Social ne considère pas ce dividende comme un cadeau, mais comme un dû. Le Crédit Social reconnaît ainsi que «tout homme, en entrant dans le monde, doit pouvoir effectivement jouir, en quelque sorte, de la condition d'héritier des générations précédentes» (Jacques Maritain, Humanisme Intégral, page 296.)

Dans la mesure où la production requiert encore le travail d'individus, elle doit offrir une récompense au travail; c'est pourquoi le Crédit Social, tout en préconisant un dividende à tous, maintient le régime de récompense aux travailleurs manuels ou professionnels, par des salaires adéquats ou par la vente rémunératrice de leurs produits ou de leurs services.

Pour maintenir le stimulant à la production et pour distribuer toute la production à ceux qui en ont besoin, salaires et dividendes doivent donc aller de pair et se compléter, dans la proportion la mieux ordonnée à un maximum de résultats. Cette proportion est à déterminer par l'expérience, mais devra toujours être calculée de façon à procurer à tous et à chacun des membres de la société, employés lucrativement ou non, une suffisance de biens pour garantir une honnête subsistance.

Le travail, fin ou moyen?

Le but de l'agriculture, de l'industrie, de la production en général, n'est pas de fournir de l'emploi, mais de fournir des produits. La production est même d'autant plus parfaite qu'elle fournit le plus de biens avec le moins d'efforts, laissant ainsi à l'homme la facilité de se livrer à des activités libres, pas nécessairement lucratives et pas nécessairement productrices de biens matériels. C'est pourquoi le Crédit Social récuse la formule de l'embauchage intégral et recommande plutôt le revenu intégral; et, dans la mesure où la production élimine le travail individuel, le Crédit Social dissocie l'idée de revenu de l'idée de travail. En d'autres termes, le travail n'est pas une fin, mais un moyen: le moyen de produire. Si la fin est atteinte, le moyen devient superflu. D'autre part, le moyen de distribuer les produits, c'est le titre aux produits, l'argent. Lorsque les produits existent et attendent seulement distribution, ce n'est donc plus le travail, mais l'argent qu'il faut mettre en cause.

L'argent, instrument social

L'argent constituant un titre aux biens et aux services qui émanent de toutes les sources de production du pays, communes ou privées – autrement dit, l'argent entre les mains d'un individu lui conférant un droit sur la production de tous les autres — l'argent doit être considéré comme un instrument d'intérêt social. C'est donc normalement à la société elle-même, par son gouvernement, qu'il appartient de régir l'émission, le volume et la mise en circulation de l'argent et du crédit. C'est pourquoi le Crédit Social confie le contrôle de l'émission, du volume et de la mise en circulation de l'argent et du crédit à une Commission nationale, responsable aux représentants de la Société, et chargée d'adapter la finance aux faits mêmes de la production et de la consommation.

Mais il ne convient pas à l’État de faire ce que les individus ou les associations libres peuvent très bien accomplir. L’État doit donc laisser à la production et à la consommation la plus grande liberté compatible avec l'ordre social et avec la prospérité bien comprise. C'est pourquoi le Crédit Social repousse l'ingérence du gouvernement dans les activités de production, de transport, de vente, de livraison. La Commission de régie de l'argent et du crédit préconisée par le Crédit Social ne dicte pas la production: elle l'enregistre seulement; elle ne dicte pas la consommation: elle l'enregistre seulement. Puis, de ces faits, résultant des actes libres des producteurs et des consommateurs, elle déduit le montant de l'argent à distribuer à tous les membres de la communauté par le dividende national et par les subsides à l'ajustement des prix. Le Crédit Social fait ainsi de la finance la servante constante — et jamais la maîtresse — de la production et de la consommation.

Le Crédit Social n'intervient pas dans l'usage que les individus font de leur argent. Ainsi, l'épargnant reste libre d'épargner et de remettre à plus tard l'exercice de son pouvoir d'achat. Mais sous un régime créditiste, l'épargne ne peut plus avoir pour effet comme sous le régime actuel d'accumuler des produits invendus et de provoquer du chômage. Au contraire, elle profite alors à toute la communauté, puisque la production non achetée par l'épargnant se trouve répartie entre tous les autres par une augmentation du dividende ou de l'escompte d'ajustement des prix.

Ce sont les besoins des consommateurs qui doivent guider la production; et ce ne sont pas les producteurs qui, par des pressions de vente, doivent essayer de provoquer des besoins factices chez les consommateurs. Sous un régime créditiste, toute injection d'argent nouveau se faisant directement à la consommation, c'est par les consommateurs eux-mêmes que cet argent donne ses premières commandes à la production.

L'argent est ainsi graduellement ramené à sa fonction: instrument pour servir, et non plus arme pour dominer. Il reprend son rôle dans l'économie : moyen de distribution, et non plus fin de la production.

Rôle pédagogique d'un bon système

La correction du système économique, par l'application des propositions du Crédit Social ne supprimerait certainement pas les passions humaines ni leurs mauvais fruits. Mais un système bien ordonné exerce une fonction pédagogique, aide les bonnes volontés, entrave l'exploitation de l'homme par l'homme; tandis qu'un système économique désordonné accentue les passions, décourage les meilleures volontés, crée des situations exaspérantes de privation forcée devant des produits non utilisés, et fournit des arguments aux idées subversives.

En statuant la sécurité économique de chaque membre de la société, tout en respectant sa liberté personnelle, le Crédit Social croit être, sur le terrain économique et politique, la force la plus efficace pour détruire automatiquement les ferments de communisme et d'anarchie.

L’argent créé par la société

Le Crédit Social confie la régie sociale de l'argent et du crédit à une Commission nationale responsable aux représentants du peuple.

Cette Commission est chargée de tenir compte des faits de la production et de la consommation et d'en déduire l'actif réel du pays. C'est cet actif qui doit servir de base au crédit financier.

Les ressources naturelles, les moyens de production de toutes sortes, la population, sont un actif.

La production de biens de toutes sortes (biens de capital ou biens de consommation) l'augmentation de population, les importations, constituent un enrichissement pour le pays.

La destruction, l'usure, la consommation, une diminution de la population, les exportations, constituent une déplétion dans les biens du pays.

L'enrichissement total moins la déplétion totale constituent l'enrichissement net dans une période déterminée.

Cet enrichissement de biens réels doit être exprimé par une augmentation correspondante et proportionnelle de pouvoir d'achat, si l'on veut que la production accrue atteigne les consommateurs.

Un dividende à tous

Le Crédit Social propose la distribution périodique d'un dividende à tout citoyen, de sa naissance à sa mort, sans exception et sans conditions.

Ce dividende représente le minimum que chaque citoyen est en droit d'attendre à titre de co-sociétaire d'une société bien organisée disposant d'une abondante production. C'est aussi la plus directe garantie du nécessaire à chaque membre de la société, dans un pays dont la production peut facilement répondre à cette garantie tout en récompensant largement l'initiative et le travail personnels.

Ce dividende peut encore être considéré comme le revenu d'un capital commun, d'un capital productif dans lequel chaque citoyen possède une part, à simple titre de membre d'une société organisée.

Le chiffre du dividende est à déterminer, mais, dans un pays de production excédentaire, il devrait au moins couvrir le strict nécessaire à la vie.

Ajustement des prix (ou escompte compensé)

Le Crédit Social propose enfin l'équilibre parfait entre le total de la production offerte et le total du pouvoir d'achat, en abaissant scientifiquement le prix de vente au détail, sans préjudice pour les producteurs.

Cette opération consiste dans l'application d'un escompte sur tous les prix de vente, cet escompte étant déterminé d'après le rapport entre le pouvoir d'achat global et la valeur comptable globale de la production. Les relevés de chaque exercice servent à déterminer l'escompte pour l'exercice suivant.

Ainsi, si dans une année, la valeur totale de la production, telle qu'exprimée par les prix de vente, se chiffre à 10 milliards; et si, dans la même année la somme totale des achats se chiffre à 8 milliards, l'escompte national décrété par la Commission pourra être de 20 pour cent, ou 2 milliards sur 10 milliards: les consommateurs, en payant 8 milliards obtiendront 10 milliards de produits.

La production aura atteint sa fin. Quant aux producteurs, ils devront obtenir de la Commission nationale les 2 milliards (20 pour cent) qu'ils ne reçoivent pas des acheteurs (un escompte accordé aux consommateurs et compensé, ou remboursé aux producteurs, par la Commission nationale du crédit).

Cet ajustement des prix, dicté par les chiffres de la production et de la consommation, opère en faveur des consommateurs; mais il opère aussi en faveur des producteurs en facilitant l'écoulement de produits qui autrement resteraient invendus et créeraient le ralentissement de la production et la misère en face de l'abondance possible.

 

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Louis Even

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