EnglishEspañolPolskie

Dieu ou Satan (1ere partie; éd. 2018)

le mercredi, 01 août 2018. Dans Crédit Social

Nous devons choisir entre les deux

L’article suivant est la première partie d’une conférence donnée à Montréal par Louis Even, le 6 janvier 1974. À 89 ans, Louis Even tonnait encore avec force contre les agents de Satan, et soulevait avec enthousiasme des apôtres pour les lancer au combat. En janvier 1974, Louis Even n’avait plus que neuf mois à vivre sur terre. Il gravissait les dernières marches de sa montée vers Dieu. Avant sa conférence, Louis Even avait fait chanter le beau cantique : « Nous voulons Dieu dans nos familles. Nous voulons Dieu dans nos écoles.... »

par Louis Even

Nous voulons Dieu

Ce n’est pas pour rien que j’ai choisi de faire chanter ce cantique-là « Nous voulons Dieu ». On a à choisir entre Dieu ou Satan. Nous devons choisir entre les deux. Ceux qui ne choisissent pas Dieu sont pour Satan. Ceux qui ne veulent pas de Satan choisissent Dieu. Et, qui peut nous aider à choisir Dieu, la Vierge Marie. C’est pour ça qu’on s’adresse à Elle. Nous sommes des soldats, mais nous L’invoquons comme tendre Mère en même temps. « Bénis, ô tendre Mère, ce cri de notre foi. » C’est un cri de foi : Nous voulons Dieu.

Aujourd’hui, les gens disent : « Nous ne voulons plus de Dieu. » Les savants, les grands, les chefs d’État, les diplomates, tout le monde : « Nous ne voulons plus de Dieu ! » Ils ne le disent pas, mais ils le mettent de côté. Ils le mettent de côté complètement, ni invocations de Dieu, ni Dieu premier servi, rien de çà. C’est pour ça que nous ne sommes pas capables d’avoir un monde en paix.

On est plus savant en affaires physiques, en affaires de matières, que n’étaient nos pères, nos arrière-grands-pères. Mais nous mettons beaucoup plus de monde qu’eux en enfer, parce que nous sommes sur la voie de l’enfer. Pas vous, quand je dis « nous », c’est le peuple en général. Ce n’est qu’un petit nombre qui échappe à cela.

Toute la terre est corrompue aujourd’hui. Il faut que ça change, parce que toute la terre est au Seigneur. Satan n’a pas le droit de rester sur la terre. Et il y reste, Notre-Seigneur est venu sur la terre. C’était le Fils de Dieu, la seconde Personne de la Sainte Trinité. Un Dieu.

Un Dieu, il n’y a qu’un Dieu, il y a trois Personnes en Dieu, et chaque Personne n’est pas le tiers de Dieu, chaque Personne est tout Dieu. Çà, c’est le mystère.

La seconde Personne de la Sainte Trinité, le Dieu qui nous a créés, par qui tout à été fait, est venu sur la terre pour nous sauver, pour la reconquérir, parce que Satan l’avait conquise dans le paradis terrestre.

Ceux qui ne veulent pas croire à cela ont toute leur religion de travers, quand ils ont de la religion. Et ils n’en ont pas : « Le péché originel est une invention », disent-ils.

Non, ce n’est pas une invention. Le bon Dieu n’a pas pu faire l’homme tel qu’il est aujourd’hui. Il l’a fait parfait, et il n’est pas parfait aujourd’hui. Dieu a créé Adam un être parfait, bien équilibré. Ce n’était pas un animal. Son corps est un corps animal d’une façon, oui, avec des organes qui vivent un bout de temps, et qui partent après. Il l’a créé un animal, mais Il lui a donné une âme, et l’âme, c’est une image de Dieu, c’est du divin ; l’âme, c’est une image de Dieu, et Dieu l’a mise parfaite dans le corps d’Adam. Le corps d’Adam lui-même était parfait. Dieu a mis cette âme qui est une image de Dieu, Il l’a donnée à Adam pour qu'elle aille L’adorer, Le louer toute l’éternité, lorsqu’elle aura fait son passage sur la terre ; et pour être heureuse.

Le bon Dieu a créé l’homme par amour, comme les anges d’ailleurs. Il a créé les anges la même chose, à Son image, pas des esprits pour être unis à des corps, des esprits immatériels, sans matière, mais créés à l’image de Dieu. Or, il y en a qui sont tombés par leur orgueil.

Le péché originel

Adam et Eve, eux, sont tombés par orgueil aussi, pour devenir comme des dieux. Ils ont cru Satan qui leur a dit : « Pourquoi ne mangez-vous pas de ce fruit-là ? » Ils dirent : « Le bon Dieu nous l’a défendu, et Il nous a dit que si on en mangeait, on mourrait ! »

Ça veut dire que si Adam n’avait pas fait ce péché-là, il ne serait pas mort, personne de nous ne serait mort. Nous descendons tous d’Adam, et nous descendons d’Adam après sa chute, avec toute sa nature viciée, démanchée, démanchée par son péché. Sans ça, nous ne serions pas morts, pas plus que lui. Nous aurions passé un certain nombre d’années sur la terre, comme le bon Dieu aurait désigné, et nous aurions été élevés au Ciel, en corps et en âme, comme Notre-Seigneur, notre Rédempteur l’a été depuis. Adam a perdu ce privilège-là, le privilège de l’immortalité.

Et il a perdu le privilège de l’intégrité. Le privilège de l’intégrité, c’est la parfaite soumission du corps à l’âme, la parfaite soumission des sens à la raison, la parfaite soumission de l’instinct naturel animal à la raison humaine. Ça c’est de l’ordre parfait.

Et Adam était dans l’innocence et dans l’état de grâce. Son péché a tout bouleversé le plan de Dieu. Comme Satan avec ses mauvais anges ont bouleversé le plan de Dieu quand Il a créé les anges. Ceux qui sont restés fidèles, ont été confirmés en grâce après. Satan a été confirmé dans le péché. Ce n’est pas le bon Dieu qui l’a confirmé dans le péché. C’est Satan qui a péché, et il n’est pas capable de se repentir.

Les anges ne sont pas faits comme nous. Ils sont des esprits, non unis à des corps, mais ils sont plus parfaits que nous par leur nature. Et quand ils décident une chose, ils gardent leur décision après. Satan a désobéi à Dieu, et maintenant il n’est pas capable de se jeter — je ne dirai pas à genoux, parce qu’ils n’ont pas de genoux, les anges — mais de s’humilier devant le bon Dieu pour Lui demander pardon. Satan ne regrette pas, il hait Dieu, il veut faire le plus de tort possible au bon Dieu aujourd’hui. Et c’est pour ça qu’il est venu dans le paradis terrestre salir, salir la création de Dieu quand Dieu a créé l’homme.

C’est ça qui est le péché. Nous naissons avec ce péché originel-là. Pour nous, ce n’est pas nous qui l’avons commis personnellement, c’est Adam. Pour Adam c’était un péché personnel, mais comme il était la souche de l’humanité, que c’est de lui que dépendent tous les hommes à venir, de lui et de sa femme, que c’est de lui que dépend toute l’humanité à venir, toute l’humanité est donc démanchée par le péché d’Adam.

Nous naissons avec l’inclination au mal. On appelle ça concupiscence. Pas seulement dans notre chair. C’est la concupiscence de la chair qui nous porte à l’impureté et à tous les péchés qui sont de cette parenté mauvaise-là. Il y a aussi la concupiscence de l’esprit, qui nous porte à l’orgueil, à l’égoïsme. Puis, la concupiscence des yeux ; la curiosité qui veut tout voir, tout savoir sans remettre tout ça dans l’ordre que le bon Dieu a créé.

Tout a été créé pour Lui, tout pour Sa gloire : les animaux, les végétaux, les minéraux, les montagnes, les fleuves, les rivières, les bois, tous ces êtres-là rendent gloire à Dieu, sans raison, parce qu’ils n’ont pas de raison. Mais ils sont dans l’ordre, ils ne sont pas dans le désordre.

Mais, l’homme, lui, a été créé avec la raison et avec une âme créée à l’image de Dieu. Ça veut dire une âme qui a la liberté, la responsabilité. À cause qu’elle a l’intelligence et la volonté. L’homme peut dire oui ou non, il peut dire « oui » à une chose, ou « non » à une chose. Il a la liberté de choisir entre ce qui se présente devant lui. Je sais que, des fois, on lui coupe sa liberté, d’autres hommes la lui coupent. Mais, dans sa nature, il a la liberté de choix.

Adam était libre de manger ou de ne pas manger la pomme, et il savait qu’il n’avait pas le droit de la manger. Quelle que soit la nature de la pomme, c’est comme ça que l’Écriture nous représente la chose. En tous cas, le commandement du Seigneur était là. Il a désobéi au Seigneur, il savait qu’il désobéissait. Il pouvait choisir d’obéir, il a choisi de désobéir. Il a été tenté, Eve a reçu la tentation du démon : « Allons donc ! qu’il dit, vous ne mourrez pas du tout ! C’est une invention du Seigneur, ça ! Il est jaloux de vous ! Il ne veut pas que vous deveniez des dieux comme Lui ! Si vous mangez cette pomme-là, vous allez devenir des dieux ! Vous connaîtrez le bien et le mal ! »

Il est arrivé qu’Adam a connu le mal depuis. Il ne connaissait que le bien avant. Satan disait que connaître le bien et le mal, « c’est être dieu. » C’est épouvantable, et puis Adam et Eve ont cédé. Au lieu de prendre le commandement du Seigneur, ils ont pris l’induction de Satan, l’attraction que Satan leur composait. Et nous sommes les victimes de ça.

Une femme t’écrasera la tête

Mais... mais, Dieu n’a pas abandonné Adam. Adam n’est pas un ange. Dieu sait qu’Adam, sa volonté peut changer des fois. Et Il a eu pitié de lui. Il aurait pu le laisser sous la dépendance du démon pour toujours, faire des enfants, et tous ses enfants seraient nés avec le péché originel comme nous naissons tous avec le péché originel, et il n’y aurait pas eu d’effacement de cela après. Vous appartenez à Satan, Satan a gagné contre le prototype de l’humanité ! Mais, le bon Dieu a eu pitié de l’homme. Et dès le premier jour, le bon Dieu a promis à Adam et à Eve qu’Il viendrait à leur secours pour essayer de réparer ce qu'ils avaient fait de mal. Et Il l’a dit au démon : « Une femme t’écrasera la tête ».

Elle le fera ! Cette femme-là écrasera la tête du démon. Il a gagné dans le paradis terrestre. Il a été maître de la terre pendant des siècles après, jusqu’à la naissance de Notre-Seigneur. Mais, depuis le Calvaire, Notre-Seigneur a reconquis la terre.

Seulement, il faut que les hommes se rangent avec Lui. Ces hommes sont encore libres aujourd’hui, comme était Adam dans le paradis terrestre ! Ils sont encore libres de dire à Dieu : « Non, je ne veux pas de Toi ! J’aime mieux me servir moi-même, mon égoïsme, comme s’il n’y avait pas de commandement à recevoir de Toi, Dieu ».

Après tout, tous les péchés sont une désobéissance à Dieu, une préférence du pécheur à Dieu. Le pécheur se préfère lui-même à Dieu, comme Satan a fait Adam se préférer à Dieu, comme lui-même, Satan, s’était préféré à Dieu. Mais, lui, il a sa leçon, il n’a pas été racheté.

Aujourd’hui, après vingt siècles de christianisme, tous les hommes ne sont pas encore rangés du côté de Dieu. Au point de vue structures, au point de vue groupements, il y a dans le monde, à peu près, un catholique sur six personnes. Ça veut dire : il y en a cinq qui ne sont pas catholiques.

Et si on dit chrétiens maintenant, il y en a d’autres qui à cause de leur baptême sont chrétiens mais qui ne sont pas dans l’Église de Jésus-Christ, parce que l’Église de Jésus-Christ c’est l'Église catholique romaine. Ce n’est pas l’église protestante. Or si on considère tous ceux qui sont baptisés, il y en a un sur trois en moyenne. Ça veut dire deux hommes sur trois qui n’ont même pas reçu le baptême, qui n’ont pas le baptême qui efface le péché originel. Ça ne veut pas dire qu’ils iront dans l’enfer, mais ils n’ont pas les sacrements pour les purifier, et il faut qu’il y ait d’autres moyens, par la miséricorde de Dieu, des moyens pour sauver individuellement ceux qui méritent de l’être. Mais, ils ne sont pas sauvés par les religions auxquelles ils appartiennent.

Il n’y a qu’une religion qui sauve les hommes. Il faut le proclamer toujours : c’est la religion catholique romaine qui sauve les hommes, parce que c’est elle qui est l’Épouse du Christ. C’est elle qui a été établie par Notre-Seigneur. Et Notre-Seigneur n’a pas dit en regardant les foules : « Sur vous autres, Je fonde Mon Église. » Il a dit à Pierre : « Pierre, tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai Mon Église. Sur toi, Je bâtirai Mon Église. Et les portes de l’enfer ne prévaudront jamais contre elle ». (...)

Et quand je dis qu’il y a un catholique sur six, dans le monde, qui est de la vraie religion, est-ce qu’il la pratique ? Euh ! Pas du tout. Ce sont des catholiques tièdes, des catholiques qui dégringolent, qui descendent, qui capitulent, qui se pervertissent, qui se dissolvent, passant leur vie dans les péchés, de toutes les façons. Ils ne vivent pas comme leurs ancêtres.

Et puis, les conversions, au lieu d’en avoir en montant vers le catholicisme, on trouve des dégringolades vers des sectes, des sectes plus ou moins protestantes, des sectes nouvelles, des sectes anciennes. Ça c’est loin de Dieu. C’est à faire pitié, quand on regarde ça ! Après vingt siècles.

Puis plus le monde s’instruit, plus ils font du progrès, on dirait qu’au fur et à mesure que le bon Dieu leur a permis de se développer avec leur cerveau, de développer le bien matériel sur la terre, on dirait qu’ils se pervertissent par ailleurs. Pourquoi ? Parce qu’ils ne mettent pas Dieu à sa place ! Dieu doit être le premier.

Nous disons, dans notre consécration, à saint Michel, que nous sommes un groupe de pèlerins qui poursuivons l’établissement sur la terre d’une liberté et d’une prospérité voulues par Dieu. Le bon Dieu veut certainement une certaine prospérité pour l’homme. Il est tout Providence. Il a mis tout ce qu’il faut sur la terre pour les choses dont on a besoin. Sur la terre, dans la terre, sous la terre, profond sous la terre, dans la mer, profond sous la mer, dans les forêts, haut sur les montagnes. Il a mis tout ce qu’il faut pour le bien matériel de l’homme.

Et Il a mis tout ce qu’il faut, surtout depuis le Calvaire, pour son bien spirituel. Depuis que le bon Dieu Lui-même, la seconde Personne de la Sainte Trinité, après avoir pris un corps humain et une âme humaine, un corps humain reçu de la Très Sainte Vierge Marie, par l’opération du Saint-Esprit, et une âme humaine reçue directement de la Très Sainte Trinité, comme chacune de nos âmes d’ailleurs, la Sienne très parfaite, après avoir reçu ça, Il avait le moyen de souffrir, Lui Dieu. Comme Fils de Dieu éternel, Il ne souffre pas. Le Fils de Dieu non incarné ne peut souffrir, Il est dans la gloire, dans le bonheur absolu, infini.

Mais il a pris un corps d’homme et une âme d’homme pour pouvoir souffrir des souffrances physiques et des souffrances morales, pour pouvoir souffrir ça pour notre salut, jusqu’à la mort. Et une mort atroce ! Après trois heures, suspendu à la croix, sous le regard de Sa Mère qui, en dedans souffrait ces souffrances intimes très profondément. Il a racheté l’humanité comme cela. Il a envoyé ses Apôtres. Il y a eu des milliers et des millions de chrétiens, qui ont réussi à répandre la religion partout, et qui l’ont bien pratiquée.

Et aujourd’hui, quand on bénéficie davantage des biens matériels que le bon Dieu a créés, quand on découvre dans la terre des choses qui y sont et qu’on peut les exploiter, quand on découvre des forces qui n’ont pas été créées par l’homme, des forces énergiques qui ont été créées par Dieu Lui-même, et agitées par les anges qui ont la charge de la régie de l’univers, quand on découvre ces forces-là, l’électricité, la vapeur, l’énergie atomique, au lieu de dire merci au Seigneur, on s’en sert pour se gaver, ou bien pour faire du tort aux autres. C’est bien ingrat. Le bon Dieu peut bien être mécontent.

Et quand on voit que la Sainte Vierge vient sur la terre, de plus en plus depuis que l’homme se corrompt de plus en plus... Elle a commencé en 1830 ses tournées, j’allais dire politiques sur la terre, dans le bon sens du mot, ses tournées pour s’occuper de l’état du monde, pour tâcher de ramener le monde dans la bonne voie.

Elle vient faire, sur la terre, l’ouvrage que n’y font plus ceux qui devraient le faire. Vous n’en entendez plus, dans vos églises le dimanche, des prêtres rappeler les fins dernières, la mort, le jugement, le paradis, l’enfer. « Ne faut plus parler de ça. Ça faisait peur au monde ! Ça va leur traumatiser l’esprit ! »

Ils ont diablement besoin d’avoir l’esprit traumatisé un petit peu. Ils ont diablement besoin d’avoir un peu de peur ! Ils n’en ont pas. La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse. Il faut craindre Dieu pour L’aimer. Il faut croire en Lui. Et la croyance, ça ne marche plus. Ah ! Ah ! Oui, ils vont dire « Je crois en Dieu ».

Qu’est-ce que vous dites-là, « Je crois en Dieu. » — Vous croyez en Dieu, et vous vivez comme une bête ! Vous croyez en Dieu, vous ne vivez même pas comme une personne intelligente, comme une personne raisonnable !

Je ne veux pas m’éterniser là-dessus. C’est pour vous montrer comment, aujourd’hui, le royaume de Dieu n’est pas encore sur la terre. Il y est... gagné, mais il n’est pas établi, parce que les hommes s’opposent et ils servent l’ennemi à la place, ils servent le démon. (…) Il faut choisir : Dieu ou Satan. Si on choisit Satan, c'est l'enfer pour l'éternité. Il vaut mieux choisir Dieu et le Ciel. (…)

Vous mourrez ! Après la mort, le jugement ! Après le jugement, il n’y a que deux places pour l’éternité. Il arrive qu’on passera dans le purgatoire, mais c’est l’antichambre du Ciel, c’est une petite prison où il faut finir de se sanctifier. Après cela, il n’y a que le ciel, et il y a l’enfer. Après la fin du monde, pendant toute l’éternité, ça sera ça. Et ceux qui rentrent là aujourd’hui n’en sortiront jamais. Ils n’en sortiront jamais ! (…)

Certains disent : « Le bon Dieu n’a pas pu créer un enfer éternel ! » Ceux qui parlent comme ça n’ont pas une idée de ce qu’est Dieu. Dieu, grand Être éternel depuis toujours, qui a créé toutes les choses qui sont, pour le bien des esprits qu’ll a créés à Son image, pour les avoir avec Lui dans le Ciel, pour qu’ils mènent une vie divine toute l’éternité. Ils Lui tournent le dos, se montent contre Lui, et ça ne serait pas grave ! Ceux qui vont en enfer y vont parce qu’ils l’ont voulu, car ils ont choisi l’enfer plutôt que Dieu. Ils ont choisi Satan plutôt que Dieu.

Vous allez dire : « Ils n’ont pas écrit ça sur une feuille de papier : je choisis Satan. » — Non. Ils ont écouté les inspirations de Satan, la déchéance de la chair, et ils sont tombés dans l’enfer. Et ils y sont pour toujours ! C’est ça qu’il y a de terrible. Sur la terre, on peut se confesser, on peut changer, on peut se perfectionner, mais quand on expire, c’est fini. Quand on expire, quand l’âme est partie du corps, c’est fini. Le corps s’en va en dépouille dans la terre pour pourrir, et l’âme s’en va là où elle sera toute l’éternité. Et le corps ira la rejoindre après la résurrection de la chair.

La résurrection de la chair, les fins dernières, le jugement dernier, qui est-ce qui nous en parle aujourd’hui ? (...) Alors, il faut que tout ça soit enseigné ! Et pour cela, il faut du monde qui s’en occupe ! Nous avons un rôle capital à jouer. Quand je vous ai fait chanter le cantique « Nous voulons Dieu », c’est parce que je sais que vous, vous voulez Dieu. Si du monde dehors ne veut pas Dieu, vous le voulez. Vous Le voulez, vous voulez que, tout soit à Lui, les familles, les écoles, les maisons, la terre, les chalets, les montagnes, les fleuves, les rivières, toute la terre est au Seigneur. On l’a chanté tout à l’heure « toute la terre est au Seigneur ». Alors, rien de la terre ne doit rester à Satan. Nous sommes engagés dans le combat, et nous sommes dans le combat contre Satan, parce que nous sommes dans le combat pour Dieu. (…)

La prière de Moïse

Les Hébreux étaient à se battre contre des ennemis, les Amalécites. Les ennemis étaient supérieurs en nombre, puis les Hébreux avaient leur petit pays à défendre ; alors Moïse est monté sur la montagne. Il y avait une montagne à côté d’eux, il est monté pour prier le Seigneur, il a prié pour que les Hébreux se sauvent. Il s’est mis à genoux, probablement, ou bien debout, et il a élevé ses mains vers le ciel pour demander la miséricorde de Dieu, d’aider les Hébreux.

Dès qu’il levait ses mains, les Hébreux avançaient. Quand il était fatigué et qu’il laissait tomber ses bras, les Hébreux reculaient et les ennemis avançaient. Ah ! ils se sont tous aperçus que c’était la prière de Moïse qui pouvait leur donner la victoire, bien plus que leurs armes. Ils n’avaient pas à lâcher leurs armes pour ça, ils avaient à faire leur petite part. Mais, la grosse part, c’est la victoire, c’est le Seigneur qui la donnerait. Pour que Moïse resta ses mains levées vers le ciel, Aaron et Hur sont montés avec lui ; ils lui tenaient les bras en l’air. Les bras ont été tenus en l’air assez longtemps pour donner la victoire aux Hébreux.

C’est ça la prière avec l’action. Et c’est ça notre Mouvement. Nous sommes un Mouvement militant en même temps qu’un Mouvement priant.

Modestie et pudeur

Que nous dit encore la Très Sainte Vierge dans ses apparitions à travers le monde ? De s’habiller chrétiennement. Il y a des gens qui ne peuvent pas comprendre ça. Il y a 30 ans, 40 ans, on s’habillait comme des chrétiens et des chrétiennes. Aujourd’hui, non. Pour trouver des chrétiens et des chrétiennes habillées chrétiennement, il faut aller dans les réunions de Bérets Blancs, dans les réunions des Pèlerins de saint Michel. Là, ça paraît. Là, les gens sont habillés comme des chrétiens et des chrétiennes.

Allez sur la rue, allez dans les réunions mondaines, qu’est-ce que vous voyez ? Nos jeunes gens, nos jeunes filles qui font du porte en porte, ils ont la grâce du bon Dieu pour ne pas se scandaliser trop, mais quand ils entrent dans les maisons, combien de fois ils voient des gens qui ont bien plus de peau visible que de peau cachée. Ce n’est pas bien beau. Pourquoi ? Ça ne convient pas !

Quand Adam eut péché, au moins il s’est caché après ! Il est allé se cacher dans les buissons. Il se cachait pour ne pas voir le Seigneur, pour ne pas être vu du Seigneur, parce qu’il était tout nu. Avant il ne s’apercevait pas de sa nudité, il était comme les saints du ciel, habillé de vertu, habillé de grâce, habillé de lumière si vous voulez. Mais, après il avait honte. Il avait le sens de la pudeur. Alors, quand le bon Dieu l’a chassé du paradis terrestre, avant de le mettre dehors, il a commencé par lui donner une peau de bête pour se mettre sur le dos, pour se cacher de sa chair.

Les vêtements, ce n’est pas fait seulement pour se protéger contre le froid ou contre la chaleur, c’est fait pour cacher, pour se voiler la chair, pour voiler ce qui ne doit pas être montré.

Aujourd’hui, on dévoile les choses qu’on ne doit pas voir, et puis on se cache la face dans des chevelures, dans des tignasses comme pour la révolution. Vous voyez des gens qui ont la face cachée et qui ont le derrière ouvert, ou à peu près. C’est effrayant !

Ça prouve que quand on s’éloigne du bon Dieu, on dégringole dans l’humanité, on s’en va vers l’animalité. Et quand on sera trop animal eh bien ! le bon Dieu détruira ça.

Quelqu’un va dire à une femme : « Mais, vous n’êtes pas habillée modestement ». Elle dit : « Eh bien non, regardez-moi, j’ai une robe. » — Jusqu'où descend-elle ? Bien, écoutez, pas mal bas. — Vous couvre-t-elle les genoux ? — « Ah, bien non ! Ça n’a pas de sens, aujourd’hui on ne couvre pas les genoux ! On se montre les jambes le plus possible ! On en montre dans les images et à la télévision pour pouvoir dire quelle est la plus belle fille du monde. On les met toutes nues ! Il faut bien voir tout, puis montrer tout ce qui est beau, tout ce qui est gracieux », qu’on dit.

C’est effrayant ! On pourrait leur dire : Mais, regardez donc, votre robe vous couvre-t-elle les genoux ? — Bien, un petit peu. — Quand vous êtes assise, est-ce qu’elle vous couvre les genoux ? — Bien, elle remonte, mais je tire dessus tant que je peux quand je suis en face de quelqu’un qui est plus chrétien que moi, eh bien, je tire dessus, ça ne couvre pas toujours. — Vous cesserez de tirer dessus quand elle descendra plus bas, madame. Faites-la descendre plus bas. Allez donc un peu plus bas, allez donc au moins à 3, 4, 5, 6 pouces (de 7 à 15 cm) au moins au-dessous des genoux, et les genoux resteront couverts, après, et ce qu’on ne doit pas voir ne restera pas visible ! — Bah ! aujourd’hui, tout le monde fait ça ! — Oui, est-ce que vous allez avec tout le monde ? Tout le monde fait ça, et il y en a beaucoup qui vont en enfer justement parce qu’ils font ça. Et vous voulez les suivre ?

Comme les prophètes

Il faudra que les catholiques, au moins les Pèlerins de saint Michel, que ceux qui sont au combat, parlent comme les prophètes d’autrefois ! « Tu n’as pas le droit de faire cela ! » Des prophètes, ça ne veut pas seulement dire ceux qui prédisent l’avenir, mais aussi ceux qui rappellent à l’ordre. Il y a un prophète qui est le Patron des Canadiens français, qui s’appelait Jean-Baptiste. Il ne craignait pas de dire à Hérode, même devant sa cour, même devant le monde : « Tu n’as pas le droit de te conduire comme tu te conduis. Tu n’as pas le droit de coucher avec la femme de ton frère ! »

Notre travail et nos prières

Il faut revenir à une civilisation chrétienne, un système financier conforme à la justice et au bien commun. Pour cela, ça prend notre travail et nos prières. Le travail c’est de répandre Vers Demain, la littérature de Vers Demain, les écrits, nos circulaires de Vers Demain. Et aussi de prier, et de nous sanctifier nous-mêmes.

Notre travail, nous, les Pèlerins de saint Michel, c’est de combattre. Sainte Jeanne d’Arc le disait à ses soldats : « Les soldats sont faits pour combattre, mais c’est Dieu qui donne la victoire ». Il donne la victoire à des soldats qui sont chrétiens, qui prient et qui combattent. Eh bien ! nous sommes les soldats de la Très Sainte Vierge. Chacun de vous est un officier, un soldat de Marie pour le Père.

Le démon, lui, ne dort pas. Tous les jours, toutes les nuits, toujours éveillé, il fait des plans et ses plans sont bien nourris ; il a des plans pour détruire l’Église tant qu’il peut, plus que jamais aujourd’hui, la détruire par en dedans, cette Église qui est la seule qui peut nous conduire au Christ. En mettre de côté, diviser, il a des plans pour ça.

En face de tout ça, il faut se battre, on n’a pas le droit de rester endormi pendant ce temps-là. On est obligé de dormir à peu près huit heures par nuit, on est obligé, on est obligé de gagner notre pain en travaillant ici et là, quelquefois pour des trusts ou autre chose, mais en faire le moins possible, faire juste ce qu’il faut pour vivre, faire vivre votre famille, mettre un plafond à ça, et vous lancer dans l’apostolat. On a besoin de ça, l’apostolat !

Quand on pense, quand on parle, quand on travaille pour la Sainte Vierge, si on L’aime un petit peu, si on sait quel grand personnage est la Sainte Vierge, si on sait quel grand personnage est le Fils de Dieu fait homme, on est content d’être honoré de faire ça, même si ça coûte, même si ça nous demande des sacrifices, même si ça nous fatigue, même si on attrape des accidents.

Demandez au bon Dieu la force, le courage, le dynamisme d’être quelqu’un qui bouge, d’être quelqu’un qui se dévoue, et qui n’arrête pas, qui tient, qui tient quoi qu’il arrive !

Poster un commentaire

Vous êtes indentifier en tant qu'invité.

Panier

Dernière parution

Infolettre & Magazine

Sujets

Faire un don

Faire un don

Haut